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Syrie : semaine de marathon diplomatique pour François Hollande

Revue de presse 24.11.2015

La semaine est chargée pour le Président français, qui compte rencontrer l'ensemble des membres du Conseil de sécurité des Nations Unies en l'espace de quelques jours, sans pour autant mettre de côté ses alliés européens. Ces derniers, à l'image de la communauté internationale, se montrent cependant divisés sur l'objectif de François Hollande : réunir une coalition en vue d'une intervention renforcée en Syrie.

Entretien avec Donald Tusk, président du Conseil Européen

"Dix jours après les attentats de Paris, le président François Hollande se lance dans une mobilisation tous azimuts pour tenter de renforcer la riposte internationale contre l’Etat islamique (EI)", explique Le Monde. Il s'agit, pour l'Opinion, d'un "agenda international aussi ambitieux que jamais vu".

Le Président français a accueilli hier le Premier ministre britannique. "David Cameron, favorable à une extension des frappes aériennes en Syrie" d'après Le Monde, "sera suivi, quelques heures plus tard, par le président du Conseil européen, Donald Tusk".

Libération résume la position des chefs d'Etat et de gouvernement européens que doit rencontrer François Hollande cette semaine. L'Allemagne tout d'abord, qui selon Le Monde a envoyé des formateurs dans la zone kurde de l'Irak, se cantonnera au "soutien logistique". Vient ensuite Matteo Renzi, "le président du Conseil italien, qui 'ne veut pas d’une Libye bis' en Syrie".

Enfin, David Cameron se dit favorable aux opérations militaires, mais a pour cela "besoin du feu vert de son Parlement", explique le quotidien. Dans l'attente de cet accord, "le Premier ministre britannique a annoncé lors d'une conférence de presse la mise à disposition de sa base de la Royal Air Force située à Chypre", rapporte La Tribune.

Le marathon diplomatique ne se limitera pas aux frontières de l'Europe. Il s'agit en effet de rencontrer "les cinq membres du Conseil de sécurité de l’ONU en une semaine" [Libération].

"Le locataire de la Maison-Blanche reçoit ce mardi son homologue de l'Élysée qui espère le faire changer d'approche sur la Syrie et sur la Russie", rapporte Le Figaro.

L'Obs rappelle qu'il y a "une semaine, devant le Congrès réuni à Versailles, François Hollande a indiqué qu’il rendrait visite à Vladimir Poutine et Barack Obama cette semaine dans l’espoir de forger une 'grande coalition unique' contre Daech". Suite à la prise de position américaine sur la question, il convient dorénavant de parler de "coordination".

D'après Le Figaro, le "spectaculaire regain d'agressivité russe en Europe [pousse] Washington à la méfiance". Pourtant, selon Le Monde, "un rapprochement avec Moscou a d’ores et déjà été esquissé par le président Hollande". Le quotidien insiste sur la position ambigüe de la Russie qui, bien que menant des frappes contre l'Etat Islamique, "continue surtout à viser les autres forces de l’opposition, dont certaines sont soutenues par les Occidentaux".

Il ne faut pas oublier l'"entente parfaite entre Poutine et Khamenei sur la Syrie", explique Courrier international, qui précise que "le président russe Vladimir Poutine et le guide suprême d'Iran, l'ayatollah Khamenei, les deux grands alliés du régime syrien, ont affiché lundi à Téhéran leur entente parfaite pour rejeter toutes 'tentatives extérieures de dicter' son avenir à la Syrie".

Resté relativement silencieux jusqu'à présent, le Président chinois Xi Jinping rencontrera François Hollande "à la veille de l’ouverture de la COP 21" [Libération].

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