L'essentiel sur la Suisse et ses relations avec l'Union européenne.
La Suisse et l'Union européenne entretiennent des relations étroites.
Après le rejet en 1992 du référendum pour l'adhésion à l'Espace économique européen (EEE), la Suisse et l'Union européenne ont conclu deux accords bilatéraux. Le premier a été ratifié en 1998 ("bilatéraux I") et le deuxième en mai 2004 ("bilatéraux II"). Ces accords couvrent une large série de secteurs, comme la libre circulation des personnes, les entraves techniques au commerce, les marchés publics, l'agriculture, les transports, la fiscalité des revenus d'épargne, la lutte contre la fraude…
La Suisse est en effet associée à différentes politiques européennes. Elle participe notamment au système de Dublin qui régit la gestion des demandes d'asile. Elle collabore également aux programmes de recherche et de mobilité de l'Union européenne et prend part à des missions et opérations européennes en matière de gestion civile des crises.
En ce qui concerne les relations économiques, la Suisse est aujourd'hui le troisième partenaire commercial de l'Union européenne, après les Etats-Unis et la Chine. L'Union européenne est quant à elle le premier partenaire commercial de la Suisse.
Après une votation populaire en 2005, la Suisse a décidé de participer à l'espace Schengen. L'adhésion est devenue effective en 2008. Les marchandises continuent cependant d'être contrôlées car le pays n'a pas conclu d'union douanière avec l'Union européenne. Cette adhésion à l'espace Schengen a cependant été remise en question par l'initiative "contre l'immigration de masse" adoptée en Suisse par référendum. Celle-ci a entraîné l'introduction dans la constitution suisse d'un article fixant des contingents "en fonction des intérêts économiques globaux de la Suisse". Ainsi qu'une réponse rapide de l'Union européenne, qui a décidé de suspendre l'accord Erasmus avec le pays.