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[Revue de presse] Covid-19 : en Europe, les Etats jonglent entre vaccinations et restrictions

En Europe, les niveaux de contamination au Covid-19 ne faiblissent pas. Pour y remédier, les Etats membres tentent d'accélérer leurs campagnes de vaccination tout en durcissant les mesures restrictives, notamment pour faire face au variant britannique du virus.

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La campagne de vaccination contre le Covid-19 a démarré fin décembre dans l’UE, comme ici à Chypre le 27 décembre - Crédits : Iakovos Hatzistavrou / Commission européenne

La deuxième vague est moins brutale que la première, mais plus longue et plus mortelle” , titre France Info. “Plus de 15 700 décès ont été enregistrés dans le monde en vingt-quatre heures” , portant le total de victimes à “1,88 million de morts” depuis l’apparition du virus en décembre 2019, selon les derniers chiffres communiqués à l’AFP [Le Monde].

Reconfinement strict” en Angleterre, “mesures drastiques” en Allemagne, “reconfinement préventif” en Grèce, “prolongation voire durcissement” au Danemark… “La liste des gouvernements qui ont décidé de réinstaurer un confinement, ou de renforcer voire prolonger leurs mesures restrictives s’allonge” , constatent Les Echos. “Une réaction à l’accélération de la pandémie de Covid-19 et à l’apparition de nouveaux variants du virus, et ce malgré le lancement des campagnes de vaccination fin décembre” , explique le quotidien.

Variation britannique, inquiétudes européennes

Principale source d’inquiétude dans les Etats membres, la détection de cas du variant britannique sur le Vieux Continent. “Vingt-deux pays européens ont enregistré des cas liés à cette nouvelle souche” , indique Le Figaro. Baptisé “VoC 202012/01″ , il a été “identifié pour la première fois sur le sol britannique en octobre dernier” , relate Courrier international. Mais “à l’époque, rien ne pouvait le distinguer des autres mutations inoffensives du virus. L’inquiétude n’a émergé qu’en décembre” , poursuit l’hebdomadaire, citant l’analyse du New Statesman.

Tout cela change beaucoup la donne pour prendre des décisions” , a ainsi reconnu la ministre française de la Culture Roselyne Bachelot ce vendredi matin au micro de France Info. “Inquiet d’une situation sanitaire ‘plus fragile’, menacée par le variant britannique plus contagieux, le gouvernement français a maintenu toutes les restrictions sanitaires en vigueur jusqu’à mi-février” , rapporte Euronews. Le Premier ministre Jean Castex a également promis “d’accélérer la vaccination” , alors que “45 500 Français ont été vaccinés jusqu’ici” , poursuit le média. Ce niveau, rapporté à la population, est l’un des plus bas d’Europe, selon Politico.

Pour éviter que la situation ne devienne hors de contrôle, le direction générale de l’OMS a appelé jeudi l’Europe à “ ‘faire plus’ face à ‘une situation alarmante’ ” . Selon les estimations de l’organisation, “la nouvelle souche ‘pourrait progressivement remplacer les autres en circulation à travers la région, comme observé au Royaume-Uni et de plus en plus au Danemark’ ” , écrit Le Monde.

Critiques européennes

Dans ce contexte sanitaire difficile, l’Union européenne est devenue ces derniers jours le coupable tout désigné. “Les polémiques concernant la gestion européenne des achats de vaccins se chassent les unes après les autres” , explique Challenges. “Les Vingt-Sept ont décidé, au printemps, de négocier ensemble et de mutualiser leurs commandes. Un choix qui avait pour but d’éviter une guerre des prix entre États membres” , rappelle le magazine. Mais depuis plusieurs jours, des voix s’élèvent “pour dénoncer le stock de vaccin constitué par Bruxelles” . “Pourquoi la Commission a-t-elle commandé à l’avance si peu de doses de vaccin?”, s’est notamment interrogé le ministre des Finances allemand Olaf Scholz [Challenges].

La réponse est apportée dans le Financial Times par son compatriote et représentant permanent de l’Allemagne à Bruxelles, Jörg Wojahn. “Les négociations qui ont abouti à la commande de 300 millions de doses à BioNTech en novembre ‘ont eu lieu à un moment où il n’était même pas certain que le vaccin aurait l’efficacité nécessaire et serait le premier produit à être approuvé en 2020. Si cela avait été objectivement évident à un stade aussi précoce, le monde entier aurait investi dans BioNTech et dans des capacités de production pour ce seul vaccin et la société ne serait pas confrontée à des problèmes de livraison aujourd’hui’ ” , indique le diplomate.

Un argumentaire repris par l’eurodéputé Pascal Canfin (Renew), qui regrette toutefois que la Commission européenne n’ait pas fait preuve de “suffisamment de transparence” concernant les contrats conclus avec les laboratoires. “Nous comprenons parfaitement que des aspects restent confidentiels, mais plusieurs éléments ne relèvent pas du secret industriel” , estime l’élu interrogé par Challenges. S’il ne sort pas de son “mutisme” , l’exécutif européen “prend le risque de devenir un bouc émissaire car trop d’informations ne sont pas rendues publiques” , poursuit-il.

Ce vendredi, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé en conférence de presse l’extension du contrat de son institution avec Pfizer-BioNTech pour 300 millions de doses supplémentaires. “L’Europe double la quantité de doses, dont 75 millions seront disponibles dès le deuxième trimestre” , fait savoir Le Soir.

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