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Sommet UE-Russie : le dossier ukrainien comme plat de résistance

Revue de presse 28.01.2014

"Ce n'est pas la guerre froide, mais la température s'en rapproche". Le Figaro expose ainsi l'ambiance du 32ème sommet UE-Russie qui va se dérouler à Bruxelles ce mardi, en présence du président russe Vladimir Poutine, de son ministre des Affaires étrangères, Sergueï Lavrov, des présidents de la Commission européenne et du Conseil européen, José Manuel Barroso et Herman Van Rompuy, ainsi que la chef de la diplomatie européenne, Catherine Ashton. Outres les dossiers économiques qui seront discutés, la situation ukrainienne envenime les discussions entre les deux grands.

Sommet UE- Russie décembre 2012

Le sommet promet d'être glacial en effet. Mais également très succinct puisque réduit à une réunion de 3 heures, au lieu des 2 jours prévus [Le Figaro]. Le nombre de participants est également réduit, afin "d'éviter les fuites" sur ce qui s'annonce comme une confrontation musclée [le Monde]. La décision du président ukrainien de se rapprocher de la Russie et les conséquences politiques internes qui en ont découlé sont à l'origine de cet entretien éclair.


Les voix russes et européennes apparaissent pourtant divisées sur le thème principal de cette réunion. La Russie, par le biais de son ambassadeur Vladimir Chijov, assurant que "ce ne sera pas un sommet sur l'Ukraine" et l'UE, par le biais d'un porte-parole du président de la Commission européenne, affirmant que "ce sera un débat sur l'intégration régionale" [Le Monde].


La véritable lutte d'influence qui se déroule en Ukraine entre l'UE et la Russie n'est pas encore finie. Jean-Jacques Mevel, correspondant à Bruxelles du Figaro, explique que "l'Europe entend au contraire profiter de l'affaiblissement du président ukrainien pour retrouver l'avantage" [Le Figaro]. Une opportunité également renforcée de par la démission du Premier ministre ukrainien ce mardi matin [Le Monde].


Bien que le sommet soit dominé par le sujet du voisinage commun, d'autres sujets de désaccord sont à l'agenda comme l'énergie, le non-respect des engagements russes au sein de l'OMC, la liberté d'expression et le respect des droits de l'Homme [Le Figaro].


Toutefois, L'Opinion rappelle qu'au-delà des rivalités, "des intérêts commerciaux et économiques communs poussent les Vingt-huit à préserver leur partenariat avec Moscou".


De plus, dans une tribune du Monde, Igor Chouvalov, vice-Premier ministre de la Fédération de Russie, souligne que les ambitions russes d'établir une union eurasiatique [l'union douanière entre la Russie, la Biélorussien le Kazakhstan et bientôt l'Arménie] ne sont pas si éloignées du projet européen puisque "l'UE est le modèle de l'union eurasiatique", et non pas l'URSS comme certains le dénoncent.

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