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[Revue de presse] Reprise du dialogue entre la Serbie et le Kosovo, sous l'égide de la France, de l'Allemagne et de l'UE

Revue de presse 07.07.2020

La France, l'Allemagne et l'Union européenne organisent par visioconférence un nouveau sommet entre la Serbie et le Kosovo vendredi 10 juillet, deux jours avant une rencontre physique des dirigeants à Bruxelles.

Aujourd'hui accusé de crimes de guerre par la justice internationale, le président kosovar Hashim Thaçi (à gauche) avait rencontré son homologue serbe Aleksandar Vučić (au milieu) lors d'un sommet informel sur les Balkans en février 2020

Aujourd'hui accusé de crimes de guerre par la justice internationale, le président kosovar Hashim Thaçi (à gauche) avait rencontré son homologue serbe Aleksandar Vučić (au milieu) lors d'un sommet informel sur les Balkans en février 2020 - Crédits : Etienne Ansotte / Commission européenne

Le Premier ministre kosovar Avdullah Hoti et le président serbe Aleksandar Vučić vont participer à une visioconférence vendredi 10 juillet, sous l'égide de la France, de l'Allemagne et de l'UE. Organisée à l'initiative du président français Emmanuel Macron, elle comptera également la chancelière allemande Angela Merkel, le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell ainsi que le représentant spécial de l'UE pour les Balkans occidentaux, Miroslav Lajcak.

Le sommet, qui doit préparer une rencontre physique prévue deux jours plus tard à Bruxelles, vise à "relancer le dialogue" entre les deux pays et "permettre à l'UE de faciliter la solution de leurs différends", a affirmé l'Elysée cité par Libération. "Ce n'est pas un hasard si nous continuons le dialogue dimanche, après la réunion de vendredi", a indiqué le porte-parole du Service européen pour l'action extérieure de l'UE, qui parle "[d'] événements complémentaires" [RFI].

Statut du Kosovo

Les deux parties sont au coeur de "l'un des conflits territoriaux les plus épineux d'Europe", souligne le Figaro. Ancienne province serbe à la population "principalement d'origine albanaise", le Kosovo a "proclamé son indépendance (...) en 2008", dix ans après la "campagne de bombardement de l'OTAN" qui a mis fin au conflit armé de 1998-1999. Une sécession contestée par Belgrade, qui "continue de considérer le territoire comme une province rebelle" [Politico].

L'objectif des deux prochaines réunions est donc de s'accorder sur le "statut final du Kosovo". Plus précisément, il s'agit pour le Service européen pour l'action extérieure de "relancer les discussions et le travail sur un accord global et juridiquement contraignant sur la normalisation des relations entre la Serbie et le Kosovo, portant sur tous les dossiers en suspens", complète la RTS. Pour l'Elysée, l'événement est le fruit "des mesures que la France et l'Allemagne ont prises ensemble, en direction de la Serbie et du Kosovo, dans le but de consolider la stabilité dans les Balkans occidentaux et de renforcer leurs liens avec l'Union européenne", poursuit Politico.

Dialogue intermittent

Le sommet de vendredi fait suite "à celui qui s’était tenu à Berlin en avril 2019, où la Serbie et le Kosovo avaient accepté, sous l'égide de la France et de l’Allemagne, de reprendre leurs pourparlers, vingt ans après leur conflit armé", rappelle Médiapart (AFP). Le dialogue s'était interrompu "après que les autorités kosovares avaient imposé des droits de douane de 100 % sur les produits serbes". Signe d'ouverture, le Kosovo "a révoqué les droits de douane le mois dernier", sous la pression des Etats-Unis et de l'UE [Politico].

Un sommet, organisé cette fois-ci par Washington, devait également se tenir le 27 juin dernier. Mais la tentative américaine de "jouer les médiateurs dans ce conflit entre Européens" [Médiapart (AFP)] a avorté.  Deux jours plus tôt, les procureurs du tribunal international spécial pour le Kosovo accusaient le président kosovar Hashim Thaçi de "crimes de guerre pendant le conflit avec la Serbie". Celui-ci avait alors annulé sa visite aux Etats-Unis, pour déclarer ensuite qu'il démissionnerait "immédiatement" si ces accusations étaient confirmées par une inculpation formelle [L'Express]. En attendant, c'est son Premier ministre qui prendra part aux échanges avec la Serbie.

 

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