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[Revue de presse] Elections régionales et municipales en Italie : Renzi est puni

Dimanche dernier, les citoyens de sept régions italiennes se sont rendus aux urnes à l'occasion des élections régionales et municipales. Si les résultats sont en apparence positifs pour le parti au pouvoir, ils marquent en réalité un "avertissement" des Italiens à l'encontre de la politique actuellement menée.

Matteo Renzi

Les résultats de ce scrutin donnent le Parti démocrate, actuellement au pouvoir, vainqueur puisque, selon Euronews, il a remporté cinq régions sur les sept appelées à voter. Malgré ce résultat, La Croix ne manque pas de noter un “succès en trompe-l’œil” , Libération parle d’une “victoire en demi-teinte” , tandis que Le Monde annonce “une première alerte électorale pour Matteo Renzi” , le président du Conseil italien.

En effet, on constate en premier lieu que le nombre total de voix recueillies par le parti au pouvoir a baissé : tandis que les suffrages atteignaient 40% il y a un an lors des élections européennes, ils sont aujourd’hui à 22,5%. Le Parti démocrate a en outre perdu la Ligurie, une région traditionnellement à gauche qui a été remportée par Forza Italia, le parti conservateur de Silvio Berlusconi. Un véritable “revers” [Libération] et un “choc politique” [La Tribune] pour le centre-gauche italien.

Pour Le Point, la situation est claire : si le chef du gouvernement Matteo Renzi maîtrise la politique nationale à Rome, “il n’a pas le contrôle de son propre parti dans les régions” . Le Monde confirme en expliquant que certains candidats du Parti démocrate étaient soit mêlés à une affaire de corruption, soit dissidents.

Le journal estime que ces résultats “décevants” sont une leçon pour le parti de M. Renzi qui s’en retrouve “affaibli” . Ce serait un désaveu de la politique de réformes du gouvernement de la part de l’électorat de gauche. Avec un taux de chômage qui ne diminue pas, M. Renzi peine à convaincre et ce, malgré une croissance en hausse. Bref, c’est pour Le Figaro un “avertissement électoral” .

Comme le souligne Euronews, le taux de participation à ces élections n’a atteint que 54%, ce qui est relativement faible. Un score “qui pourrait traduire le sentiment de désillusion de nombreux électeurs après une campagne plutôt dominée par des affaires de corruption et des querelles partisanes” .

Toutefois, certains tentent de nuancer la situation. L’analyste italien Franco Pavoncello interrogé par Euronews a déclaré : “Ce n’est pas vraiment significatif pour le gouvernement Renzi. Selon moi, à ce stade, le gouvernement Renzi a un rôle à jouer en termes de réformes au niveau national, qu’aucun autre parti, aucune autre coalition n’est en mesure de jouer à ce jour” .

Le Monde ajoute que l’opposition italienne est un “vaste chantier” qui peine à s’imposer vraiment.

Malgré tout, cette opposition est en train de se composer autour de partis émergents. Pour Les Echos, les élections régionales marquent “une double percée des populismes” . Le parti d’extrême-droite La Ligue du Nord rassemble l’électorat de droite déçu par Berloscuni, tandis que le mouvement Cinque Stelle rassemble des voix à gauche au point de dépasser dans certaines régions la barre des 20%.

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