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Ukraine : Genève II en préparation pour sortir de l'impasse

Revue de presse 07.05.2014

"Si [l'élection présidentielle] ne se tenait pas, ce serait le chaos et le risque de guerre civile" a déclaré hier François Hollande [L'Express]. Devant la radicalisation des velléités sécessionnistes dans l'Est de l'Ukraine et les menaces qui pèsent sur la tenue de l'élection présidentielle du 25 mai, les autorités de Kiev ont réclamé l'aide de la communauté internationale. Dans ce contexte, le ministre allemand des Affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, a appelé à la tenue d'une nouvelle conférence à Genève pour débloquer la situation.

Frank-Walter Steinmeier, ministre allemand des Affaires étrangères

Signé mi-avril par la Russie, l'Ukraine, les Etats-Unis et l'Union européenne, l'accord de Genève visant l’apaisement du conflit n'a pas eu les résultats escomptés. L'escalade de violence est telle que Le Monde rapporte que l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN) réfléchit à une installation militaire permanente dans l'Est de l'Europe.

"Ukraine : Que peut faire l'Union européenne pour calmer le jeu ?" s'interroge ainsi 20 Minutes qui revient sur les déclarations du ministre allemand des Affaires étrangères. Interviewé par le quotidien, le chercheur à l'Iris et spécialiste de la Russie, Philippe Migault, fait part des choix qui s'offrent à l'UE dans cette crise, mais pointe également les difficultés de la politique de défense de l'UE : "une entente entre les pays européens, l'Ukraine et la Russie serait une victoire pour tout le monde et pas seulement pour les Russes".

Selon Frank-Walter Steinmeier, interviewé par Le Monde, les possibilités de sortie de crise sont réduites, le recours à une intervention armée européenne étant exclu, il s'agit de continuer à mobiliser la force diplomatique et les pressions politiques.

Dans Le Figaro, Alain Oudot de Dainville, ancien chef d'État-major de la Marine, pointe la nécessité d'une Europe de la défense par une stratégie commune et de véritables moyens alloués à cette politique. "En mondialisation la stratégie ne peut être que globale, la Défense n'en n'est qu'un aspect néanmoins indispensable car on ne peut avoir des pourparlers diplomatiques efficaces sans gros bâton derrière son dos" livre-t-il. Une vision partagée par Alain Juppé [Les Echos].

L'Ukraine est également au menu de la rencontre entre les chefs des diplomaties européenne et américaine Catherine Ashton et John Kerry, indique Euronews, alors qu'un référendum est prévu ce dimanche 11 mai par les pro-russes de la région de Donetsk. Lors de la rencontre hier soir, Mme Ashton a notamment salué les efforts de Kiev dans la mise en œuvre de l'accord de Genève : "l'Ukraine a le droit de défendre son intégrité territoriale. Nous comprenons les obligations internationales du pays et nous travaillons étroitement avec lui. Et comme vous l’avez indiqué, Kiev a fait beaucoup depuis la signature de l’accord de Genève et depuis tente de mettre en œuvre ce qui a été convenu".

Ce matin, Vladimir Poutine reçoit le président de l'Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe (OSCE), Didier Burkhalter, alors que Sergueï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, a indiqué son refus de participer à une nouvelle concertation internationale pour l'Ukraine [Les Echos].

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