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Royaume-Uni : les Eurosceptiques font pression sur Cameron

Revue de presse 13.01.2014

Alors que David Cameron a promis un référendum sur la sortie ou non du Royaume-Uni de l'UE d'ici 2017, un projet de loi va être étudié par le Parlement britannique sur la possibilité d'un veto permanent que Londres pourrait utiliser contre toute législation européenne.

David Cameron

"Nous vous appelons à […] faire de l'idée d'un veto national sur les lois actuelles et futures de l'Union européenne, une réalité" : Le Monde cite un extrait de la déclaration des 95 députés conservateurs qui apostrophent le premier ministre britannique. C'est en effet cette pression eurosceptique exercée sur Cameron qui est reprise dans l'actualité.

Cette demande de renforcement des pouvoirs du Parlement face à l'Union européenne n'est pas la première, à l'instar du "verrou législatif" instauré en 2010 par Downing street. Cette mesure prévoyait la mise en place systématique d'un référendum lorsque le Royaume-Uni voulait transférer certaines de ses compétences à l'Union européenne.

Toutefois, ce débat sur le référendum promis pour 2017 par Cameron divise les Conservateurs [La Tribune] et pourrait nuire au parti. C'est notamment au niveau de la Chambre des Lords que le débat sera le plus virulent, puisque "peu de sujets divisent davantage les Conservateurs que l'Europe", comme le précise la BBC citée dans l'article. La promesse d'une sortie de l'Union européenne pourrait donc se confronter à une "mort par suffocation" indique le quotidien. De plus, une telle décision ne serait pas forcément en accord avec l'opinion publique hésitante sur le sujet.

Londres souligne toutefois l'incertitude des conséquences pratiques d'une telle décision [Le Point]. Il existe en effet un risque pour le marché unique, comme l'indique un porte-parole de M. Cameron, dont les dires sont repris par Le Point : "Si des Parlements nationaux rejetaient régulièrement et unilatéralement des lois européennes, le marché unique ne fonctionnerait pas".

C'est également les droits des immigrés issus de l'Union européenne qui sont remis en cause. Iain Duncan Smith, ministre du Travail conservateur, a en effet indiqué le possible allongement des délais d'attentes d'éligibilité aux prestations sociales pour ces ressortissants [Le Monde], de 3 mois à 2 ans.

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