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Ukraine : de nouvelles sanctions prévues dès aujourd'hui contre la Russie

Revue de presse 28.04.2014

Les pays occidentaux devraient aujourd'hui durcir les sanctions à l'encontre de la Russie. Parallèlement, les négociations se poursuivent pour la libération des otages de l'OSCE détenus par des séparatistes pro-russes.

Barack Obama (c) Commission européenne

Les pays du G7 s'apprêtent, comme ils l'ont annoncé samedi, à "mettre en place de nouvelles sanctions contre les intérêts de la Russie afin de punir la non-application par Moscou de l'accord de 'désescalade' (…) signé il y a dix jours à Genève" [Le Monde].

Les Etats-Unis, dont les premières mesures de rétorsion prises le 21 mars avaient déjà frappé le premier cercle du régime russe, pourraient dès aujourd'hui viser d'autres personnes et sociétés proches du président Vladimir Poutine (tels les dirigeants de Rosneft et Gazprom, précisent Les Echos), ainsi que les exportations de haute technologie au secteur de la défense, selon le conseiller adjoint américain à la Sécurité nationale Tony Blinken [AFP/Le Point].

Des sanctions "de phase 3", qui prendraient la forme d'embargos économiques ponctuels, "sont envisagées si l'armée russe envahissait l'Ukraine, ce que certains diplomates occidentaux n'excluent plus désormais", rapportent Les Echos.

Au niveau européen, les 28 se réunissent également aujourd'hui "en vue d'alourdir leurs propres sanctions, comme le gel d'actifs et des interdictions de voyage (…) [après] une première série de sanctions financières à l'encontre de responsables de second rang le 16 mars, élargie depuis" [Le Monde].

Ces nouvelles mesures visent à "faire comprendre à la Russie que les actes de déstabilisation qui se déroulent en Ukraine doivent cesser", a expliqué hier le président américain Barack Obama, cité par l'AFP. Si certains commentateurs doutent de l'efficacité de ces sanctions "à court terme", tels l'opposant russe Mikhaïl Khodorkovski, l'économie du pays semble néanmoins pâtir de la fuite massive de capitaux, qui a poussé vendredi l'agence Standard & Poor's à abaisser sa note à "BBB-" [AFP/Le Point].

Parallèlement, les négociations se poursuivent pour obtenir la libération des sept observateurs de l'OSCE détenus depuis trois jours à Slaviansk (le huitième a été libéré hier soir parce qu'il "souffre de diabète", selon l'AFP). Qualifiés "d'invités" par leurs ravisseurs, ceux-ci ont été présentés à la presse hier lors d'un "interminable show médiatique" [AFP/Le Nouvel Observateur]. Aux côtés de l'homme fort des séparatistes, Viatcheslav Ponomarev, c'est le colonel allemand Axel Schneider qui s'est fait leur porte-parole, ne manquant pas de rappeler "qu'ils aimeraient bien pouvoir 'librement' rentrer chez eux". Le chef des rebelles espère quant à lui pouvoir les échanger contre des "activistes" pro-russes capturés par les forces gouvernementales ukrainiennes.

Les tractations se poursuivent "dans un climat de plus en plus tendu, alors que les insurgés se préparent à un assaut des forces spéciales, qui stationnent à quelques dizaines de kilomètres de là", rappelle RFI.

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