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Sous pression, Moscou aurait conclu avec Kiev un accord pour un cessez-le-feu

Revue de presse 03.09.2014

L'information n'est pas encore confirmée par Moscou, mais pourrait apporter une note d'espoir dans le conflit ukrainien. Selon Kiev, les présidents Petro Porochenko et Vladimir Poutine se seraient accordés, lors d'un appel téléphonique, pour un cessez-le-feu permanent dans l'est de l'Ukraine. D'après le communiqué AFP publié en milieu de matinée, les deux dirigeants seraient tombés d'accord sur un cessez-le-feu dans le Donbass, bassin minier de l'Est qui comprend les régions de Donetsk et de Lougansk en proie à de violents combats [Le Figaro]. Un nouveau train de sanctions militaires et économiques devait être annoncé d'ici la fin de la semaine par l'UE [Le Monde].

Mogherini

Le conflit continue de faire la Une des journaux alors que le président américain est arrivé ce matin en Estonie [Le Nouvel Obs] pour rassurer les pays baltes qui craignent pour leur sécurité face au conflit ukrainien. Barack Obama qui devait lancer un nouvel avertissement à la Russie, avant de participer au sommet de l'OTAN au Pays de Galles en fin de semaine, devrait commenter le cessez-le-feu annoncé ce matin.

Lors du sommet de l'OTAN qui a lieu jeudi et vendredi au Royaume-Uni, l'Alliance atlantique doit adopter un plan de réactivité, en réponse à l'attitude de la Russie dans la crise ukrainienne, perçue comme une menace directe par certains membres (Etats baltes, Pologne, Roumanie, Bulgarie), explique Le Nouvel Obs.

Ce plan doit permettre de déployer très rapidement "plusieurs milliers" de soldats en Europe de l'Est [Le Monde]. Selon le New York Times, il prendrait la forme d'une force de 4 000 hommes capable de répondre en quarante-huit heures, avec le soutien de certains anciens pays du bloc soviétique comme la Pologne, aux mouvements de troupes russes.

Hier, la future chef de la diplomatie européenne a indiqué que l'Union européenne devait décider d’ici à vendredi une nouvelle série de sanctions contre la Russie. "Le partenariat stratégique avec la Russie est terminé (…). Il s’agit d’une agression et nous devons répondre de la manière la plus forte possible ", a lancé Federica Mogherini, devant la commission des Affaires étrangères du Parlement européen [Les Echos].

L'Union européenne au bord de la rupture avec la Russie [Le Figaro], c'est le sentiment du président actuel du Conseil européen qui n'a pas mâché ses mots hier. "C'est désormais un choc de valeurs, l'Europe fait face à sa plus grande menace depuis la fin de la guerre froide et elle doit défendre sans hésiter sa façon d'être", a lâché Herman Van Rompuy lors d'un rendez-vous avec les ambassadeurs européens, opportunément rendu public.

Selon plusieurs quotidiens, le ministre ukrainien de la Défense Valéri Guéléteï avait ces derniers jours mis en garde contre une "grande guerre" entre l'Ukraine et la Russie qui pourrait faire "des dizaines de milliers de morts".

"Nous avons tout simplement besoin d’un répit", a expliqué à l’AFP un haut responsable diplomatique à Kiev, sous couvert de l’anonymat, en assurant que la présidence ukrainienne n’avait pas l’intention de "geler le conflit", peut-on lire dans Libération qui consacre sa Une au conflit. "Geler le conflit signifierait détruire le pays. Porochenko en est conscient", a-t-il poursuivi. "On ne peut pas faire confiance aux Russes mais on ne peut pas ne pas essayer de se mettre d’accord avec eux", a conclu la source diplomatique ukrainienne.