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[Le Récap'] Sommet de Salzbourg sur le Brexit et les migrations, campagne des européennes… les infos de la semaine à retenir

Actualité 21.09.2018

Réunis à Salzbourg mercredi 19 et jeudi 20 septembre, les dirigeants européens ont abordé les deux sujets chauds de la rentrée : le Brexit et la crise migratoire. Sans toutefois aboutir à des avancées dans les deux domaines. Cette semaine également, trois partis français sont entrés dans l'arène pour les élections européennes de mai 2019 : LREM, le RN et le PS.

Jean-Claude Juncker et Theresa May à Salzbourg le 20 septembre 2018

Jean-Claude Juncker et Theresa May à Salzbourg le 20 septembre 2018 - Crédits : Etienne Ansotte / Commission européenne

Brexit : Londres appelle au compromis, l'UE reste intransigeante

Le début de semaine a été le théâtre d'une double offensive médiatique de la part de l'exécutif britannique. Lundi 17 septembre, la Première ministre Theresa May s'est exprimée sur la BBC pour défendre son plan de sortie de l'Union européenne, dit de Chequers. Ce dernier prévoit de conserver des relations commerciales étroites entre le Royaume-Uni et les 27, notamment dans les domaines industriels et agricoles. De son côté, le ministre du Brexit Dominic Raab a accordé un entretien à différents journaux du continent, appelant Bruxelles à plus de souplesse.

Le plan de Chequers a toutefois reçu un accueil très mitigé, autant du côté européen que dans les propres rangs de Mme May. La Première ministre a présenté son plan comme la seule alternative à l'absence d'accord, mais il n'est pas acquis qu'une majorité se dégage à Westminster pour le faire approuver, tant les critiques des hard-brexiters, emmenés par Boris Johnson, se font virulentes.

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De la même manière, lors du sommet informel des dirigeants européens à Salzbourg en Autriche, mercredi 19 et jeudi 20 septembre, les Etats membres de l'UE ont rejeté la proposition de Mme May. Lors d'une réunion sans la Première ministre, jeudi, et selon l'expression "les absents ont toujours tort", les 27 se sont accordés sur une ligne de grande fermeté à l'encontre du Royaume-Uni. "Le 'plan de Chequers' définissant les futures relations commerciales entre l’UE et le Royaume-Uni ne marchera pas", a ainsi résumé sans équivoque Donald Tusk, le président du Conseil européen. Theresa May a répondu à cette fin de non-recevoir en soulignant "l'absence de contre-proposition acceptable de la part des 27".

Les discussions sont appelées à reprendre à l'occasion du Conseil européen des 18 et 19 octobre.

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Sommet de Salzbourg : les 28 toujours en désaccord sur les migrants

Sommet de Salzbourg, 20 septembre 2018 - Crédits : Service Audiovisuel / Commission européenne

Le sommet des dirigeants européens à Salzbourg était, par ailleurs, l'occasion d'aborder l'autre sujet brûlant de cette rentrée : la crise migratoire. Contrairement au Brexit, facteur d'unité pour les Européens face aux Britanniques, la question migratoire et ses conséquences reste le plus important point de fracture entre les États membres. Malgré une baisse des arrivées sur les côtes européennes de plus de 80% entre 2015 et 2017, "les Européens continuent de se déchirer sur la question du partage de l'accueil des demandeurs d'asile", résume France 24.

Un dîner de travail a été consacré à ce sujet, mercredi 19 septembre, en présence de Theresa May. Mais le résultat n'a une nouvelle fois pas été à la hauteur des attentes et des enjeux : "aucun progrès notable [n'a été] possible entre les partisans d'une ligne dure d'un côté et ceux qui plaident pour partager l'effort de solidarité de l'autre", rapporte TV5 Monde.

À noter toutefois l'assouplissement de la position italienne. S'éloignant des déclarations fracassantes de son ministre de l'Intérieur Matteo Salvini, le Premier ministre Giuseppe Conte s'est rapproché de la position française – faire payer les pays qui refusent d'accueillir des migrants – tout en critiquant la Hongrie. 

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Européennes : LaREM, le RN et le PS entrent en campagne

Marine Le Pen, Christophe Castaner et Olivier Faure - Crédits : @mlp_officiel / Twitter ; Marie Guitton ; Philippe Grangeaud

Les élections européennes auront lieu le 26 mai 2019 : si des noms de cadres sont déjà évoqués dans la plupart des partis politiques pour mener leurs listes respectives, les programmes et les grandes idées commencent à se dessiner.

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La République en Marche (LaREM) a ainsi tenu une conférence de presse, vendredi 14 septembre à Paris, au cours de laquelle le délégué général du parti Christophe Castaner a développé les éléments de langage de son parti pour la campagne à venir, autour de la notion de "progressisme". Le parti majoritaire entend jouer la carte de l'opposition frontale aux partis de droite radicale et "anti-migrants", comme le Rassemblement national de Marine Le Pen, la Ligue de Matteo Salvini ou le Fidesz de Viktor Orban. En définitive, LREM souhaite "faire exploser les principales formations à Bruxelles" et fonder un nouveau groupe politique dont il serait la pièce centrale. Mais au-delà des concepts et du rejet des nationalismes, aucun point concret n'a réellement été abordé.

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Le nouvellement renommé Rassemblement national (RN) a pour sa part rassemblé ses militants à Fréjus (Var), dimanche 16 septembre. C'est autour du slogan "les nations vont sauver l'Europe" que sa présidente Marine Le Pen a lancé la campagne de son parti pour les élections européennes. Sans grande surprise, le thème de l'immigration a largement été mis en avant, tout comme l'opposition entre "les mondialistes et les nationalistes". Présageant de potentielles futures alliances avec des partis européens d'extrême droite, le vice-maire de Vienne Maximilian Traos, du Parti de la liberté d'Autriche (FPÖ), ainsi que l'italien Flavio Di Muro, député de la Ligue, ont répondu présent.

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Voulant éviter que la campagne ne se résume à un affrontement binaire, le Parti socialiste (PS) tente, lui, de proposer une troisième ligne, pour "ne pas laisser s’installer l’idée d’un duel, qui est en fait un duo, entre les nationalistes et les euro-libéraux", a expliqué son premier secrétaire Olivier Faure, mercredi 19 septembre. Dans un document voté par le bureau national, les grandes lignes du programme du PS ont été présentées. "Toute alliance avec les partis de droite au Parlement européen" est rejetée, tandis que le parti défend la ligne d'une "Europe providence" et d'un budget résolument tourné vers l'écologie.

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