Dossier Vacances 2016
Roumanie

Roumanie

Capitale : Bucarest
Population : 19,76 millions - (Eurostat - 2016)
Superficie : 238 391 Km² - (Eurostat - 2013)
Date d'adhésion : 2007-01-01
Taux de croissance du PIB : 3,8% - (Eurostat - 2015)
Taux de chômage : 6,8 % - (Eurostat - 2015)
Dette publique : 39,9% - (Eurostat - 2015)
Déficit public en % du PIB : -1,4 % - (Eurostat - 2015)
Inflation : -1,7 % - (Eurostat - 2015)
Monnaie : Leu
Découpage administratif : 41 départements et une municipalité de statut spécial (Bucarest), 103 municipalités, 208 villes, 2 825 communes
Hymne national : Deșteaptă-te, române! (Éveille-toi, Roumain!)
Indicatif téléphonique : 40
Code ISO : RO
Système politique : République dotée d’un parlement bicaméral
Espérance de vie : 75 ans - (Eurostat - 2014)
drapeau Roumanie

Politique

La Roumanie (România) est une République dotée d’un parlement bicaméral. Le pays est membre du Conseil de l’Europe (1993) et de l’OTAN (2003).

Son président, Klaus Iohannis (Parti Chrétien Libéral), a succédé pour cinq ans à Traïan Basescu, suite aux élections des 2 et 16 novembre 2014. Les sondages prédisaient pourtant une large victoire du Premier ministre sortant, Victor Ponta.

Le 10 novembre 2015, Dacian Cioloș, ancien Commissaire européen à l'agriculture et sans étiquette, est nommé chef du gouvernement. L'ancien Premier ministre Victor Ponta (PSD, parti social-démocrate) a en effet démissionné le 3 novembre suite à une vague de manifestations contre la corruption dans le pays.

Le 7 mai 2012, après la chute du gouvernement de Mihai Razvan Ungureanu, ce dernier avait obtenu la confiance du Parlement pour un mandat intérimaire limité à 6 mois, à la tête du gouvernement. Il avait été reconduit à cette fonction après les élections du 9 décembre 2012, pour un mandat de quatre ans.

Le pays et l'UE

Le 22 juin 1995, le pays a déposé sa candidature formelle à l’adhésion mais les négociations n’ont été ouvertes qu’après le Conseil européen d’Helsinki (1999). Après avoir été écartée de la première vague d’adhésion par le Conseil européen de Laeken (2001), celui tenu en 2004 a souligné les efforts et progrès d’ores et déjà réalisés par le pays. Le traité d'adhésion a été signé à Luxembourg, le 25 avril 2005, après un avis favorable du Parlement européen donné le 13 avril.

La Commission européenne a pour sa part confirmé en octobre 2005 que la Roumanie remplissait les conditions politiques pour entrer dans l’UE, malgré des efforts à accomplir pour renforcer l’Etat de droit (lutte contre la corruption, système judiciaire, capacité administrative, protection des minorités). Finalement, le 26 septembre 2006, la Commission a rendu un avis favorable pour l'entrée de la Roumanie dans l'UE dès 2007. Assortie de "mesures d'accompagnement", l'adhésion du pays a donc été effective au 1er janvier 2007.

La Roumanie compte 32 députés au Parlement européen.

Géographie

Le territoire roumain est formé du plateau de Transylvanie (500-700 m d’altitude au centre et nord-ouest du pays) entouré par l’arc des Carpates (point culminant : mont Moldoveanu 2 543 m), des collines de Moldavie (nord-est), de la plaine côtière de la Dobrudja (sud-est) et de la plaine de la Valachie (sud).

La jonction du Danube, qui forme la frontière méridionale du pays (sur 1075 km) et de la mer Noire forme un vaste delta (4 340 km2) qui est un paradis pour les oiseaux, dans la région de la Dobroudja. Dans un climat tempéré continental sur la majeure partie du pays, la Roumanie compte près de 200 stations thermales et bénéficie d’un tourisme important sur les bords de la Mer Noire, autour de Constanta où le climat est plus méditerranéen.

La Roumanie est entourée par la Bulgarie au sud, la Serbie et le Monténégro à l’ouest, la Hongrie au nord ouest, l’Ukraine au Nord et à l’est et la Moldavie à l’est.

Economie

Albanie exceptée, la Roumanie est le pays le moins urbanisé d’Europe centrale et orientale. Après avoir subi une nationalisation de type soviétique, le pays a bénéficié d’un programme de stabilisation économique lancé par le FMI en 1997. Si la situation économique s’est améliorée (le PIB a connu une forte croissance - 8, 3 % en 2004 - et l’inflation est passée de 40, 7 % à 9, 3 % en 4 ans), le malaise social et politique s’en est trouvé exacerbé : les réformes mettent en relief les faiblesses de l’économie roumaine, entraînant inflation et perte de pouvoir d’achat.

La première loi relative aux privatisations remonte à 1991, mais une ordonnance s’est avérée nécessaire (1998) pour rendre le processus équitable, transparent et conforme aux mécanismes de marché afin de rassurer les partenaires extérieurs, dont notamment l’UE qui représente près des trois cinquièmes de l’investissement direct étranger.

Le poids de l’agriculture reste important (10,65 % de la superficie agricole de l’UE). Le secteur primaire occupe 25% de la population active. Les principales activités industrielles sont le secteur manufacturier, l’énergie et les industries extractives.

La Roumanie fait également partie des pays fortement touchés par la crise. Sa situation économique s’est détériorée à partir du quatrième trimestre 2008 : après une croissance de 7,1 % en 2008, le PIB a reculé de 8 % en 2009, avant d’augmenter de nouveau très légèrement en 2010 et de poursuivre son augmentation en 2011.

Le FMI a constaté au cours de plusieurs missions effectuées en 2010 et 2011 que l’objectif de rétablissement des équilibres macroéconomiques avait été atteint. Le 31 mars 2011, un accord "de précaution" a cependant été mis en place entre le FMI, l’Union européenne, la Banque mondiale et la Roumanie pour un montant total de 5 milliards d’euros. Il comporte un volet de consolidation budgétaire, ainsi qu’un volet prioritaire de relance de l’activité. Une nouvelle délégation a constaté le 9 mai 2011 que tous les critères de performance du programme de précaution avaient été remplis et les cibles indicatives atteintes.

Après une année de croissance importante en 2013 (3,5%), le pays semble désormais avoir renoué avec une bonne santé économique. 

Histoire

  • Ier siècle avant J.-C. : le roi Bourébista unifie les tribus vivant sur le territoire carpato-danubien-pontique et fonde le Royaume de Dacie. Au Ier siècle après J.C., l’empereur Trajan conquiert la Dacie et en fait une province romaine.

La domination ottomane 

  • 1386-1455 : malgré la résistance des princes de Valachie et de Moldavie, les régions de Roumanie passent sous domination ottomane. Après deux siècles de guerre contre l’Empire, les trois provinces roumaines (Transylvanie, Moldavie et Valachie) acquièrent une importante autonomie au XVIème siècle. La première tentative d’unification des voïvodats roumains se solde par un échec.
  • 1699 : L’Eglise orthodoxe de Transylvanie demande son rattachement à Rome et devient l’Eglise gréco-catholique de Roumanie alors que les autres régions restent majoritairement orthodoxes.

Les guerres débouchent sur l'indépendance et la neutralité de la Roumanie 

  • 1812-1878 : à la suite de la guerre russo-turque, la Bessarabie (moitié est de la Moldavie) passe sous domination du Tsar (jusqu’à la Première guerre mondiale). A l’issue de la guerre de Crimée, le traité de Paris (1856) place l’autonomie des principautés de Moldavie et de Valachie sous la garantie des puissances européennes et en particulier de la France. A l’issue d’une nouvelle tentative d’unification de la Moldavie et de la Valachie, la Roumanie est internationalement reconnue au Congrès de Berlin en 1878.
  • 1914 : les Roumains choisissent la neutralité, avant de s’engager en 1916 aux côtés des Alliés, avec l’espoir de récupérer la Transylvanie.

Le pays s'agrandit, les régimes se succèdent 

  • 1918 : la victoire des alliés marque la naissance de la "grande Roumanie" : l’Etat roumain unitaire est proclamé le 1er décembre 1918 (jour national de la Roumanie). Le Traité de Saint-Germain-en-Laye (1919) entérine la réunion de la Bucovine, la Transylvanie et la Bessarabie.
  • 1940-1945 : après l’abdication du roi Carol Ier en faveur de son fils Michel Ier, le pouvoir est aux mains du général Ion Antonescu qui instaure un régime nationaliste d’extrême droite, soutient l’Allemagne hitlérienne et déclare la guerre à la Russie soviétique. A la fin de la guerre, les troupes russes entrent en Roumanie, et, dans un climat d’intimidation, les communistes emportent 71% des voix aux élections, entraînant la proclamation de la république populaire. Le roi Michel est contraint à l’abdication en 1947, les partis politiques sont supprimés et leurs membres persécutés et incarcérés.
  • Les années 1950 : sous l’autorité de Gheorghe Gheorghiu Dej, sont synonymes de collectivisation de l’agriculture, de nationalisation des entreprises et des banques et d’industrialisation forcée. Dix ans plus tard, le remboursement de la dette rend le pays exsangue.

L'ère Ceausescu conduit l'abolition de la dictature 

  • 1965 : la direction du Parti puis de l’Etat est monopolisée par Nicolae Ceausescu, qui verse dans le culte de la personnalité et instaure un gouvernement de type totalitaire, s’appuyant sur la police secrète ("Securitate").
  • 1989 : le soulèvement éclate à Timisoara. Malgré la proclamation de l’Etat de siège et après  la mort de plus de 1000 personnes, la dictature est abolie le 22 décembre. Le Front du salut national prend le pouvoir et annonce la chute du régime communiste. En 1991 une nouvelle constitution, conforme aux idéaux démocratiques, est adoptée par référendum.

Drapeau et hymne

Le drapeau roumain fut créé en 1867. Les trois couleurs qui ornent son drapeau résultent de la fusion des couleurs moldaves, bleu et rouges, et valaques, jaune et rouge. Elles remontent aux soulèvements de 1821 contre la tutelle ottomane de ces deux principautés roumaines Longtemps orné en son centre d’un blason aux armes des principales régions roumaines, il sera affublé de la faucille et du marteau pendant la période de Nicolae Ceausescu jusqu’au début des émeutes de Timisoara qui signera l’arrêt de mort du régime communiste. Le drapeau sera ensuite troué en son milieu, en signe de protestation contre le régime en place dès le début de la révolution, et en sera un des principaux symboles. Il sera définitivement adopté en l’état actuel en 1994.

L’hymne national roumain "desteapta-te, române" ("Eveille-toi, Roumain »), est un appel au patriotisme et à la liberté. Il a été composé en 1848, à l’époque où les trois principales régions de la Roumanie étaient encore aux mains de différents occupants : la Transylvanie appartenait à l'époque à l'Empire austro-hongrois, tandis que les deux principautés de Moldavie et Valachie étaient sous co-tutelle russo-turque. Le texte fait référence à l’histoire commune du peuple roumain, et notamment à ses illustres ancêtres, à travers les âges ; de Trajan, pendant la période romaine, à Michel le Brave, qui a unifié les trois provinces roumaines.

Culture

La culture roumaine a donné naissance à de grands noms de la création artistique et de la réflexion dans les domaines les plus divers. Beaucoup de ces personnages traduisent dans leur vie comme dans leur œuvre l’attachement réciproque et ancien de la France et de la Roumanie. Qu’il s’agisse des  théoriciens et philosophes Emile Cioran et Mircea Eliade, du dramaturge Eugène Ionesco ou du poète Tristan Tzara, la France a souvent accueilli leur exil ou leur quête d’ouverture. Il en va de même de George Enescu, musicien installé à Paris dès 1895, ou de Brancusi, le sculpteur.

La musique traditionnelle diffère grandement selon les régions, mais la doina est le style de musique traditionnelle le plus courant. De plus, il existe une grande minorité tsigane particulièrement versée dans la musique et qui fournit aux Lăutari (ensembles de musiciens populaires qui accompagnent traditionnellement les fêtes, banquets et mariages...) de talentueux interprètes.

Sibiu, ville symbole de la cohabitation de plusieurs nationalités (Allemands, Saxons, Roumains, Hongrois, Tziganes et Juifs) a été fondée au XIIème siècle par des familles luxembourgeoises. La ville a été élue capitale européenne de la culture pour 2007 aux côtés de Luxembourg.

Sans doute est-ce malgré elle que la Roumanie doit assumer la réputation d’un de ses habitants, le comte Dracula, qui, s’il est inspiré de la figure de Vlad Tepes surnommé "l’Empaleur", souverain valaque du XIVème siècle, est une création de l’écrivain britannique Bram Stoker qui en fit le héros de son livre paru en 1897, "La légende du Comte Dracula". Depuis lors, les vampires appartiennent aux attentes des visiteurs de Transylvanie.