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Suède : Victoire de justesse des sociaux-démocrates et percée de l'extrême droite

Revue de presse 15.09.2014

Les sociaux-démocrates l'ont emporté de peu lors des élections de dimanche en Suède et doivent désormais négocier pour former une coalition. L'extrême droite, quant à elle, réalise une percée dans les résultats et devient le troisième parti du pays.

Stefan Lofven

Les sociaux-démocrates sortent vainqueurs des élections législatives en Suède, mais de justesse. Ils ont remporté 43,7% des voix, soit 160 sièges et devancent la coalition du Premier ministre sortant avec 39,1%, soit 142 sièges. Pour Euronews, les "Suédois sanctionnent donc le Premier ministre sortant, Fredrick Reinfeldt, dont l‘élection en 2006 avait mis fin au règne quasi-ininterrompu des sociaux-démocrates depuis les années 1930".

Euractiv nuance la victoire de la gauche, puisque les "partis de gauche, qui ont avancé en ordre dispersé, ne semblent pourtant pas avoir pleinement exploité les faiblesses du gouvernement sortant". Le Monde décrit le gagnant des élections, le chef du Parti social-démocrate suédois des travailleurs Stefan Löfven, comme un "ancien ouvrier et syndicaliste de 57 ans (qui) semble en passe de devenir le premier ministre le plus mal élu de l'histoire de son parti".

Une troisième force se fait beaucoup remarquer dans ses élections, celle de l'extrême droite, les Démocrates de Suède. Elle obtient 13% des voix, soit 43 sièges. Les Échos notent cette "poussée historique de l'extrême droite, que le futur Premier ministre probable veut maintenir en dehors des tractations gouvernementales". Le Monde rappelle que "les Démocrates de Suède restent frappés d'ostracisme par les sept autres partis du Riksdag, le Parlement suédois, qui ont exclu de discuter avec eux".

Le président du parti, Jimmie Åkesson, considère sa formation comme "maître du jeu" et affirme : "Il est évident qu'ils [les autres partis] devront nous prendre en considération désormais [...] Il faut gouverner ce pays, et ce sera difficile s'ils ne sont pas prêts à nous parler", rapporte La Tribune.

Le JDD estime quant à lui que les représentants de l'extrême droite " possèdent maintenant un pouvoir de blocage. Une perspective qui fait tache au pays d'Olof Palme et du réformisme social-démocrate qui a fait rêver la gauche européenne si longtemps".

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