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Ukraine et Grèce : deux rendez-vous cruciaux avant le Conseil européen

Revue de presse 11.02.2015

François Hollande et Angela Merkel se rendent aujourd'hui à Minsk pour tenter de négocier un accord de paix entre l'Ukraine et la Russie. Dans la même journée, l'Eurogroupe se réunit et abordera le problème de la dette grecque, un sujet sur lequel Alexis Tsipras espère arriver à un compromis. Ces deux rendez-vous sont déterminants pour le Conseil européen de demain.

Donald Tusk

 "Dire que les négociations sont âpres relèverait de l’euphémisme diplomatique". Cela pourrait s'appliquer aux deux rendez-vous européens d'aujourd'hui, concernant la dette grecque et le conflit ukrainien. C'est à ce dernier que fait référence Libération, qui explique qu'"entre l’intransigeance de Moscou et l’impuissance de Kiev, les pays occidentaux semblent démunis pour faire accepter leur plan de paix". "A la veille du sommet de Minsk, les violences se sont poursuivies dans l’Est de l’Ukraine, avec notamment le bombardement de Kramatorsk", souligne Euronews. Pour Les Échos, "sous l’œil de Paris et Berlin, Moscou est en position de force face à Kiev". Le site du quotidien ajoute que "cet accord ne réglerait au demeurant pas le conflit, qui a fait 5400 morts en dix mois, souligne-t-on au Kremlin, mais permettrait en quelque sorte de le geler". Les Échos concluent qu'"au vu de la manière dont l’accord de septembre avait été vite piétiné, les Occidentaux peuvent craindre que les forces russo-séparatistes grignotent de nouveaux territoires".

Le Figaro rappelle qu'"inquiet des voix qui s'élèvent aux États-Unis pour armer les Ukrainiens, Vladimir Poutine, sans doute aussi préoccupé par l'effondrement de l'économie russe, a proposé aux Européens de relancer les négociations, à ses conditions [initiales]". François Hollande et Angela Merkel n'ont donc que répondu à cet appel russe. Le journal explique qu'"afin de donner toutes ses chances au sommet de Minsk, [les Européens] ont mis entre parenthèses, jusqu'au 16 février, l'application des nouvelles sanctions décidées contre des personnalités russes et des séparatistes". 
Une échéance également importante dans le cadre des négociations sur la dette grecque. 

C'est aujourd'hui que se réunissent les ministres des Finances de la zone euro (Eurogroupe). Pourtant, "l'espoir d'arriver à un compromis dès cette semaine lui paraissant faible, l'Union européenne se fixe pour objectif de conclure un accord provisoire sur la dette grecque lundi prochain, le 16 février", explique La Tribune. Le site de l'hebdomadaire annonce que "l'exécutif communautaire va présenter mercredi à l'Eurogroupe un projet de compromis prévoyant une période de transition de six mois afin de laisser du temps aux négociations entre Athènes et ses créanciers", ce qui a provoqué "une accélération de la hausse des Bourses européennes à la mi-journée mardi".

La Commission "espère qu’autour de la table, Grecs et Européens s’entendront au moins sur un cadre de négociation" aujourd'hui, explique Le Monde. Cela permettrait que les chefs d'Etat et de gouvernement, réunis demain, valide "politiquement ce cadre", "l’ambition étant que l’Eurogroupe du lundi 16 février débouche sur un accord définitif", analyse le site du quotidien. "Si les parties n’arrivent pas à s’entendre avant cette date, l’Etat grec va droit au défaut de paiement en mars", affirme Le Monde.

La Grèce devrait annoncer aujourd'hui qu'elle "accepterait de respecter environ 70% des engagements de réforme déjà passés avec ses bailleurs de fonds (…) les 30% de mesures dont Athènes souhaite s’affranchir sont “toxiques”, selon le ministère grec des Finances, et seront remplacées par dix autres chantiers d’envergure", rapporte Euronews. "Ce plan alternatif proposé par la Grèce représente un compromis qui enfreint cependant l'orthodoxie de l'austérité", soutient Le Nouvel Observateur. "Autant dire que plusieurs pays européens emmenés par l'Allemagne devraient ne pas le trouver à leur goût", avance le journal. Sur le dossier ukrainien comme sur celui grec, les négociations seront difficiles et intenses pour l'Union européenne.

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