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UKIP : le parti de Nigel Farage entre au Parlement britannique

Revue de presse 10.10.2014

Vainqueur au Royaume-Uni lors des dernières élections européennes,le parti eurosceptique et anti-immigration United Kingdom Independence Party (UKIP) entre pour la première fois, depuis sa création en 1993, au Parlement de Westminster. Largement élu hier avec 60 % des voix, Douglas Carswell a remporté un siège à l'issue d'une élection partielle dans la circonscription de Clacton-on-sea, dans l'Essex.

Nigel Farage

Le député permet au UKIP de célébrer sa deuxième victoire après les élections européennes. I Télé le décrit comme "plus éduqué que la majorité des membres de son nouveau parti, il séduit tout de même par sa proximité avec les habitants et son franc-parler". Ancien membre du Tory, il a changé d'étiquette au mois d'août dernier. Le Monde affirme qu'il "était le grand favori de cette élection (…) qu'il avait lui-même provoquée en claquant la porte du parti conservateur au pouvoir".

Du côté de la presse anglaise, The Guardian  parle d'un "mini tremblement de terre dans la politique britannique". Pour The Telegraph, "les conséquences sont un sérieux coup aux deux partis majoritaires seulement sept mois avant l'élection générale". Pour gagner ce premier siège au Parlement britannique, "UKIP a bénéficié d'une désillusion générale de la politique des partis majoritaires, empiré par un chômage élevé", selon The Independent. "M. Farage a dit qu'il s'attendait à ce que plus de députés conservateurs rejoignent le UKIP, suivant les défections de M. Carswell et de Mark Reckless", rapporte la BBC.

Outre la victoire personnelle du candidat, c'est surtout celle de son parti qui est commentée dans la presse. L'Express rappelle "sa fulgurante progression" et souligne que cette deuxième victoire "donne à son leader Nigel Farage l'occasion de prendre date pour les élections générales de 2015, où il compte poursuivre son 'offensive contre Westminster'". Pour Le Parisien, c'est un "nouveau coup de tonnerre politique au Royaume-Uni". La Croix explique que la victoire de cet ancien Tory "pourrait favoriser la défection d’autres élus de son parti" et qu'une "telle vague de départs pourrait perturber la réélection de David Cameron lors de l’élection générale du 7 mai prochain. Et pousser pour un référendum sur la sortie de l’Union Européenne".

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