Derniers articles publiés

[Revue de presse] Européennes : Nigel Farage, le "sauveur du Brexit", favori des sondages britanniques

Revue de presse 18.04.2019

A la suite du nouveau report du Brexit, le Royaume-Uni se prépare à participer aux élections européennes de mai. "Déçus", de nombreux électeurs favorables à la sortie de l'UE se tournent vers le "Brexit Party", mené par Nigel Farage et actuellement crédité de 27% des voix.

Nigel Farage, leader du nouveau "Brexit Party" - Crédits : Gage Skidmore / Flickr CC BY-SA 2.0

Nigel Farage, leader du nouveau "Brexit Party" - Crédits : Gage Skidmore / Flickr CC BY-SA 2.0

"Il y a peu de temps encore, l’idée que le scrutin européen puisse se tenir au Royaume-Uni, trois ans après le vote du Brexit, était exclue et considérée comme loufoque", rappelle Le Monde.  Mais après le second report du Brexit, désormais fixé au 31 octobre au plus tard, les citoyens britanniques se préparent bel et bien à élire de nouveaux eurodéputés le 23 mai.

Les partis politiques britanniques, qui se préparent à organiser les élections au Parlement européen dans six semaines, "devront soumettre les noms des candidats qui les représentent à l'organe de surveillance des élections avant le 25 avril ou, dans le cas de la région du Sud-Ouest, 24 heures avant", rapporte BBC News. Dans ce contexte, les électeurs sont sondés sur leurs intentions de vote. 

Envolée du "Brexit party" dans les sondages

"Le Parti du Brexit, mené par l'eurosceptique Nigel Farage, est donné favori au Royaume-Uni", rapporte LCI. Selon un sondage YouGov publié mercredi 17 avril, réalisé auprès de 1 855 Britanniques et publié mercredi 17 avril [Reuters], le parti europhobe mènerait le jeu avec 27% des intentions de vote. Il se placerait devant les partis travailliste et conservateur, crédités respectivement de 22% et 15% des voix, poursuit LCI. Sont exclus des résultats ceux qui ont déclaré qu'ils ne voteraient pas, ne savent pas ou ont refusé de répondre [Reuters].

Il s'agit d'une nette progression pour Nigel Farage, architecte du vote en faveur de la sortie du Royaume-Uni et député européen depuis près de vingt ans, qui se situait à la troisième place des sondages il y a moins d'une semaine. "En lançant sa campagne officielle vendredi 12 avril à Coventry, dans le centre de l'Angleterre, le parti aurait bénéficié d'un "coup de projecteur", explique L'Express.

Cherchant à se "démarquer de son ancienne formation, le UKIP, aujourd’hui ouvertement xénophobe et anti-islam" [Le Monde], dont il était le dirigeant, Nigel Farage se présente aujourd'hui comme "le sauveur du Brexit", capable de mener à bien le divorce entre l'UE et le Royaume-Uni. Sa percée fait "chuter, en une semaine, de 14% à 7% les intentions de vote pour le parti europhobe et anti-immigration [le UKIP], pourtant grand vainqueur du scrutin européen de 2014 avec plus de 26% des voix", relève le Huffington Post.

Un "désastre" pour le parti conservateur

"La percée du Parti du Brexit affaiblit considérablement les conservateurs de Theresa May", poursuit également le média. "Le 'Brexit trahi' profite à l'extrême droite britannique", renchérit Le Monde, en faisant référence à l'échec de la Première ministre Theresa May, qui n'est pas parvenue à mener à bien la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Au moment du lancement du "Brexit Party" vendredi 12 avril, la salle était en effet "remplie de déçus du parti conservateur", selon Courrier international. Qualifiant les négociations menées jusqu'à présent sur le Brexit de "trahison délibérée du plus grand exercice démocratique de l'histoire du pays", Nigel Farage joue sur cette déception. Son message est pour le moins "clair" : "les Britanniques, en particulier ceux qui ont voté oui à la sortie de l’UE, sont déçus par leurs parlementaires, et voter pour son parti est le meilleur moyen pour eux d’exprimer leur colère et leur volonté d’en découdre", analyse le média.

Ces élections ne seraient cependant "qu'une première étape", le véritable objectif du parti étant de provoquer une "révolution" qui mettrait fin au système bipartite au Royaume-Uni, a déclaré Nigel Farage, cité par Courrier international. Il promet en effet de "foutre la trouille de leur vie aux députés de Westminster", rapporte Le Monde.

Qu'en est-il du Labour, le principal parti d'opposition ? Il y a quelques jours, c'est lui qui était "très nettement en tête dans les sondages", explique Bernard Cros, maître de conférences en civilisation britannique à l’Université Paris-Nanterre, interrogé par La Croix. Mais il "piétine" désormais à la seconde place, avec 22% des intentions de vote, relate Le Monde. S'il devance largement le parti conservateur de Theresa May, le plus touché par la défiance des électeurs, il pâtit de "ses positions ambiguës sur le Brexit, au profit des formations ouvertement pro-européennes que sont le LibDem, les Verts et Change UK, qui regroupe les députés ayant récemment fait défection chez les tories et au Labour", analyse le quotidien.

 

 

LES AUTRES SUJETS DU JOUR

 

 

Commerce

Italie

Lituanie

Pesticides

Populismes

République tchèque

Abonnez-vous gratuitement aux newsletters de Touteleurope.eu !