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[Revue de presse] L'Europe s'arme contre l'épidémie de coronavirus

Revue de presse 29.01.2020

Mercredi 29 janvier, quatre nouveaux cas de coronavirus ont été recensés dans l'Union européenne, portant à huit le nombre connu de personnes infectées sur le continent. Pour limiter la propagation de cette épidémie, apparue en Chine en décembre, l'UE et ses Etats membres ont activé différents mécanismes sanitaires.

Le coronavirus, qui touche déjà plus de 6 000 personnes, a infecté 8 personnes en Allemagne et en France, forçant les autorités européennes à déclencher le mécanisme de protection civile. Ci-dessus, l'équipe chypriote lors d'un exercice de réponse unifiée en 2016 - Crédits : Jack Taylor / Commission européenne

Le coronavirus, qui touche déjà plus de 6 000 personnes, a infecté 8 personnes en Allemagne et en France, forçant les autorités européennes à déclencher le mécanisme de protection civile. Ci-dessus, l'équipe chypriote lors d'un exercice de réponse unifiée en 2016 - Crédits : Jack Taylor / Commission européenne

Mardi matin, le nombre de cas "continuait à monter" et "avoisinait" 4 500, selon Le Monde. Vingt-quatre heures plus tard, "près de 6 000" personnes étaient touchées, d'après Le Figaro. L'immense majorité des malades se trouvent toujours en Chine, et plus particulièrement dans la ville de Wuhan, épicentre de l'épidémie. Par ailleurs, le nouveau virus, qui se traduit par de graves troubles respiratoires, est jugé "plus contagieux" mais "moins puissant" que le SRAS, cet autre coronavirus qui avait provoqué une épidémie en Chine en 2002-2003, rappelle Le Monde. Il n'en suscite pas moins la vigilance des autorités sanitaires de plusieurs pays, notamment européens. Une centaine de cas ont été observés à l'étranger, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) parlant toujours d'un risque "élevé" au niveau mondial [Le Monde].

En Europe, huit cas ont été recensés, uniquement en France et en Allemagne pour l'instant. Mais les capitales et les hubs aéroportuaires comme Londres, Paris ou Francfort, constituent des potentiels "points d'entrée" du virus, relate L'Usine Nouvelle. "Le risque pour le reste de l’Europe d’accueillir au moins un voyageur infecté est supérieur à 80 % si 50 personnes atteintes prennent l’avion depuis la Chine", explique Vittoria Colizza, chercheuse à l'Institut national de la santé et de la recherche médicale (Inserm) [Le Monde]. Pour l'organisme français, le Royaume-Uni, l’Italie ou l’Espagne seraient "particulièrement exposés". Ainsi que les Pays-Bas, la Suisse, la Belgique, la Suède, la Finlande ou encore le Danemark, dans des proportions "plus limitées" [L'Usine Nouvelle].

Infection, réaction

Les mesures de prévention se multiplient en Europe : "la compagnie aérienne British Airways a annoncé ce mercredi 29 janvier la suspension immédiate de tous ses vols vers la Chine continentale", note Le Figaro.

En Allemagne, les quatre patients infectés - par transmission humaine - sont tous employés de l'entreprise Webasto. Pour contenir la propagation du virus, celle-ci "a annoncé tard dans la soirée mardi [qu'elle] fermait temporairement son siège en Bavière", rapporte la RTBF avec Belga. Les autres employés "ont été priés de ne pas voyager en Allemagne ou à l'étranger", dans l'attente d'un dépistage.

L'OMS, de son côté, encourage les pays à "accélérer leurs préparatifs" [Le Monde], tandis que l'Inserm appelle à réduire le "délai entre importation et détection de cas" [L'Usine Nouvelle]. Dans ce domaine, la détection rapide des cas infectés en France "laisse sous-entendre que la France disposerait d’un système particulièrement efficace" de contrôle, commente le média.

Mécanismes européens

Paris a également demandé à l'UE d'activer son mécanisme de protection civile, "destiné à faire jouer la solidarité européenne" [RFI]. Ce système, "déjà utilisé à 300 reprises pour des catastrophes naturelles" et "pour l’épidémie d’Ebola" en 2014, permet aux Etats membres "de mettre en commun leurs moyens d'intervention face à des crises humanitaires ou sanitaires, et de bénéficier du soutien financier de fonds européens pour leurs opérations" [Les Echos].

Ainsi, l'UE prévoit de rapatrier "au moins 250 Français et plus de 100 ressortissants d'autres pays européens" coincés dans la ville de Wuhan, rapporte Europe 1 avec l'AFP. "Les rapatriements sont censés être destinés uniquement à ceux qui ne présentent pas de symptômes", rassure toutefois RFI. Le premier avion serait parti de France "mercredi matin", le deuxième décollerait "plus tard dans la semaine", selon la Commission européenne. "L'UE n'oublie pas ses citoyens dans le besoin, où qu'ils soient dans le monde", a aussi justifié le commissaire européen en charge de la gestion des crises, Janez Lenarčič [EU Reporter]. Par ailleurs, l'Union européenne entend coordonner "la mobilisation et le déploiement d’équipes médicales ou apporter un soutien logistique pour le transport d’éventuels vaccins", explique RFI.

 

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