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Une victoire significative pour l’extrême-droite hongroise

Revue de presse 14.04.2015

Après une victoire à des élections législatives partielles, la presse française commente l’inquiétante ascension du parti d’extrême-droite hongrois Jobbik.

Jobbik

L’extrême-droite continue sa progression en Hongrie : à la suite des élections législatives partielles qui ont eu lieu dimanche dans la circonscription de la ville de Tapolca, à l’ouest du pays, un député du parti d’extrême-droite Jobbik a été élu directement au scrutin majoritaire. C’est une première pour cette formation politique.

Le Monde estime que c’est une "défaite douloureuse" pour le parti actuellement au pouvoir en Hongrie.

En parallèle, et cela a de quoi surprendre, L’Humanité note que, le même jour, "plusieurs milliers de personnes ont participé à Budapest à l’annuelle Marche pour la vie commémorant l’Holocauste".

Le Monde explique en outre que même si le scrutin est local, il "a pris une signification nationale", d’autant plus que la région de Tapolca est économiquement dynamique.

En effet, la victoire du député gagnant Lajos Rig a beau être courte, elle marque bien selon Libération "une victoire importante pour un parti qui ne connaît pas une ascension fulgurante mais une longue progression ininterrompue".

Le journal précise toutefois que le Jobbik profite surtout de l’impopularité du Premier ministre hongrois Viktor Orban et Le Monde ajoute que la participation a été faible (41,6 %).

La Croix consacre un article entier dédié à cet événement. Elle décrit le parti comme "antisémite et hostile aux Roms", "europhobe" et défendant "un projet résolument nationaliste".

Le quotidien s’interroge sur la forte perte de vitesse du parti au pouvoir, le Fidesz, qui passe d’une position de force avec deux tiers des sièges au Parlement à une "cuisante défaite".

Selon un expert, "le Fidesz a perdu beaucoup de ses soutiens pour trois raisons principales […] Des soupçons de corruption, des mesures gouvernementales impopulaires et une lutte de pouvoir interne".

En outre, le Jobbik mène une "stratégie de dédiabolisation" qui "porte ses fruits".

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