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Syriza : le « road trip » européen du gouvernement grec pour la renégociation de la dette

Revue de presse 02.02.2015

Alexis Tsipras et son ministre des Finances, Yanis Varoufakis, font le tour des capitales européennes afin de trouver des alliés pour les négociations sur la restructuration de la dette grecque. Les dirigeants de Syriza oscillent entre déclarations provoquantes et apaisantes.

Alexis Tsipras

"Fini le dialogue de sourds, place à la recherche d'alliés", annoncent Les Échos. Les deux dirigeants de Syriza, coqueluches des médias, font parler d'eux à chaque escale de leur déplacement censé apaiser leurs partenaires européens tout en obtenant une restructuration de la dette grecque. "La perspective de ce périple a déjà conduit les deux leaders à adopter un verbe plus policé : fini les envolées de vendredi contre la troïka ou les annonces de sortie du plan d'aides, Alexis Tsípras comme Yanis Varoufakis se sont montrés ce week-end plus conciliants", expliquent Les Échos.

Pourtant, "Yanis Varoufakis a dit qu'il ne voulait pas discuter avec la troïka (UE, BCE, FMI)", rappelle Le Figaro. Néanmoins, "mettant un peu d'eau dans son vin, il a expliqué que par 'troïka' il visait uniquement les experts des trois institutions qui se rendent régulièrement à Athènes - où ils sont honnis - pour examiner les comptes et vérifier la mise en œuvre des réformes dictées par les créanciers", nuance le site du quotidien. "Le gouvernement grec veut s'adresser directement à ceux qui tiennent les cordons de la bourse, les chefs d'État et de gouvernement", constate Le Figaro. La logique est donc plus intergouvernementale qu'européenne.

Pour Challenges, ce "road show européen" est "inscrit sous le signe de l'apaisement". Selon Yanis Varoufakis, "la Grèce a été shootée à l’argent pendant des années, elle est 'comme un junkie qui réclame une nouvelle dose, il faut l’aider à se sevrer'", mais il ne veut pas que la restructuration de la dette grecque se fasse "au détriment des autres pays" et s'est aussi dit prêt "à se faire aider pour réformer son administration et enfin endiguer la fraude fiscale qui la mine", rapporte le site de l'hebdomadaire.

Le président François Hollande, la chancelière Angela Merkel et le président du Parlement européen Martin Schulz ont tenté "d’ajuster leur réponse à la nouvelle 'donne' grecque", lors de leur rencontre de la semaine dernière, rapporte Le Monde. "Pour l’instant, la réponse de Mme Merkel et de M. Hollande aux demandes grecques reste d’une extrême prudence" : il n'est "pas question de parler d’effacement", explique le site du quotidien. "Reste que les Européens divergent encore sur la tactique à adopter".

Selon Les Échos, "la France se voit peut-être en trait d'union entre le nord et le sud de l'Europe, mais c'est assurément un numéro d'équilibriste qui s'annonce". En tout cas, pour Rue89, "le vote souverain du peuple grec est une bonne nouvelle pour les partisans de la poursuite de la construction européenne". Le journal en ligne explique "pourquoi Syriza et l’Europe sont condamnés à s’entendre", arguant qu'un "échec profiterait à Aube dorée" et qu'une "sortie de la Grèce de l’euro, (…) aurait évidemment de graves répercussions sur d’autres pays". Rue89 ajoute que "la France de François Hollande, consensuelle depuis le début avec les exigences rigoristes d’Angela Merkel, devrait maintenant en tirer les bénéfices, à la fois pour aider au règlement du problème grec, et pour améliorer sa propre situation".

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