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[Revue de presse] Européennes : Britanniques et Néerlandais commencent à voter

Revue de presse 23.05.2019

Le Royaume-Uni et les Pays-Bas ouvrent le scrutin européen ce jeudi 23 mai. Deux pays où les sondages prédisent un succès des eurosceptiques. 

Crédits : vchal / iStock

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Ils ouvrent le bal des élections européennes. Ce 23 mai, Britanniques et Néerlandais se rendent aux urnes pour élire leurs députés européens. Ils seront suivis des Tchèques demain. Puis, ce sera au tour des Lettons, des Slovaques et des Maltais samedi 25 mai. Dimanche 26 mai enfin, les 22 autres Etats membres restants, dont la France, clôtureront le scrutin.

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Au Royaume-Uni, qui participe finalement à ces élections à la suite du report du Brexit au 31 octobre, et aux Pays-Bas, les intentions de vote laissent "présager un succès des eurosceptiques" [CNews avec l'AFP].

Vers une victoire du Brexit Party au Royaume-Uni

"Le nouveau parti de Nigel Farage, le député européen fondateur de l’UKIP [dont il s'est désolidarisé en 2018], remportera ce jeudi l’élection européenne britannique", n'hésite pas à annoncer L'Opinion. Le Brexit Party, nouvelle formation politique de cette figure majeure des Brexiters, domine en effet largement les intentions de vote. Ainsi, à en croire le sondage de l'institut YouGov, publié vendredi 17 mai et repris par le quotidien, le parti europhobe culmine à 34 % des intentions de vote, loin devant les libéraux démocrates (17 %), le Labour (15 %), les Verts (11 %) et les conservateurs, qui essuieraient l'un des pires camouflets de leur histoire avec 9 % des voix.

Le Parti conservateur a "fait profil bas tout au long de la campagne, symbole aux yeux de tous de son échec à mener à bien sa mission sur le Brexit", note Le Figaro. Les sondages "ont dégringolé proportionnellement à l’envolée du Parti du Brexit", poursuit le journal.

Les libéraux-démocrates, très europhiles et crédités en deuxième position (néanmoins loin du Brexit Party, avec 17 %), bénéficient également de ce vote sanction, qui permet à leurs électeurs de manifester leur refus du Brexit, explique Le Figaro. En revanche, si le Labour "bénéficie en partie mécaniquement de la déconfiture des conservateurs, il paye aussi son ambiguïté sur le Brexit", notamment liée "au refus de Jeremy Corbyn d’endosser clairement la position du 'Remain'" [Le Figaro].

Plus que jamais, les Tories apparaissent donc plombés par leur gestion du Brexit. En attestent les démissions qui continuent de s'enchaîner au gouvernement britannique. La dernière en date est celle d'Andrea Leadson, ministre chargée des Relations avec le Parlement, mercredi 22 mai au soir, laquelle estime "ne plus croire" à la capacité de l'exécutif du Royaume-Uni de réaliser le Brexit [Libération]. La Première ministre Theresa May elle-même a également acté son départ, poussée par une pression croissante des élus de sa majorité.

Selon le quotidien britannique The Times, qui cite des alliés de la Première ministre, cette dernière annoncera sa démission demain vendredi 24 mai. Après avoir joué sa dernière carte pour faire valider l'accord de sortie du Royaume-Uni de l'UE, pour lequel un nouveau vote aura lieu début juin, Theresa May "a résisté aux appels d'une partie de son gouvernement qui l'incitait à partir dès mercredi soir" [Le Figaro avec Reuters]. La cheffe de l'exécutif britannique passera cette journée de jeudi en campagne, avant de déclarer, selon les informations du Times, "dans la journée de vendredi qu'elle quitte Downing Street".

Européennes : les partis annoncés en tête, pays par pays

Aux Pays-Bas, l'eurosceptique Thierry Baudet (FvD) en tête des sondages

Et le vote anti-UE ne devrait pas se limiter au Royaume-Uni aujourd'hui. Aux Pays-Bas, "Thierry Baudet, jeune député eurosceptique, anti-immigration et climatosceptique, est en passe de sortir vainqueur du scrutin", indique La Croix (avec l'AFP). Ce dernier, qui a fait avec son parti "une percée en remportant davantage de sièges que la formation du Premier ministre" aux élections sénatoriales en mars, "devrait confirmer son assise dans le paysage politique" [Les Echos].

Sa formation politique, le Forum pour la démocratie (FVD), est "engagé[e] dans un mano à mano avec les libéraux (VVD) du Premier ministre Mark Rutte, qui a appelé à un large rassemblement des électeurs pour faire bloc face aux populistes" [La Croix avec l'AFP]. Par ailleurs, en marchant sur les "plates-bandes" de "Geert Wilders, chef de file du Parti de la liberté (PVV) qui, comme le RN de Marine Le Pen, a rejoint l'alliance européenne des partis d'extrême droite récemment formée à Milan", Thierry Baudet l'a relégué au second plan, analysent Les Echos. D'après le média, le leader d'extrême droite devrait perdre la moitié de ses eurodéputés.

Selon l'institut de sondage Ipsos, mentionné par Les Echos, le FvD, qui veut notamment un référendum sur l'appartenance des Pays-Bas à l'Union européenne, est "à égalité dans les sondages avec le parti du Premier ministre" et "pourrait gagner 5 sièges sur les 26" que comptent le Pays-Bas au Parlement européen. Même si "80 % des Néerlandais se déclarent contre un Nexit [sortie des Pays-Bas de l'UE]", comme l'observe André Kouwel, politologue à l'université libre d'Amsterdam [Les Echos].

 

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