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[Revue de presse] La 9ème législature du Parlement européen est lancée

Revue de presse 02.07.2019

Les eurodéputés élus au mois de mai ont fait leur entrée ce mardi 2 juillet au Parlement européen. Au lendemain de cette séance plénière "constitutive", ils devront élire leur président. L'occasion pour les médias de faire le point sur les nouveaux rapports de force dans l'hémicycle... Et pour certains élus d'afficher - d'entrée de jeu - leurs combats prioritaires.  

Capture d'écran de la séance d'inauguration du Parlement européen à Strasbourg le 2 juillet

Capture d'écran de la séance d'inauguration du Parlement européen à Strasbourg le 2 juillet

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Le bal est ouvert au Parlement européen

Ce 2 juillet, les Britanniques pro-européens ont enfilé leurs t-shirts jaunes estampillés "Stop Brexit". Les partisans d'une sortie rapide de l'UE, emmenés par Nigel Farage, ont tourné le dos aux musiciens qui ont entonné l'hymne européen. Les eurodéputés de gauche radicale ont affiché des pancartes dénonçant les noyades de migrants en Méditerranée et l'interpellation de capitaines leur ayant porté secours… "C'est le jour de la rentrée pour les eurodéputés élus fin mai", titre Ouest-France. Le nouveau Parlement européen a en effet ouvert sa première session ce mardi à 10h à Strasbourg, pour une durée de 3 jours.

Cette séance n'a duré qu'une quinzaine de minutes. Le temps, pour le président sortant Antonio Tajani, de rappeler quelques règles de fonctionnement du Parlement européen, touchant par exemple au non-cumul des mandats. "Cette session inaugurale a provoqué quelques remous, en Belgique notamment", relève ainsi LaLibre. La présence des parlementaires élus étant obligatoire mardi dans l'hémicycle, les deux responsables politiques belges Kris Peeters (jusqu'à présent ministre fédéral de l'Emploi) et Geert Bourgeois (ministre-président flamand) ont été contraints de "quitter leur poste sans doute plus tôt qu'ils ne l'auraient voulu", informe le média. 

Après le tirage au sort de huit scrutateurs (dont deux élus français de La République en marche), Antonio Tajani, membre du groupe conservateur PPE, a également rappelé que son successeur au perchoir du Parlement européen serait élu mercredi 3 juillet, à 9h. "Ce qui permettra de placer l’une des pièces du puzzle des 'top jobs' européens [les présidences de la Commission, du Parlement, du Conseil européen et de la Banque centrale européenne sont à pourvoir, ainsi que le poste de haut représentant de l'UE pour les Affaires étrangères], un casse-tête qui agite depuis des semaines Bruxelles et les capitales de l’UE", fait savoir le Huffington Post. "Le choix du successeur de l’Italien Antonio Tajani, qui devait avoir lieu mardi, a [d'ailleurs] été reporté à mercredi pour laisser le temps aux dirigeants des 28 de se mettre d’accord de leur côté sur une répartition des plus hautes fonctions européennes", rapporte Ouest-France.

Ce n'est que le lendemain, jeudi 4 juillet, que "les eurodéputés rentreront dans le vif du sujet, en débattant pour la première fois", indique Cnews. Il s'agira de "discuter des conclusions des sommets européens du mois de juin, qui concernent notamment les problématiques liées au changement climatique, les campagnes de désinformation en période électorale et les relations extérieures, avec entre autres la Russie et la Turquie".

Nouveaux visages

Les 74 eurodéputés français, dont les trois quarts siègent pour la première fois à Strasbourg, prennent leurs marques "depuis un mois" déjà à Bruxelles, où "ils travailleront la plupart du temps", précise RFI. "Parmi ces élus, 20 sont eurodéputés sortants", détaille le média. Un renouvellement qui se veut à l'image de l'hémicycle dans son ensemble.

Un "Parlement européen plus fragmenté et où les équilibres politiques ont été chamboulés" : telle est, en effet, la description qu'en fait Le Point… "le dernier scrutin ayant rebattu les cartes, avec une poussée marquée des libéraux centristes, des Verts, ainsi que des eurosceptiques", complète LaLibre.

Le bipartisme est en fin de règne, reprend donc Le Point : "les pertes essuyées par les deux (plus grands) groupes (avec notamment les faibles scores en France des Républicains pour le PPE et du Parti socialiste pour les S&D) rendent impossible la réédition d'une 'grande coalition' où se négocieraient à deux des compromis sur les législations européennes".

Dès lors, les élus libéraux et écologistes "ont la ferme intention de mettre à profit cette nouvelle donne pour faire avancer leurs priorités politiques" [Ouest-France]. Le groupe centriste Renew Europe a d'ailleurs "arraché la présidence de la commission Environnement", qui devrait être confiée à Pascal Canfin, numéro 2 sur la liste portée par La République en marche lors des européennes.

De même, le nouveau groupe d'extrême droite 'Identité et Démocratie' (ID), mené par la Ligue italienne et les Français du Rassemblement national (22 eurodéputés), "revendique un rôle plus important", note le média. Marine Le Pen compte en tout cas bien "surveiller" tous les votes des eurodéputés français, pour souligner d'éventuelles contradictions entre les promesses de campagne et les votes dans l'hémicycle, souligne France inter. "On va les surveiller de près", a ainsi prévenu Nicolas Bay, le vice-président du groupe Identité et démocratie, en référence aux élus de La République en marche (LaREM).

ID pourrait avoir la présidence des commissions Agriculture et Affaires juridiques… "Mais rien n'est encore acté", les autres formations pouvant s'opposer à la décision, informe Cnews. Car "malgré une poussée eurosceptique, le bloc pro-européen est resté largement majoritaire [au Parlement européen], avec plus de deux tiers des voix en cumulant celles du PPE (182 députés), des sociaux-démocrates (154), des centristes de Renew Europe (108) et des Verts (75)" [Ouest-France].

Trois indépendantistes catalans manquent à l'appel

A l'occasion de cette rentrée, trois sièges sont restés vacants dans l'hémicycle. En effet, les indépendantistes catalans Carles Puigdemont et Toni Comin, réfugiés en Belgique, n'ont pas pu prendre leurs fonctions. "Recherché en Espagne", l'ex-président de la Catalogne "ne s'est pas présenté mi-juin lors de la prestation de serment devant l'autorité électorale à Madrid", explique L'Express. Or "la prestation de serment est une condition indispensable, selon la loi espagnole, pour devenir eurodéputé", informe le média. 

Leur confrère Oriol Junqueras n'a en ce qui le concerne "pas été autorisé par la justice à sortir de détention provisoire pour prêter serment devant l'autorité électorale espagnole" [Franceinfo].

"Malheureusement, certains députés élus n'ont pas eu accès à cette enceinte […]. Cette maison doit défendre la démocratie, les droits", a ainsi exhorté Matt Carthy, un élu irlandais de gauche radicale. C'est le seul à avoir pris la parole lors de cette séance bien vite levée. Place aux tractations pour la présidence.   

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