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Russie-Ukraine : Les sanctions européennes continuent face à la montée des tensions

Revue de presse 21.01.2015

La lutte contre le terrorisme a presque éclipsé les relations de l'Union européenne avec la Russie sur fond de conflit ukrainien. Les combats ne se sont pourtant pas arrêtés et le président ukrainien, Petro Porochenko, accuse la Russie d'avoir envoyé 700 soldats à l'est du pays. Dans ce climat tendu, les 28 ministres européens des Affaires étrangères ont décidé lundi de poursuivre les sanctions à l'encontre du voisin de l'Est.

Petro Porochenko et Federica Mogherini

"Les Vingt-Huit restent divisés sur la Russie", estime Le Monde. Federica Mogherini, cheffe de la diplomatie européenne, avait préparé pour la réunion de lundi un document de travail "qui soulignait qu’un retour au dialogue permettrait d’envisager une coopération dans la lutte contre le terrorisme", rapporte le site du quotidien. Ces propositions n'ont pas été rejetées, mais "ont toutefois suscité de vives critiques de la Lituanie, de la Pologne et de la Grande-Bretagne" et "les partisans d’une ligne dure sont repartis avec la confirmation que la position des Européens n’était pas modifiée", explique le journal.

Les divergences entre les pays membres de l'Union restent importantes. Certains envisagent la fin des sanctions si le dialogue se renoue positivement alors que "Juozas Olekas, le ministre de la Défense lituanien, a justifié auprès de l'agence Reuters l'étonnante information selon laquelle son pays allait diffuser prochainement un manuel de survie en cas d'invasion russe", rapporte Le Point. Le site de l'hebdomadaire rappelle que la Lituanie "a été occupée de 1940 à 1990 par l'URSS, et l'annexion de la Crimée par la Russie de Vladimir Poutine a réveillé d'anciennes craintes".

La position européenne est influencée par les derniers événements en Ukraine. "Bombardement meurtrier à Donetsk dans l’est de l’Ukraine, accusation de Kiev, démenti de Moscou : la tension est montée d’un cran ce mardi", analyse Euronews. Cinq civils ont été tués et 29 autres blessés dans la nuit de mardi à mercredi lors de bombardements dans la ville de Donetsk. Aujourd'hui, les ministres des Affaires étrangères ukrainien, russe, allemand et français se retrouvent à Berlin pour tenter de désamorcer la situation. "Leur dernière réunion, le 12 janvier à Berlin, avait débouché sur un constat d'échec et le report sine die de ce sommet [prévu au Kazakhstan], initialement envisagé le 15 janvier", explique Le Nouvel Obs/AFP. Le site de l'hebdomadaire souligne que, "en visite à Washington, la cheffe de la diplomatie européenne Federica Mogherini a pour sa part assuré que l'Union européenne n'a pas oublié la Crimée annexée par la Russie".

Dans une interview, le président ukrainien, Petro Porochenko, affirme au journal Le Monde : "nous sommes prêts non seulement à défendre notre pays mais aussi à défendre l’Europe. Parce que la ligne de front pour défendre la liberté et les valeurs de l’Europe, c’est l’Ukraine". Pour lui, "les sanctions fonctionnent, en ce sens que non seulement elles créent des problèmes à la Russie, mais qu’elles maintiennent les Russes à la table des négociations (…) Ne sous-estimez pas l’unité de l’Union européenne".

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