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Sommet quadripartite à Paris : la France reçoit l'Allemagne, la Russie et l'Ukraine

Revue de presse 02.10.2015

Aujourd'hui à Paris, à l'initiative de François Hollande, se tient un sommet quadripartite entre la France, l'Allemagne, la Russie et l'Ukraine. Il s'agit avant toute chose de trouver un accord pour désamorcer durablement la situation en Ukraine et d'obtenir un nouvel accord d'ici à la fin 2015. Au regard des récents engagements russes en Syrie, le moment pourrait être propice, Moscou ne souhaitant pas avoir deux fronts militaires suscitant la désapprobation occidentale en même temps.

Conflit en Ukraine

"Un nouvel espoir pour l'Ukraine à Paris", titre Le Figaro. "Eclipsée par la Syrie à l'Assemblée générale de l'ONU, la guerre en Ukraine revient en force à Paris où les quatre acteurs du format dit 'de Normandie' se retrouvent ce vendredi à l'Élysée dans l'espoir de redynamiser le processus de paix", note le quotidien. Le format "de Normandie" faisant référence la réunion ayant eu lieu entre "Vladimir Poutine, Petro Porochenko, Angela Merkel et François Hollande" le 6 juin dernier, à l'occasion de l'anniversaire du Débarquement.

L'objectif est affirmé, il s'agit de "consolider la paix en Ukraine, avec à la clé une possible levée des sanctions qui étranglent la Russie", rapporte Libération. Cela se traduirait par "l’application concrète des accords de Minsk 2 d’ici la fin décembre", qui prévoient la "normalisation en Ukraine, c’est-à-dire le retrait des forces stationnées dans ce pays et la sécurisation de la frontière russo-ukrainienne".

Le Monde précise que "le moment est particulièrement favorable : dans le Donbass, le front est calme comme jamais depuis le début du conflit, au printemps 2014". Un autre facteur justifiant le besoin d'assurer le retour à la paix en Ukraine se trouve dans "l'implication [russe] non concertée avec les Occidentaux en Syrie [qui] fait paradoxalement espérer aux diplomates occidentaux une position plus conciliante sur l’Ukraine".

Néanmoins la partie n'est pas gagnée d'avance. Le "contrôle de la frontière par l’Ukraine et [le] retrait ou [le] désarmement des groupes armés illégaux" sont les deux éléments clés des accords de Minsk 2, qui permettront de vérifier "réellement la bonne volonté affichée aujourd’hui par Vladimir Poutine" [Le Monde].

L'éditorial de Jean-Christophe Ploquin, rédacteur en chef de la Croix, détaille la stratégie russe et identifie "un front qui refroidit, [et un] autre qui s’échauffe. […] Dans l’est de l’Ukraine, [Vladimir Poutine] veille à ce que le principe d’un cessez-le-feu soit respecté. En Syrie, il intervient directement en soutien à Bachar Al Assad".

Ce sommet sera pour Les Echos l'occasion d'un "dégel entre Paris et Moscou". Autour de la question ukrainienne "le Kremlin semble jouer une partition moins dure […] comme l'illustre l’accord récent, et express, sur le gaz livré à l’Ukraine". Et cela peut aussi être l'occasion d'aborder les relations économiques avec la Russie. Le même article des Echos rapporte les propos d'un diplomate russe : "Côté politique, ça risque d’empirer. Mais, côté business, ça commence à repartir".

Solutionner la crise ukrainienne pourrait permettre de lever les sanctions européennes à l'égard de la Russie, qui asphyxient son économie, ce que "Kiev redoute" [Le Figaro].

Pour renouer les liens économiques, des projets d’investissements croisés se développent, de même que des rencontres interministérielles franco-russes sont organisées, par exemple autour de la COP 21. Une conférence doit en effet se tenir à Moscou la semaine prochaine [Les Echos].

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