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Covid-19 : la libre circulation en Europe épargnée malgré l'apparition du nouveau variant Omicron

La liste des pays où cette nouvelle souche du coronavirus a été détectée s’allonge. Particulièrement contagieuse et remettant possiblement en cause l’efficacité des vaccins, elle a contraint de nombreux Etats membres de l’UE à partiellement refermer leurs frontières extérieures. Celles internes au continent sont jusqu’ici épargnées.

Hier, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies dénombrait 33 cas en Europe, mais la liste devrait s'allonger dans les jours à venir
Hier, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies dénombrait 33 cas en Europe, mais la liste devrait s’allonger dans les jours à venir - Crédits : Tijana Simic / iStock

Les yeux sont rivés sur Omicron” [Libération]. Le nouveau variant du coronavirus identifié en Afrique du Sud “a provoqué un vent de panique un peu partout dans le monde”, constate La Croix. L’Organisation mondiale de la santé a estimé lundi 29 novembre que ce dernier présentait un risque “très élevé”, cite Courrier international. L’agence des Nations unies note une “‘incertitude substantielle’ quant à la capacité du variant à se transmettre, à la gravité des symptômes qu’il provoque et à l’efficacité des vaccins”, rapporte l’hebdomadaire.

Un premier cas en France

Hier, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies recensait 33 personnes testées positives à cette souche du virus dans l’Union européenne. Des cas détectés “aux Pays-Bas (14 cas), en Belgique, en Allemagne, en Italie, au Portugal, en République tchèque, en Autriche, en Espagne et au Danemark”, énumère le quotidien belge La Libre.

Ce mardi, la France a rejoint la liste, après la découverte d’un “premier cas […] identifié à La Réunion”, souligne La 1ere. A l’image des malades testés positifs en métropole, l’homme était passé par l’Afrique australe dans les jours précédant ses symptômes. Ce dernier “a voyagé au Mozambique, avant de faire escale à Johannesbourg, en Afrique du Sud, et de rentrer à La Réunion”, précise le média ultramarin.

Pour l’épidémiologiste Antoine Flahault, interrogé par France info, il est probable que ce nouveau variant se soit “répandu insidieusement dans les différents territoires européens”. “Une dizaine de cas sont suspectés en France” et actuellement à l’étude [Libération]. C’est “une course contre la montre” qui se présente de nouveau aux Européens, considère la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen [L’Est Républicain].

Les frontières mises à l’épreuve

La quinzième lettre de l’alphabet grec est devenue synonyme d’une nouvelle fermeture des frontières”, remarque Céline Asselot pour France info. Maroc, Israël, Japon ou encore Australie, “la liste des pays qui décident de durcir leurs conditions d’entrée s’allonge”, fait savoir L’Express.

Vendredi 26 novembre, la Commission européenne a pour sa part actionné son “frein d’urgence”, préconisant aux Etats membres “de fermer les liaisons aériennes avec l’Afrique australe, et d’imposer aux voyageurs déjà arrivés des règles strictes de quarantaine”, détaille La Croix. Une quinzaine d’entre eux auraient déjà mis en application la mesure de manière coordonnée. “La réaction tranche avec la cacophonie de mesures nationales prises en avril 2021 à l’apparition du variant brésilien”, se félicite l’eurodéputée Nathalie Colin-Oesterlé (PPE) dans le quotidien.

Mise à mal durant les premiers mois de la crise sanitaire, la libre circulation dans l’Union européenne n’est pour l’instant pas remise en cause. “On va attendre de voir l’évolution de la situation, mais […] on ne va pas fermer les frontières à l’intérieur de l’Europe”, a assuré le secrétaire d’Etat chargé des Affaires européennes Clément Beaune, lundi 29 novembre sur France Inter.

Remise en cause de la vaccination ?

Si le variant Omicron ne remet pas en cause les déplacements intra-européens, son impact sur la vaccination semble plus incertain. “Avec nombre de pays où le séquençage a révélé l’existence d’Omicron […], l’Union européenne se retrouve avec un calendrier vaccinal chamboulé”, explique ainsi La Croix. “La mesure dans laquelle les vaccins existants protègent contre l’Omicron fait l’objet d’une enquête mais, selon le Premier ministre britannique Boris Johnson, des signes précoces indiquent qu’ils pourraient ne pas être efficaces pour prévenir la transmission”, écrit le média américain Politico.

Ursula von der Leyen a révélé une clause du contrat signé “par la Commission européenne avec BioNTech-Pfizer pour 1,8 milliard de doses de vaccin”, relève le journal belge Le Soir. Une clause par laquelle le laboratoire s’engage à être en mesure d’adapter dans les 100 jours son vaccin, a affirmé la présidente de l’exécutif européen [Le Soir].

Les autorités sanitaires nationales intensifient par ailleurs les campagnes de vaccination, incluant maintenant des doses de rappel. En France, “le pari des pouvoirs publics n’est plus de faire dans la dentelle vaccinale, mais de créer un mur face à la [cinquième] vague. Encore faudrait-il qu’Omicron n’y crée pas une brèche”, tempèrent Les Echos.

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