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Ukraine : les Occidentaux sceptiques face un éventuel cessez-le-feu

Revue de presse 05.09.2014

La presse européenne continue ce matin d'analyser l'évolution des négociations entre Occidentaux et Russes sur la situation en Ukraine. La réunion du groupe de contact entre Moscou, Kiev, les séparatistes et l'OSCE pourrait aboutir vers 13h à un cessez-le-feu, tandis que l'OTAN et l'Union européenne préparent de nouvelles sanctions contre la Russie.

OTAN (c) OTAN

Des pourparlers se tiennent aujourd'hui à Minsk (Biélorussie) en vue d'un cessez-le-feu en Ukraine, à propos duquel le président ukrainien Petro Porochenko s'est dit jeudi "prudemment optimiste", rapporte Le Point / AFP. Un cessez-le feu qui pourrait être annoncé vers 14h heure locale (13h à Paris), et que les séparatistes se sont dit prêts à appliquer dès cet après-midi en cas d'accord.

Petro Porochenko a toutefois reconnu qu'il s'agissait "d'un défi énorme", poursuit Le Point, et a rappelé les conditions posées par l'Ukraine : le contrôle de la frontière russo-ukrainienne par l'OSCE, le retrait de toutes les troupes russes et la libération de soldats retenus par les rebelles ou la Russie.

De fait, les Occidentaux réunis depuis hier à Newport (pays de Galles) pour un sommet de l'OTAN consacré en grande partie à la situation ukrainienne, restent sur leurs gardes. "Pour nombre de participants et de chefs militaires de l’Alliance Atlantique, il s’agit désormais de voir réellement sur le terrain si la volonté affichée par Moscou de parvenir à une paix entre rebelles et le gouvernement ukrainien, est bien réelle. Mais on en doutait encore jeudi à Newport", souligne Jacques-Hubert Rodier dans Les Echos.

"Pour l'instant, il n'y a pas de cessez-le-feu, il n'est pas encore décidé, donc il n'est pas crédible parce qu'il n'est pas encore acté", a ainsi commenté le président François Hollande cité par France 24/AFP/Reuters. "Nous verrons demain et dans les jours qui viennent si les paroles sont suivies d'actes", a pour sa part résumé la chancelière allemande Angela Merkel.

"Car sur le terrain, la situation demeure tendue", continue France 24. "De nombreuses explosions se sont produites aux abords du port stratégique ukrainien de Marioupol sur les rivages de la mer d'Azov. Et des bombardements ont été entendus jeudi soir dans le centre de Donetsk, où une femme a été tuée".

L'Alliance atlantique a donc envoyé hier "un dur message au président Vladimir Poutine. Ils ont souhaité renforcer leur soutien à l’Ukraine, sans pourtant lui offrir à nouveau une perspective d’adhésion" [Les Echos]. "Les 28 ont encore promis à Kiev une intensification des consultations stratégiques au sein de la Commission Otan-Ukraine ainsi qu'une aide concrète en matière de défense (…) [axée] sur le commandement, le contrôle et les communications, la logistique et la normalisation, la cyberdéfense, la transition de carrière pour le personnel militaire, et les communications stratégiques. Mais sans s'engager à des livraisons d'armes, qui reste une prérogative des Etats membres", précise Le Vif.

Parallèlement, les États-Unis préparent de nouvelles sanctions économiques "en étroite coordination avec l'Union européenne". Afin de ne pas lâcher la pression sur Moscou, cette dernière devrait les dévoiler aujourd'hui, quelle que soit l'issue de la réunion de Minsk. 

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