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Terrorisme : la Commission européenne est-elle visée ?

Revue de presse 23.09.2014

Les menaces djihadistes se font de plus en plus virulentes. Les États-Unis et la France, les deux pays ayant participé aux frappes aériennes en Irak, sont visés par les terroristes de l'État Islamique, tout comme le reste de l'Europe. Selon la presse néerlandaise, la Commission européenne aurait été visée par un projet d'attentat, dont les instigateurs auraient été arrêtés au mois d'août.

Commission européenne

La France réagit face aux menaces terroristes, mais "à Bruxelles aussi, on prend les menaces au sérieux. La Commission européenne a renforcé sa sécurité après les informations sur des menaces djihadistes, tout en affirmant ne pas avoir d'éléments sur des 'menaces spécifiques' contre ses bâtiments", rapportent Les Échos.

Pour Gérald Papy, du Vif, la menace contre la Belgique est réelle : "Bruxelles, en tant que siège d'institutions comme l'OTAN et l'Union européenne ou de grandes sociétés américaines, est potentiellement une cible de choix, pour les islamistes radicaux". Le souvenir de l'attentat contre le Musée juif de Belgique à Bruxelles est encore frais dans les mémoires.

Dans une interview accordée à Euronews, Claude Moniquet, expert en sécurité internationale explique que "si l’Etat Islamique commettait l’erreur stratégique de commettre des attentats en Europe, au contraire il ne pousserait pas ces pays à se retirer mais à amplifier leur participation et sans doute à durcir leur participation dans la coalition".

L'Espagne est également préoccupée par les menaces djihadistes. Pour Aldo Olcese, président de la fondation Education for Employment, il "serait bien que l'Espagne, pays ayant de nombreux liens et implications dans la région (…) participe au moins aux opérations de maintien de la paix et de reconstruction (…) n'oublions pas qu'une des positions stratégiques défendue publiquement de l'État Islamique est la reconquête de l'Andalousie" [El Mundo].

Ce matin, l'armée américaine et des "partenaires" ont mené pour la première fois des raids contre des positions du groupe État islamique en Syrie, a annoncé le Pentagone. Un tournant dans la lutte contre les djihadistes extrémistes de ce groupe, dont le centre de commandement se trouve en Syrie, et qui usent des vastes portions de territoire qu'ils ont conquis comme base de départ de leurs offensives dans l'Irak voisin [Le Figaro].

Jusqu'à présent "seuls les États-Unis ont dit qu'ils étaient prêts à lancer des frappes aériennes en Syrie", tandis que "la Grande-Bretagne mûrit lentement sa décision". En France, François Hollande a affirmé lors de sa conférence de presse du 18 septembre dernier, qu'il "n'y aura pas de troupes au sol et [que la France n'interviendra] qu'en Irak", rapporte Le Figaro.

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