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[Revue de presse] La session plénière du Parlement européen déplacée à Bruxelles pour cause de coronavirus

Revue de presse 06.03.2020

Jeudi 5 mars, le président du Parlement européen David Sassoli a annoncé que la prochaine session plénière prévue du 9 au 12 mars se tiendrait à Bruxelles et non à Strasbourg pour limiter les risques liés à la pandémie de Covid-19.

David Sassoli aux côtés de Charles Michel le 5 mars 2020, date de l'annonce de la délocalisation de la session plénière du Parlement à Bruxelles pour cause de coronavirus - Crédits : Daïna Le Lardic / Parlement européen 2020

David Sassoli aux côtés de Charles Michel le 5 mars 2020, date de l'annonce de la délocalisation de la session plénière du Parlement à Bruxelles pour cause de coronavirus - Crédits : Daïna Le Lardic / Parlement européen 2020

Les mandats politiques n'immunisent pas contre l'épidémie de coronavirus, qui continue à se propager un peu partout sur la planète. L'Assemblée nationale française a recensé hier deux cas, dont un jugé "sérieux" concernant un député du Haut-Rhin [JDD]. Pour éviter que le Parlement européen ne connaisse une situation semblable, son président David Sassoli a annoncé jeudi soir que la session plénière du 9 au 12 mars se tiendrait finalement à Bruxelles, et non à Strasbourg comme c'est normalement le cas. Une mesure décrétée après avoir pris connaissance d'un rapport médical interne, rapporte Francetvinfo. Premiers concernés par la nouvelle, les médias belges dont La Libre rapportent sa déclaration : "Sur la base de cette évaluation, et face à ce cas de force majeure, j'ai estimé que les conditions de sécurités de base n'étaient pas réunies pour le transfert habituel du Parlement européen à Strasbourg la semaine prochaine."

Strasbourg proche d'un foyer épidémique

Préfecture du Bas-Rhin, Strasbourg ne compte pour le moment que quelques cas de coronavirus. Mais la ville est proche du Haut-Rhin, qui regroupe quant à lui 74 des 423 contaminations actuellement recensées en France. La capitale alsacienne est donc une destination jugée beaucoup plus à risque que Bruxelles, la Belgique ne comptant que 50 cas sur l'ensemble de son territoire. "Beaucoup d'eurodéputés trouvaient absurde d'y aller [à Strasbourg, ndlr], craignant aussi d'être contaminés dans le train", confie ainsi une source européenne à Ouest-France. Le journal précise dans un autre article que cette décision a été poussée par nombre de députés et de fonctionnaires des institutions européennes.

Le Parlement européen

Parmi les eurodéputés français, l'écologiste Karima Delli a soutenu la décision, indiquant qu'il s'agissait surtout "de limiter les déplacements favorisant la contagion." A l'inverse, Arnaud Danjean, membre des Républicains, n'a pas caché son mécontentement, dénonçant "une décision de la bulle hors-sol perdue dès qu'elle s'aventure hors du km carré européen de Bruxelles". L'Irlandais Mick Wallace (Gauche unitaire européenne) avait quant à lui demandé la suppression de la session plénière à Strasbourg dès le lundi 2 mars : "Nous devrions apprendre des Chinois qui contrôlent le virus en limitant les mouvements et en s'isolant", a-t-il écrit au président du Parlement. Qui a donc préféré le transfert de la session à sa suppression. Comme l'explique Le Point, David Sassoli avait dès lundi annoncé que les 11 000 lobbies européens inscrits au registre de la transparence et autorisés habituellement à se rendre au Parlement étaient interdits d'entrée pour trois semaines. Mieux, "tous les visiteurs extérieurs (touristes et scolaires compris) n'ont plus accès à l'enceinte", complète le magazine. Les journalistes devraient cependant être autorisés à y pénétrer.

Réunion des ministres de la Santé européens

Avant d'en arriver à une décision aussi drastique, l'Union européenne a mis en place d'autres mesures de sécurité, comme la mise en quarantaine de stagiaires venus d'Italie, de Chine et de Corée du sud, rapporte Politico. Malgré ces efforts, deux cas ont été recensés parmi les fonctionnaires européens, affirme encore La Libre. Le premier concerne "un fonctionnaire de l'Agence européenne de défense de retour d'une mission en Italie", le second "un employé du Conseil de l'UE". Deux institutions basées à Bruxelles…

Le fonctionnement de l'Europe de la santé

Dans un second article, Politico pose la question de la place de l'Union européenne dans la lutte contre l'épidémie. Une place forcément "extrêmement limitée au vu du peu de responsabilité accordée par les traités européens" à l'organisation en matière de santé. Les ministres de la Santé des Etats membres se réunissent néanmoins aujourd'hui vendredi 6 mars à Bruxelles pour coordonner la lutte contre le coronavirus. Mais toujours selon Politico, cette rencontre risque surtout de souligner "le large panel d'approches différentes privilégiées pour contenir l'épidémie". Le sujet sera également à l'ordre du jour de la session plénière mardi, en présence de la présidente croate et de la présidente de la Commission européenne.


 

 

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