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[Revue de presse] Royaume-Uni : Theresa May sur la sellette, Boris Johnson se pose en successeur

Revue de presse 17.05.2019

Au Royaume-Uni, la démission de Theresa May se précise. La Première ministre a en effet annoncé, jeudi 16 mai, qu'elle se retirerait après un quatrième vote de la Chambre des communes sur le Brexit, début juin. Ancien maire de Londres et ministre des Affaires étrangères, figure des pro-Brexit, Boris Johnson devrait être candidat pour lui succéder. Tandis que le chef du Labour, Jeremy Corbyn, a prévenu que son parti voterait de nouveau contre l'accord de sortie négocié avec l'UE.

Boris Johnson et Theresa May

Boris Johnson et Theresa May - Crédits : ONU, Tiocfaidh ár lá 1916

Theresa May promet de tirer sa révérence en juin

"Theresa May laissera bientôt sa place", titre La Croix. La Première ministre Theresa May a annoncé, jeudi 16 mai, accepter l'établissement d'un calendrier pour la "date exacte de son départ, dès l'adoption ou non au Parlement britannique de son accord sur le Brexit" après un ultime vote à la Chambre des communes, annonce Euronews. C'est ce qui a été convenu à l'issue de sa réunion "d'une heure et demie très tendue" avec Graham Brady, ténor des tories et président du "comité 1922", "qui rassemble tous les députés du Parti conservateur non-membres du gouvernement" [La Croix].

Pour Les Echos, le timing de cette annonce "ne doit rien au hasard". La leader conservatrice avait en effet annoncé, mercredi 15 mai, sa volonté de soumettre de nouveau au Parlement, au cours de la première semaine de juin - le 7 plus précisément, selon le quotidien Le Monde - l'accord sur Brexit, rejeté à trois reprises par les députés britanniques. Et que le parti travailliste s'apprête de nouveau à rejeter, a annoncé le chef du Labour Jeremy Corbyn, prenant "acte de l'échec des négociations entre le Labour et le gouvernement conservateur" [Challenges].

[Revue de presse] Brexit : vers un nouveau vote sur l'accord de sortie début juin

M. Brady et Mme May se rencontreront à nouveau après le vote afin de "convenir d'un calendrier pour l'élection d'un nouveau chef", relate Politico. Fortement "critiquée dans son propre camp pour sa gestion du Brexit" [Les Echos] et en raison des "mauvais résultats des conservateurs aux récentes élections locales en Angleterre", la Première ministre est en effet victime de "pressions croissantes pour quitter Downing Street cet été", note la BBC.

En attendant, "la bataille pour la succession de Theresa May est désormais ouverte", écrit L'Express.

Boris Johnson revient dans le jeu

Intervenant dans un "climat non seulement de fin de règne, mais de délitement inquiétant du système politique britannique", le lancement de la campagne interne aux tories est "attendu depuis des mois", constate Le Monde. "La course à [la] succession [de Theresa May] ne fait que commencer, ajoutant encore une incertitude au 'quand' et au 'comment' du Brexit", analyse Euronews. Et Boris Johnson, "député favorable à un Brexit dur" [Les Echos], se dit prêt. Il a confirmé ce jeudi qu'il serait "candidat au poste de Premier ministre quand Theresa May quitterait ses fonctions" [L'Express].

L'ancien maire de Londres et chantre du Brexit qui, "en désaccord avec la stratégie du gouvernement en matière de Brexit", avait démissionné de son poste de ministre des Affaires étrangères l'an dernier, est "sans doute le grand favori", analysent Les Echos.

Mais le conservateur sera probablement concurrencé par d'autres candidats. "Un certain nombre de membres du cabinet de Mme May sont susceptibles de se mettre en avant", note le New York Times. Le média fait ainsi référence à de Jeremy Hunt, ministre des Affaires étrangères, Sajid Javid, ministre de l'Intérieur, Dominic Raab, ancien secrétaire d'Etat au Brexit, ainsi qu'Andrea Leadsom, ministre en charge des relations avec la Chambre des communes.

Aux élus et adhérents conservateurs de choisir

Selon les règles du parti, "les parlementaires conservateurs choisiront deux candidats, mais la décision finale sera soumise à un vote des membres du parti, soit environ 120 000 personnes", rappelle le New York Times. A ce propos, Boris Johnson "n’a pas la cote chez les députés, mais s’il est présélectionné, il a de grandes chances d’être élu, car il est le favori des adhérents", analyse Le Monde.

La présélection du candidat serait pour bientôt. "La plupart des analystes s'attendent à ce qu'au moins la première phase du concours, qui concerne les élus conservateurs, soit terminée avant les vacances d'été du Parlement, vers la fin juillet", précise le New York Times. Et "d'ici au 29 septembre, premier jour du congrès des tories", un nouveau leader devrait être désigné, informe Le Monde.

 

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