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Elections allemandes : à une semaine du vote, la future coalition au cœur du dernier débat

À sept jours des élections fédérales allemandes, Olaf Scholz (SPD) et Annalena Baerbock (Verts) ont affiché leurs convergences lors d’un troisième et dernier débat télévisé, diffusé dimanche 19 septembre.

Le candidat social-démocrate Olaf Scholz est actuellement donné favori des sondages pour les élections fédérales du 26 septembre
Le candidat social-démocrate Olaf Scholz est actuellement donné favori des sondages pour les élections fédérales du 26 septembre - Crédits : Union européenne

Hier s’est déroulé le dernier “Triell”, ce terme utilisé par la presse allemande pour désigner le débat télévisé entre les trois principaux candidats aux élections du 26 septembre. L’actuel ministre des Finances social-démocrate Olaf Scholz, le conservateur (CDU) Armin Laschet et l’écologiste Annalena Baerbock y ont notamment précisé leurs projets sur le salaire minimum, les politiques fiscales, les mesures en cas de pandémie et la protection du climat.

M. Scholz, qui s’était déjà “imposé selon les sondages lors des deux précédentes joutes”, atteignait encore de “25 à 26%” d’intentions de vote la veille de l’émission [Courrier international] contre 20 à 22 % pour la CDU et de 15 à 17% pour les Verts. Ce troisième débat pourrait bien avoir renforcé la tendance puisque “45 % [des téléspectateurs ont] jugé que le candidat SPD avait été le meilleur” [Le Monde].

Marquer ses différences

Pour La Croix, ce “dernier débat sans remous” a donc vu les protagonistes confirmés dans leurs positions : “il s’agissait surtout pour les trois candidats d’éviter toute erreur et d’affirmer leurs différences”. “Moi chancelier, je mettrai en place dès le début le salaire minimal à 12 euros, je garantirai des retraites stables”, a ainsi confirmé Olaf Scholz [RFI]. Des propositions vivement critiquées par le conservateur Armin Laschet, accusé par ses concurrents de défendre des “thèses libérales datant des années 1990”, relate La Croix.

Le candidat CDU-CSU, apparu le plus souvent sur la défensive” [Le Monde], a par ailleurs fait face à des critiques récurrentes sur son bilan écologique. M. Scholz, qui promet de faire des énergies renouvelables “la priorité de sa première année de mandat” en tant que chancelier, a notamment accusé son rival chrétien-démocrate “d’avoir freiné [leur] expansion”, rapporte La Croix.

Particulièrement virulente envers son concurrent de la CDU-CSU”, Mme Baerbock a quant à elle “estimé qu’il était temps pour cette formation de passer dans l’opposition, après seize années de pouvoir”, note La Croix. “Nous l’avons compris ce soir, la CDU appartient au passé”, a lancé la candidate écologiste, soutenue par Olaf Scholz.

Deux contre un

De fait, le débat a souvent donné l’impression d’être “à deux contre un”, estime le quotidien allemand Die Welt. “Contrairement aux deux précédents ‘triels’, où M. Laschet avait saisi toutes les occasions pour mettre M. Scholz en difficulté et le détrôner de sa position de favori, celui-ci a davantage vu le candidat du SPD et la chef de file des Verts afficher leur proximité, en particulier sur les questions économiques et sociales”, confirme Le Monde.

Interrogé sur d’éventuelles coalitions, M. Scholz a ainsi clairement répondu : “ma préférence, ce n’est pas un secret, serait de gouverner avec les Verts” [Le Monde]. “Nous avons notamment sur les questions sociales beaucoup de points communs avec le SPD mais si on veut faire bouger les choses, il faut des Verts forts”, a toutefois souligné Annalena Baerbock, affichant sa volonté de prendre le leadership sur les questions écologiques.

Car “s’ils ne sont pas favoris, les écologistes devraient à tout le moins jouer un rôle clé dans la formation d’un gouvernement de coalition à l’issue du scrutin, probablement à trois partis”, rappelle Courrier international.

Incertitudes

Cependant, “ni le SPD ni les Verts n’ont la majorité absolue dans les sondages”, tempère RFI. “Ils pourraient gouverner avec les libéraux, mais aussi avec le parti de la gauche radicale. Une option dénoncée depuis plusieurs semaines par la CDU” [RFI] et mise en avant par Armin Laschet hier : “y aura-t-il une union des gauches ou bien un gouvernement conduit par les chrétiens-démocrates ?”, a-t-il résumé [RFI].

Mais la principale incertitude vient encore du choix des Allemands : “Il reste encore une semaine de campagne. 40 % des électeurs sont indécis, c’est donc loin d’être joué”, rappelle France Info. Et le soutien de la chancelière Angela Merkel, qui prévoit cette semaine de “jeter toutes ses forces dans la bataille pour soutenir le candidat de son parti (…), pourrait rebattre les cartes”, conclut le média.

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