Derniers articles publiés

[Revue de presse] Plan de relance : le projet français financé en partie par l'Union européenne

Revue de presse 03.09.2020

Présenté ce jeudi 3 septembre, le plan de relance élaboré par le gouvernement français est évalué à 100 milliards d'euros. D'un montant inédit, il bénéficie pour la première fois d'une aide européenne conséquente.

Dans un entretien à Ouest-France, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a expliqué comment l'Union européenne soutenait le plan de relance français

Dans un entretien à Ouest-France, le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune a expliqué comment l'Union européenne soutenait le plan de relance français - Crédits : Jonathan Sarago / Flickr France Diplomatie CC BY-NC-SA 2.0

"Après l’urgence, la reprise et le temps long". Préparé depuis plusieurs mois, le plan de relance dévoilé ce jeudi suscite beaucoup d'attentes pour "remettre l’économie tricolore sur les rails de la croissance", annonce Le Monde. "Baptisé 'France Relance', il consistera principalement à accélérer l’investissement dans des secteurs innovants et dans la transition écologique, tout en entérinant un nouveau coup de pouce fiscal pour les entreprises", poursuit le quotidien.

D'un montant de 100 milliards d'euros, soit environ "4% du produit intérieur brut (PIB)", le plan doit creuser le déficit public du pays de "80 milliards d'euros", estime Reuters. "Un montant compensé pour moitié par le plan de relance européen de 750 milliards d'euros sur lequel les 27 pays membres de l'Union européenne se sont mis d'accord en juillet", rappelle néanmoins l'agence de presse. A l'issue d'une réunion extraordinaire, les 27 dirigeants des pays de l'UE s'étaient en effet accordés autour d'un plan de relance européen de 750 milliards d'euros qui permettra de financer les programmes de relance nationaux, comme celui de la France.

Plan de relance européen : quelles sont les prochaines étapes ?

Un plan financé par l'UE

L'accord trouvé au niveau européen prévoit ainsi "le versement de 390 milliards de subventions, allouées d'ici 2023 aux Etats les plus frappés par la pandémie" [France info]. Dans ce cadre, la France devrait obtenir près de 40 milliards d'euros de subventions. Un montant qui reste à affiner, une partie de ces aides étant distribuées selon "l'impact de la pandémie" de Covid-19 sur l'économie nationale à travers "le critère (…) de la chute de PIB sur la période 2020-2021", détaille Le Figaro.

Ces financements européens "ne seront pas à rembourser par les Etats à qui ils auront profité, mais formeront une dette commune à rembourser par les Vingt-Sept", poursuit France info. Néanmoins, leur utilisation sera discutée au niveau des Vingt-Sept. "C’est normal. Il y a de l’argent emprunté collectivement, la discussion pour son utilisation doit l’être aussi", explique le secrétaire d'Etat aux Affaires européennes Clément Beaune dans une interview à Ouest-France, tout en confirmant qu'aucun pays ne disposera d'un droit de veto.

Des priorités conditionnées par l'UE

Concrètement, chaque pays "va présenter son plan national, le transmettre à ses partenaires européens" ce qui leur permet ainsi de "coordonner les priorités et l’investissement" notamment sur des sujets comme "l’écologie, le numérique, la rénovation des logements". Des priorités que l'on doit retrouver "dans tous les plans nationaux" [Ouest-France]. Dans cette lignée, le plan français prévoit "de consacrer 35 milliards d'euros à l'amélioration de la compétitivité économique du pays, 30 milliards au développement de sources d'énergie plus respectueuses de l'environnement et 25 milliards au soutien à l'emploi", résume Reuters.

 

Les autres sujets du jour

 

Brexit

Economie

Institutions européennes

Politique étrangère

Tourisme

Abonnez-vous gratuitement aux newsletters de Touteleurope.eu !