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Le taux de fécondité dans l'Union européenne

En 2019, le nombre moyen d’enfants par femmes était de 1,53, un chiffre insuffisant pour que la population européenne se renouvelle d’elle-même. Quels sont les pays où le taux de fécondité est le plus élevé, et comment a-t-il évolué ?

Un taux de fécondité en légère baisse

Le taux de fécondité est le nombre moyen d’enfants par femme. Comparé année après année, cet indicateur permet de déterminer la tendance d’une population à augmenter ou à diminuer de façon naturelle, sans prendre en compte les flux migratoires. Une légère baisse du taux de fécondité peut être constatée dans l’UE en onze ans, passant de 1,57 à 1,53 enfant par femme entre 2008 et 2019.

L’UE se trouve ainsi en-dessous du niveau de renouvellement de la population : on estime qu’un taux de 2,1 enfant par femme est un minimum pour qu’une population se renouvelle et maintienne son effectif. C’est donc à travers l’immigration que la population de l’UE continue d’augmenter.

La plus remarquable hausse du taux de fécondité depuis 10 ans a été enregistrée en Allemagne (+13,7 % entre 2008 et 2018). Le chiffre diminue cependant entre 2018 et 2019, passant de 1,57 à 1,54. Le pays est suivi sur la période 2008-2018 par la République tchèque (+13%), la Lituanie (+12,4%) et la Roumanie (+10%). Concernant les baisses significatives, on peut retenir la Finlande (-23%), l’Irlande (-15%), le Luxembourg (-14,2%), ou encore Malte (-13,9%) et l’Espagne (-13,1%).

Depuis 2001, les taux de fécondité records ont été enregistrés en Irlande (2,06 en 2008 et en 2009), et en France (2,03 en 2010).

Pour comprendre ces différences entre pays du Sud et du Nord de l’Europe, Gilles Pison avance plusieurs explications dans l’édition de mars 2020 du bulletin mensuel d’information de l’Institut national d’études démographiques (INED). Pour le chercheur, la baisse structurelle du taux de fécondité au Sud est en partie liée à un plus faible développement des politiques visant à favoriser le travail des femmes et à concilier maternité et emploi. “Les couples repoussent donc à plus tard l’arrivée d’un enfant s’il ne leur est pas possible de concilier travail et famille. À force de la reporter, une partie des femmes finit par renoncer à la naissance désirée”, analyse M. Pison.

Les pays de l’Est ont quant à eux connu des taux de fécondité relativement bas de 1989 à 2000, que le chercheur attribue à l’économie de marché et au recul des aides de l’Etat. Ils connaissent néanmoins une augmentation de leurs taux de fécondité depuis les années 2000.

Françaises et Roumaines en tête de classement

En 2019, les Françaises ont le taux de fécondité le plus élevé de l’UE, avec 1,86 enfant par femme. L’INSEE estime ce chiffre à 1,84 en 2020. Elles sont suivies des Roumaines, avec 1,77. En 2019, les Suédoises, les Irlandaises et les Tchèques ont le même nombre moyen d’enfants (1,71).

A l’inverse, les pays du sud de l’UE enregistrent les taux les plus faibles. Malte ne compte que 1,14 naissance par femme. Légèrement au-dessus, on trouve l’Espagne (1,23), l’Italie (1,27) et Chypre (1,33).

Si l’on regarde plus précisément les chiffres par région, les Canaries (Espagne) sont le seul territoire à avoir un taux inférieur à 1, avec 0,94 enfant par femme en 2019. A contrario, les régions ultrapériphériques françaises (RUP) obtiennent le record d’Europe (2,87). Les régions métropolitaines suivent, comme la Provence-Alpes-Côte d’Azur (1,96), l’Île-de-France (1,93) et le Centre-Val de Loire (1,88).

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1 commentaire

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    Emmanuel RACINE

    Bonjour,
    Il serait intéressant d’avoir un tableau complet et précis du nombre d’enfant par femme pour chaque pays de l’Europe.
    Je trouve que d’indiquer entre 1,4 et 1,6 c’est trop vague.
    Je souhaite obtenir le nombre d’enfants par femme pour l’Allemagne, la Belgique, les Pays-Bas, le Luxembourg, l’Italie en 2018 comme vous le donnez pour la France, la Suède et le Danemark.
    Merci d’avance si vous pouvez me l’indiquer.
    Emmanuel Racine