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Succès d'Angela Merkel aux législatives allemandes,  Philip Morris accusé de lobbying illégal auprès d'eurodéputés

Revue de presse 23.09.2013

"La femme la plus puissante du monde" : c'est en ces termes que l'AFP, reprenant le classement opéré par le magazine Forbes il y a quelques mois, décrit désormais Angela Merkel. Suite aux résultats des élections fédérales de dimanche, celle-ci devrait prochainement entamer un troisième mandat à la tête du gouvernement allemand.

Angela Merkel

Et pour cause, précisent aujourd'hui plusieurs journaux français : la chancelière allemande devient "le premier dirigeant européen à être reconduit à la tête d'un pays depuis la crise financière et monétaire qui a secoué l'Union européenne".

Si sa réélection était attendue, c'est surtout le succès du parti conservateur et le faible score de son rival social-démocrate qui dépassent les prévisions. La CDU obtient 41,5% des voix, son meilleur résultat depuis la réunification du pays en 1990, tandis que le SPD "reste proche de son plus bas historique d'il y a quatre ans" avec 25,7% des suffrages [AFP/Le Monde].

L'allié traditionnel de la CDU est quant à lui évincé du Bundestag pour la première fois de l'histoire de la RFA, tandis que les Verts et la Gauche, les deux autres partis chutent respectivement à 8,4 et 8,6%. Le nouveau parti anti-euro AfD n'ayant pas franchi la barre des 5%, l'hémicycle ne comptera donc plus que quatre partis. Ayant manqué la majorité absolue de quelques sièges, la CDU devra donc choisir parmi ces derniers, un partenaire de gouvernement d'ici les prochaines semaines, très probablement le SPD [AFP/Le Monde].

Selon Les Echos, la chancelière pourrait dès lors "devoir céder des postes ministériels clés, comme celui des Finances, et accepter certains points du programme du SPD, sur l'instauration d'un salaire minimum ou le relèvement des impôts pour les hauts revenus".

Plusieurs journaux dressent les défis auxquels Angela Merkel devrait s'attaquer, au niveau national (bas salaires, retraites, faible natalité) comme au niveau européen (crise de la zone euro). Pour Le Nouvel Observateur, la "dame de fer" hésiterait entre "germaniser l'Europe" et "européaniser l'Allemagne".