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Ukraine : l'UE envoie le soldat Ashton

Revue de presse 30.01.2014

Hier, Catherine Ashton s'est rendue à Kiev pour rencontrer le président ukrainien Viktor Ianoukovitch et apporter le soutien de l'Union européenne à la stabilisation politique du pays. Une rencontre en opposition aux recommandations de Moscou qui avait dénoncé l'ingérence de l'Union européenne. La chef de la diplomatie européenne a déclaré que "la violence et les intimidations, d'où qu'elles viennent, doivent cesser" [Libération]. Cette visite intervient dans un contexte toujours délicat bien que le gouvernement ukrainien montre des signes de fatigue.

Catherine Ashton

Catherine Ashton est arrivée en Ukraine juste après avoir assisté mardi au sommet UE-Russie à Bruxelles, sur lequel le poids de la crise ukrainienne a pesé. Dans une volonté d'apaisement entre le pouvoir et l'opposition, elle a appelé à la tenue d'un "vrai dialogue" entre les deux parties  [20 Minutes].

La chancelière allemande Angela Merkel a fait entendre le même son de cloche. "Ukraine : Merkel demande à Poutine de plaider pour le dialogue", titre Libération. A la suite d'un entretien téléphonique avec celui-ci et Viktor Ianoukovitch, la chancelière a insisté sur le fait qu' "on ne doit pas laisser la situation sombrer à nouveau dans la violence" [Le Point].

Mais c'est sans compter le refus affiché par le président russe d'intervenir en Ukraine et sa dénonciation de l'"ingérence" des Européens [Le Monde], un message qu'il a répété auprès de la chancelière allemande. Vladimir Poutine a toutefois réaffirmé que l'aide financière de 15 milliards de dollars promise à l'Ukraine sera versée, même en cas d'un nouveau gouvernement ukrainien pro-européen [Le Point].

Allant dans le sens des espoirs européens, la situation politique ukrainienne semble se détendre quelque peu si on en croit la démission du Premier ministre Mykola Azarov mardi et les discussions du Parlement sur un projet de loi à propos de l'amnistie des manifestants emprisonnés. S'exprimant sur la démission du gouvernement, Ioulia Timochenko, ancien Premier ministre et opposante emprisonnée, estime la démission du gouvernement est "une première étape", mais que "ce n'est pas suffisant" [L'Express].

L'ancien président ukrainien (1991-1994) Leonid Kravtchouk rejoint cette opinion, allant même plus loin. La Tribune reprend en effet les propos alarmants qu'il a tenus ce mercredi matin devant le Parlement. "L'Ukraine se trouve au bord de la guerre civile" a-t-il déclaré.

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