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Tony Blair monte au créneau pour une autre Europe

Revue de presse 03.06.2014

Hier, devant la Confédération de l'Industrie britannique (CBI), Tony Blair, l'ancien Premier ministre, a réaffirmé ses positions sur l'avenir de l'Europe et la place du Royaume-Uni au sein de l'UE. "Les résultats des élections sont importants. Ils sont un appel à se réveiller envoyé à l’Europe et à la Grande-Bretagne" a-t-il déclaré [Les Echos].

Tony Blair février 2011

Le Monde parle d'un "cri d'alarme" lancé par l'ex-Premier ministre britannique qui se réaffirme encore comme un pro-européen convaincu. Pour de ce dernier, l'hypothèse d'un "Brexit" s'apparente à une "folie" et apparaît irréalisable. Le quotidien met en avant le moment choisi par Tony Blair pour s'engager dans la brèche de la défense de l'UE et de l'appartenance du Royaume-Uni à l'UE, alors que les Européennes ont consacré la montée des partis eurosceptiques, notamment le UKIP britannique.

Présenté comme un combattant du "désamour des Britanniques envers l'UE" [Libération], Tony Blair s'oppose à la stratégie de son successeur, David Cameron, qu'il juge aller dans une mauvaise direction avec sa menace de sortie du Royaume-Uni de l'UE : "ce serait plus facile de convaincre s'il parlait de ce qui est bon pour l'Europe et pas seulement de ce qui est bon pour la Grande-Bretagne" commente-t-il dans l'interview accordée au Monde.

Le journaliste Jean Quatremer rappelle que David Cameron est davantage isolé en Europe depuis qu'Angela Merkel s'est déclarée – chose quelque peu surprenante pour les Britanniques – en faveur de Jean-Claude Juncker dont la nomination pourrait provoquer le divorce du 10 Downing Street avec l'UE [Libération].

"Réformer les institutions pour les rapprocher de ceux qu'elles gouvernent" est le cœur du message de Tony Blair qui souligne et insiste sur le rôle central du Conseil dans ce besoin de changement institutionnel [Les Echos]. Cela passe nécessairement également, selon lui, par un "leadership" accru de l'Europe.

Plus concrètement, il préconise la lutte contre l'inflation et le soutien à la croissance par la BCE et la Commission, tout en augmentant le rythme des réformes économiques nationales. De plus, l'UE doit s'engager sur des sujets majeurs tels que "l'énergie, la défense, la lutte contre l'immigration illégale et le crime organisé".

Interrogé sur les chances de Jean-Claude Juncker de devenir président de la Commission, il indique que selon lui, le choix de la prochaine tête de l'exécutif européen ne se fera pas selon les résultats des élections européennes [Le Monde]. Le candidat pressenti en 2009 à la présidence du Conseil a indiqué qu'il n'a pas de but électoral : "je ne suis candidat à aucun poste, formel ou informel, dans l'UE. Il s'agit juste d'un sujet auquel je crois passionnément" [Le Monde].

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