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Ukraine : encore un sommet de la dernière chance

Revue de presse 09.02.2015

Le voyage diplomatique de François Hollande et Angela Merkel en Ukraine, puis en Russie, n'a pas abouti à un plan pour la paix. Persévérant, le couple franco-allemand a convié les deux belligérants à un nouveau sommet, mercredi en Biélorussie. Des doutes se font sentir quant au succès de cette opération.

Federica Mogherini et Angela Merkel à la conférence de Munich sur la sécurité

"La séquence diplomatique de vendredi au Kremlin, après celle de Kiev la veille, s’est soldée par un constat d’échec tempéré d’une lueur d’espoir", commentent Les Échos. "Paris veut encore croire à un plan de paix" pour le nouveau sommet de mercredi, mais "les principaux freins à un accord portent sur le statut exact des régions de l'Est, le contrôle des frontières entre la Russie et l'Ukraine et le retrait des armes lourdes", explique le site du quotidien.

En revanche, Le Monde estime qu'il y a "peu d'espoir que les négociations de paix aboutissent". Le site du quotidien cite la chancelière allemande qui "a qualifié d''incertain' le succès de la mission diplomatique qu'elle a entreprise avec François Hollande, jeudi à Kiev et vendredi à Moscou". Le Monde affirme que "Serguei Lavrov, ministre des Affaires étrangères russe, a laissé peu d'espoir quant à un accord prochain", puisqu'il a jugé que "l'Union européenne 'a soutenu un coup d'Etat' en Ukraine, qui a débouché sur le départ du président Ianoukovitch", samedi dernier à la conférence de Munich sur la sécurité. La Russie ne semble pas très coopérative, "le président russe dément vouloir faire la guerre mais accuse les Etats-Unis de pratiquer une forme d'hégémonisme", rapporte La Tribune. Même François Hollande est grave sur la situation annonçant que "Si nous ne parvenons pas à trouver un accord durable de paix, nous connaissons parfaitement le scénario : il a un nom, il s'appelle la guerre".

"Les relations entre la Russie et l’Occident s’approchent dangereusement du seuil d’une fracture irréparable", ajoute Le Monde, pour qui l'Ukraine est "un terrain d’affrontement stratégique digne de la guerre froide". Pour Libération, "face à l’évidence de l’intervention russe qui envoie des hommes (…) et du matériel militaire toujours plus sophistiqué pour aider les séparatistes, la question du contrôle de la frontière entre les zones séparatistes et la Russie est cruciale". Le journal affirme que "l’objectif du Kremlin n’en reste pas moins de vassaliser l’Ukraine en gardant le contrôle direct ou indirect d’une partie du territoire". "En poursuivant des discussions avec Kiev, Paris et Berlin, il a en effet gagné un temps précieux avant de figer la ligne de front dans l'est de l'Ukraine", complètent Les Échos.

Pour Euronews, "si l’initiative est franco-allemande, c’est bien Vladimir Poutine qui donne le rythme". "Le président russe affirme que le sommet à quatre prévu mercredi à Minsk n’aura lieu que s’il y a accord sur un certain nombre de points", rapporte le média en ligne. Le Nouvel Observateur souligne, quant à lui, "la 'présence intempestive' d'avions militaires russes qui se sont un peu trop approchés des côtes françaises et britanniques fin janvier". "Ces manoeuvres russes sont de plus en plus fréquentes dans la région, comme au temps de la guerre froide", conclut le journal.

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