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Les migrations en Europe

[INFOGRAPHIE] En 2020, un total de 3,1 millions de personnes ont migré vers l’Union européenne (depuis le reste du monde ou d’un autre État membre), soit environ 1 million de moins qu’en 2019 (4,18 millions). Dans quels pays sont-elles installées ?

L’immigration est l’action de venir s’installer et travailler dans un pays étranger, le plus souvent définitivement ou pour une longue durée.

Un immigré est une personne qui vient dans un pays étranger pour s’y établir, même temporairement.

Un étranger est une personne qui réside dans un État sans en avoir la nationalité, soit parce qu’elle en dispose d’une ou plusieurs autres, soit parce qu’elle n’en a pas (apatridie). Un étranger n’est pas forcément un immigré, il peut être né dans le pays où il réside sans disposer de sa nationalité (cas des mineurs dont les parents sont étrangers notamment). 

En 2020, un total de 3,1 millions de personnes ont immigré dans l’un des 27 Etats membres de l’Union européenne, alors que 2,2 millions de personnes ont dans le même temps quitté l’un des pays de l’UE. Des chiffres qui prennent en compte les migrations entre pays membres de l’UE : parmi ces 3,1 millions d’immigrés, 1,2 million proviennent d’un autre Etat membre et 1,9 millions de pays tiers.

Parmi les Européens ayant migré d’un Etat membre à l’autre, les citoyens roumains, polonais, italiens et portugais sont les plus nombreux à s’être installés dans un autre État de l’UE27 au cours de l’année.

Avec 728 600 entrées enregistrées en 2020, l’Allemagne reste le pays qui a accueilli le plus de personnes sur son sol, suivie par l’Espagne (467 900), la France (283 200), l’Italie (247 500) et la Pologne (210 600). L’Allemagne est aussi l’Etat qui voit le plus grand nombre de personnes quitter son territoire : 448 100 personnes ont quitté le pays au cours de l’année 2020. Viennent ensuite l’Espagne (248 600), la Roumanie (186 800) et la Pologne (171 700).

En 2020, sur les 27 Etats actuellement membres de l’UE, 24 comptent plus d’immigrés que d’émigrés. Ce n’est, en revanche, pas le cas de la Croatie, de la Lettonie et de la Roumanie, pour lesquels on parle alors de solde migratoire négatif.

Les hommes sont plus nombreux (55 %) que les femmes à migrer vers un Etat de l’UE. Ils sont par ailleurs plus jeunes que la moyenne d’âge nationale du pays d’accueil. Eurostat observe que si l’âge médian de la population totale de l’UE27 était de 44,1 ans au 1er janvier 2021, il n’était que de 30,3 ans pour les immigrants de l’UE27.

Parmi les 447,2 millions d’habitants de l’UE au 1er janvier 2021, 23,7 millions n’étaient pas citoyens d’un des Etats membres de l’UE (5,3 % de la population de l’Union) et 13,7 millions de personnes habitaient dans un État membre autre que celui dans lequel elles étaient nées.

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    Malfroot Anthony

    Bonjour,
    D’emblée, chère lecteur(rice), pour être clair, je souhaite collaborer. C’est donc, à travers ce prisme, que j’espère être lu. 😉
    Alors, de quoi est-il question ? L’ennemi ici combattu, l’ethnocentrisme, se définit selon le CNRTL, comme : “Comportement social et attitude inconsciemment motivée qui conduisent à privilégier et à surestimer le groupe racial, géographique ou national auquel on appartient, aboutissant parfois à des préjugés en ce qui concerne les autres peuples.”
    =>Un peu vague tout cela, incomplet… Et, c’est là qu’est le problème. Cette définition est tout autant (x)centrée, que le comportement (y)centré, qui y est mis en cause.
    Je veux bien, qu’on réfute une erreur de jugement, concernant l’analyse d’un phénomène x. Et même, j’aspire à ce qu’on écrase la bêtise ! Mais alors à fond.
    Sauf, que lorsqu’on codifie l’énoncé, de sorte à tronquer l’analyse, et in-fine le jugement, qui en découlera. Ce n’est pas ce qu’on fait, car, ce n’est pas de la science, mais de la sophistique, à la faveur de l’obscurantisme.
    Très concrètement, ce que je critique, c’est le comportement, qui consiste à tronquer les valeurs réelles, de l’énergie cinétique, de l’énergie potentielle, et de l’énergie mécanique, ici, du phénomène migratoire, et in fine, du rapport à l’altérité. Dont, il faut être clair, nous avons TOUS besoin, outre de les comprendre, également d’en juger.
    Pour vous donner un exemple concret :
    “L’immigration est l’action de venir s’installer et travailler dans un pays étranger, le plus souvent définitivement ou pour une longue durée.”
    => Tout est faux.
    -Migrer est l’action. Par contre, le mot immigration est le fruit de la nominalisation d’un verbe, anciennement adverbe, issu d’une locution adverbiale. préposition “Im” pour signifier “de l’extérieur vers l’intérieur” + verbe “migrer”. Puis, ajout du suffixe “tion”, pour signifier l’action de. Et finalement, nominalisation du phénomène ainsi désigné, à des fins argumentatives.
    Donc restons sur le mot juste svp : migrer. Ajoutons lui le suffixe “tion”, on obtient migration. Soit l’action de migrer.
    -Ensuite, intéressons-nous à la direction. Pourquoi migre-t-on ? Pour travailler ? Tssss… SVP. La direction des flux migratoires est toujours = celle de la vie. Migrer n’a de rapport qu’avec l’aspiration à vivre. Par contre, vivre ≠ travailler, et par ailleurs, l’un n’implique pas l’autre, peu importe le sens.
    Donc, ON MIGRE POUR VIVRE.
    -Maintenant, analysons le sens. Migrer : soit, émigrer DE qque part VERS autre part, soit, immigrer VERS qque part DE autre part. Donc, “Venir s’installer dans un pays étranger”: Ceci est une affirmation asémantique. => Car vous dites, on vient (donc le point d’origine est externe) de l’étranger, pour s’installer dans un pays étranger (donc le point d’arrivée est externe). On ne vient pas de l’extérieur, vers l’extérieur. Là, il faut dire, rester à l’extérieur.
    Soit, on vient de l’extérieur, vers l’intérieur : immigrer. Soit, on va de l’intérieur, vers l’extérieur : émigrer.
    Sémantiquement, la migration sera donc appelée par émigration, ou immigration, selon, qu’on se place du point d’origine, ou du point d’arrivée, pour décrire un processus, qui à cela près (le point de vue de l’observateur), est strictement identique.

    Finalement, que dire à ce propos ?
    N’anticipez pas, les hypothétiques préjugés de vos lecteurs, en pré-répondant à leurs hypothétiques arguments de justification. Car, comme vous le voyez, c’est précaire. Donc, détruisez-les. Appelez un chat, un chat.
    Commencez par expliciter, et non définir, ce qu’est la migration. =>L’action du migrant de changer durablement de lieu de vie. Précisez ensuite, la différence entre immigrant, et émigrant. =>Un migrant est à la fois, un immigrant (pour son pays hôte, et population d’accueil), et un émigrant (pour son pays, et population d’origine). !!! On peut migrer plusieurs fois. Cependant, on est un émigrant, que pour son pays, et population d’origine. Et, on est un immigrant, pour tous les pays, et pour chaque population ≠ son pays, et population d’origine, ET/OU, dont on partage la nationalité.
    Certes, appelez un chat un chat, peut poser des problèmes statistiques. Mais expliquer les comportements naturels de l’être humain, n’est pas une question de statistiques. C’est une question de vérité.
    Donnons-en un autre exemple. Par analogie comptable, commentons le concept de balance commerciale.
    Question : Sur une période donnée, comment un pays a fort déficit de sa balance commerciale, peut-il connaître une croissance de son PIB, une augmentation du chômage, une diminution de sa dette réelle, et/ou une augmentation nominale de son épargne ?
    En principe, en comptabilité, + quelque part, se compense par - ailleurs. Mais, en réalité, les données quantitatives sont relatives, à leurs relations ≠ avec leurs extériorités propres. 

    =>Il s’agit madame, mademoiselle, monsieur, de ne JAMAIS confondre qualité, et quantité. Cette représentation, qui part de la croyance, que tout ne peut être traduit objectivement, qu’en termes quantitatifs, s’autodétruit quand elle est prise au sérieux. En effet, pour utiliser la détermination de “quantité”, il faut l’appuyer sur la détermination de “qualité”, sans quoi la détermination de quantité ne fonctionne pas.
    Hors, les procédures quantitatives sont impuissantes, à rendre pleinement intelligible des processus purement relationnels. Tels, que les qualités d’émigrant, et d’immigrant, d’un même migrant.
    Alors compter oui, pourquoi pas. Expliquer, absolument ! Mais attention aux amalgames sémantiques, et autres procédés de langage du même nom ! Le résultat est catastrophique. Vous n’imaginez pas, à quel point, cela éloigne, ce que cela vise (à priori) à rapprocher.
    Voilà.
    Bonne continuation !
    Cordialement ,
    Anthony