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[Revue de presse] Letta obtient la confiance du Parlement, l'Europe rassurée

La crise politique déclenchée par Silvio Berlusconi n'aura pas duré: le Parlement a accordé hier à une écrasante majorité sa confiance au gouvernement d'Enrico Letta. Une grande partie des membres du PDL, le parti de Berlusconi, ont finalement décidé de ne pas soutenir ce dernier et ont préféré voter pour la survie de l'exécutif.

Enrico Letta et José Manuel Barroso (c) Palazzochigi

“La rébellion s’est organisée en particulier autour du vice-Premier ministre Angelino Alfano (…) que Silvio Berlusconi présentait jusqu’ici comme son dauphin” , note l’AFP.

L’ex-président du Conseil s’est lui-même rallié “in extremis” au camp du oui, déclarant ensuite “s’être convaincu après les promesses de M. Letta de baisser la fiscalité du travail et d’introduire la possibilité de sanctionner les magistrats outrepassant la procédure” [AFP/Le Nouvel Observateur]

Relayée notamment par Le Monde, une partie de la presse italienne voit dans ce vote la fin de l’ère Berlusconi. Pour La Stampa par exemple, “Rome assiste à l’acte final de l’histoire politique de Silvio Berlusconi, qui pour la première fois rencontre quelqu’un qui lui dit ‘non’ ” . De fait, relève Le Figaro, la scission est désormais opérée au sein du parti conservateur : “Vingt-trois sénateurs du PDL ont annoncé la constitution d’un nouveau groupe, les ‘Démocrates’, calé sur les idéaux qui inspirent le Parti populaire européen. Vingt-six députés en ont fait autant.”

“Cette intervention de Berlusconi est la dernière qu’il fera avant le vote de sa déchéance parlementaire, à partir de vendredi” , poursuit le site, tandis qu’ “Enrico Letta sort fortement renforcé de l’épreuve parlementaire” . Si bien qu’à Bruxelles, “les dirigeants poussent des soupirs de soulagement” [Les Echos] : leur confiance envers le président du Conseil, qui s’est engagé à redresser l’économie du pays, est grande.

Ce dernier a annoncé “vouloir accélérer les réformes institutionnelles (pour réduire le nombre de parlementaires et réformer la loi électorale), sortir le pays de la récession et mettre ‘croissance et emploi’ au centre du semestre italien à la présidence de l’Union européenne à partir de juillet 2014 [Le Monde]. Mais Les Echos qualifient la victoire de “fragile” : la partie risque notamment d’être “serrée” sur le projet de budget 2014, et “vis-à-vis de l’Italie, toujours en récession cette année (- 1,3 % prévu), la Commission européenne reste sur le qui-vive” .

Enfin, si d’un côté certains jugent, tel le professeur Sergio Fabbrini [La Tribune], que Berlusconi n’a “aucune chance” de jouer “à nouveau un rôle politique majeur en Italie” , Le Monde rappelle que le “Cavaliere” a “déjà été donné pour mort de nombreuses fois, avant de rebondir de nouveau” .

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