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Les inégalités salariales entre les femmes et les hommes dans l'Union européenne

L’écart de rémunération est ici mesuré en comparant le revenu horaire brut moyen des femmes et celui des hommes, rapporté au salaire horaire brut moyen des hommes salariés.

Les Etats membres au sein desquels cet écart est le plus faible sont le Luxembourg (le salaire des femmes était inférieur de 1,3 % à celui des hommes en 2019), la Roumanie (3,3 %), l’Italie (4,7 %), la Belgique (5,8 %), la Slovénie (7,9 %) et la Pologne (8,5 %).

A l’inverse les pays dans lesquels l’écart est le plus important sont l’Estonie (21,7 %), la Lettonie (21,2 %), l’Autriche (19,9 %), l’Allemagne (19,2 %) et la République tchèque (18,9 %). La France se situe au-dessus de la moyenne européenne (14,1 %), ou de celle de la zone euro (14,9 %) avec un écart de rémunération entre les femmes et les hommes de 16,5 %.

De manière générale, la moyenne européenne des inégalités salariales est en léger recul sur la période 2011-2019. Si l’on exclut du calcul le Royaume-Uni, sorti de l’Union européenne le 31 janvier 2020, elle passe de de 16,2 à 14,1 % pour les Vingt-Sept. Dans tous les États membres de l’UE, à l’exception de la Belgique et de l’Espagne, l’écart de rémunération entre les genres dans la finance et le secteur des assurances est plus élevé que dans l’ensemble de l’économie.

Ces données, calculées à partir des salaires dans l’ensemble des secteurs économiques, doivent cependant être interprétées avec précaution. En effet, dans chaque pays les racines de l’inégalité salariale peuvent être multiples : différences en matière d’éducation, de choix de secteur, ségrégation sur le marché de l’emploi, partage inégal des responsabilités domestiques et de la garde des enfants…

Pour le moment, faute de consensus, aucune statistique n’existe à l’échelle européenne sur l’écart de rémunération ajusté, c’est-à-dire l’écart entre les femmes et les hommes ayant des caractéristiques strictement identiques (âge, niveau de diplôme, type de contrat, etc). Les données présentées ici mesurent ainsi un phénomène plus large que la notion de “à travail égal, salaire égal”.

Par ailleurs, il existe “des inégalités de volume de travail, les femmes étant bien plus souvent à temps partiel et moins souvent en emploi dans l’année que les hommes”, explique l’INSEE. Ainsi, en France, en 2017, les femmes percevaient en moyenne une rémunération nette inférieure de 28,5 % à celle des hommes lorsque le facteur du volume de travail est inclus dans les calculs.

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