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Un nouveau gouvernement grec offensif

Revue de presse 28.01.2015

Vainqueur des élections grecques de dimanche dernier, le parti Syriza a déjà composé son gouvernement. Une nouvelle équipe dévoilée hier sous les feux des projecteurs en Europe. Le nouveau Premier ministre, Alexis Tsipras, a choisi un économiste anti-austérité, Yanis Varoufakis, comme ministre des Finances. Celui-ci sera chargé de négocier une restructuration de la dette du pays, point phare de la campagne du parti.

Alexis Tsipras

"Tout le monde attend la confrontation lors du prochain Eurogroupe avec le ministre des Finances allemand, Wolfgang Schaüble", affirme Le Monde. Yanis Varoufakis, nouveau ministre grec des Finances, "l'économiste rock", "devenu médiatique en même temps que la crise grecque (…) est apparu rapidement comme l'un des plus vigoureux pourfendeurs des plans de sauvetage de la Grèce" mais il "n'est pas pour autant un révolutionnaire", nuance le site du quotidien.

Pour Le Nouvel Observateur, il est la "voix de 'l'anti-austérité' en Grèce, il pourfend depuis des années 'la dette odieuse', et est partisan de la 'fin des mesures d'austérité', qui ont provoqué 'une crise humanitaire'". Pourtant, l'économiste "dit ne pas vouloir d'affrontement avec les partenaires européens d'Athènes", précise le site du journal.

La Tribune affirme que Yanis Varoufakis "apparaît comme l'homme de la situation capable d'initier une politique économique à même de répondre à l'urgence de la situation grecque mais aussi d'offrir des réponses à l'anémie de la zone euro". Le journal renchérit en affirmant que "le succès de l'entreprise d'Y. Varoufakis et de Syriza peut être l'occasion historique de sortir de l'austérité et d'apporter de vraies réponses aux problèmes de l'Europe qui sont le manque d'investissement, le chômage de masse et la croissance des inégalités".

La nouvelle coqueluche des médias pourra s'appuyer sur "le précédent irlandais", lors des négociations. En effet, "en 2013, la BCE a accepté de restructurer la dette irlandaise", rappelle La Tribune. Autre argument, Syriza "a plusieurs fois jugé que l'Allemagne devait expier son passé [nazi] en Grèce, ou du moins afficher davantage de clémence face aux problèmes des Grecs", rapportent Les Échos. La plupart des Grecs "ont éprouvé du ressentiment" à l'égard de l'Allemagne, qui "a joué un rôle clef dans la mise en place et le contrôle de ces mesures" d'austérité, analyse le site du quotidien.

"Berlin joue la discrétion après la victoire de Syriza en Grèce", titre Le Monde. Tandis que sur France Info, le commissaire européen Pierre Moscovici "s’est montré très prudent sur la réponse européenne, dans l’attente 'des demandes' grecques, tout en marquant sa volonté d’arriver à un compromis qui récompense le pays 'des efforts' accomplis".

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