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Les taux de mariages et de divorces en Europe

Le nombre de noces fêtées et de ruptures de couples mariés diffèrent grandement selon les pays de l’Union européenne. Dans les deux cas, la crise du Covid-19 a entraîné des conséquences importantes sur les unions et les divorces des Européens.

Le nombre de mariages au sein de l'UE a diminué sur les dernières décennies. A l’inverse, celui sur les divorces a augmenté - Crédits : PeopleImages / iStock
Le nombre de mariages au sein de l’UE a diminué sur les dernières décennies. A l’inverse, celui des divorces a augmenté - Crédits : PeopleImages / iStock 

Le mariage a longtemps été reconnu comme la marque d’une unité familiale dans la société, souligne le dernier rapport d’Eurostat. Néanmoins, pour l’office de statistique de l’Union européenne, une analyse des tendances familiales uniquement fondée sur les données relatives aux mariages et aux divorces est insuffisante. PACS, unions civiles,… Les alternatives au mariage se sont répandues en Europe et les législations nationales ont aussi beaucoup évolué pour conférer davantage de droits aux couples non mariés.

Moins de mariages…

Comme le note Eurostat, la proportion de mariages célébrés pour 1 000 habitants a continuellement décru ces dernières années. En 2009, en moyenne sur 1 000 habitants 4,6 personnes fêtaient leurs noces dans l’UE-27 ; ce taux demeurait à 4,5 pour 1 000 en 2018. Mais depuis, la pandémie de Covid-19 est passée par là et les nombreuses restrictions sanitaires ont empêché les familles européennes de se réunir pour les célébrations en grand comité.

Sur la dernière année en date, en 2020, la moyenne européenne (de tous les Etats membres de l’UE, hormis Chypre dont les données sont indisponibles pour cette année-ci) ne s’élève qu’à 3,2 mariages pour 1 000 habitants !

La chute tendancielle du taux de mariages en Europe est ainsi significative, et d’autant plus au cours de l’année 2020. Cette baisse est particulièrement spectaculaire en Italie, qui ne compte qu’1,6 mariage sur 1 000 habitants (contre 3,1 en 2019), au Portugal (1,8 en 2020, 3,2 l’année précédente) et en Espagne qui obtient une moyenne de 1,9 mariage sur 1 000 personnes (contre 3,5 en 2019). Ce sont donc des pays qui affichaient déjà des chiffres faibles, bien en dessous de la moyenne européenne (4,3 en 2019), et ce avant que la crise pandémique ne surgisse…

En revanche, des Etats membres de l’UE conservent des taux élevés de mariages en 2020 : c’est le cas de la Hongrie (6,9), de la Lettonie (5,6) et de la Lituanie (5,5). Ces pays n’ont pas été touchés de la même façon que leurs partenaires méditerranéens. En effet, Budapest affichait déjà un taux de 6,7 mariages pour 1 000 en 2019, tandis que la Lituanie et la Lettonie ont subi une légère baisse (respectivement 7 et 6,7 mariages pour 1 000 habitants en 2019).

… et un taux stable de divorces

Au fil des années, le taux de divorces pour 1 000 habitants est remarquablement stable au sein de l’Union européenne : il varie ainsi de 1,8 à 1,9 de 2009 à 2019. Néanmoins, en 2020, cette proportion baisse légèrement pour s’établir à 1,6. La chute apparaît beaucoup moins marquée que pour la baisse du taux de mariages.

Parmi les pays qui comptabilisent proportionnellement le plus de divorces sur l’année 2020, figurent le Danemark, la Lettonie et la Lituanie. Ces trois Etats affichent un taux de 2,7 divorces pour 1 000 habitants, un chiffre nettement au-dessus de la moyenne européenne. Mais ils font en même temps partie des pays de l’UE au sein desquels on se marie le plus, notamment la Lettonie et la Lituanie.

A l’inverse, les Etats membres de l’Union qui affichent les taux de divorces les plus faible sont : Malte (0,5), la Slovénie (0,8), l’Italie (1,1) et la Roumanie (1,2). A noter que globalement, et en particulier pour ces quatre exemples cités, les chiffres de mariages rompus sont en baisse puisque les différentes phases de confinement liées au Covid-19 ont parfois bloqué les séparations de couples : divorce sur le point d’être signé mais dont la procédure a été interrompue, maison commune vendue mais dans laquelle les individus ont été contraints d’y rester pour quelque temps…

Enfin, il convient de noter que les chiffres de l’année 2020 sont indisponibles pour la France, l’Irlande et la Grèce. Les données les plus récentes sont celles de 2017 pour Dublin et Athènes, et de 2016 pour Paris. Par exemple, une loi française du 18 novembre 2016 a rendu possible l’enregistrement des procédures de divorces par un notaire. Depuis 2017, les statistiques sur les divorces en France ne sont pas complètes puisque les procédures qui font appel à un notaire ne sont pas comptabilisées.

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