Derniers articles publiés

[Revue de presse] Emotion et cornemuse au Parlement européen pour le départ des Britanniques

Revue de presse 30.01.2020

Sans surprise, le Parlement européen a largement voté en faveur de l'accord de sortie du Royaume-Uni, mercredi 29 janvier. Il s'agissait d'une des dernières étapes majeures pour rendre le Brexit effectif. Malgré leur vote, les eurodéputés ont tenu à faire part de leurs regrets et de leur sympathie pour leurs collègues britanniques.

"Toujours unis", proclame l'écharpe de l'eurodéputé travailliste Richard Corbett, le 29 janvier 2020 - Crédits : Pietro Naj-Oleari / Flickr European Parliament CC BY 2.0

"Toujours unis", proclame l'écharpe de l'eurodéputé travailliste Richard Corbett, le 29 janvier 2020 - Crédits : Pietro Naj-Oleari / Flickr European Parliament CC BY 2.0

"Voilà, c'est fait. C'est fini. Terminé. Nous partons." [Politico]. Ces mots de Nigel Farage, trublion populiste et artisan du Brexit, font partie des derniers prononcés par un eurodéputé britannique dans l'enceinte du Parlement européen. Quelques minutes auparavant, l'assemblée réunie à Bruxelles "a ratifié à une écrasante majorité, mercredi 29 janvier, le traité de retrait du Royaume-Uni de l’Union Européenne", relate Le Monde. "Tout en concédant que le Brexit était un échec, les parlementaires ont donné leur accord […] par 621 voix pour, 49 contre, et 13 abstentions", poursuit le quotidien.

"Il s'agissait de la dernière étape majeure dans la ratification de l'accord, trois ans et demi après le référendum sur le Brexit", explique France Info. Un moment décisif qui n'a pas laissé indifférente la présidente de la Commission européenne. "Nous vous aimerons toujours et nous ne serons jamais loin", a promis Ursula von der Leyen aux élus britanniques sur le départ [Le Monde]. "Je regrette que le Royaume-Uni ait choisi d’être solitaire plutôt que d’être solidaire. C’est un jour évidemment triste et grave", a déploré de son côté Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE pour le Brexit.

Brexit : tous les événements depuis le référendum

Avec le Brexit, le Parlement européen passe de 751 à 705 eurodéputés, avec des sièges redistribués entre les Etats membres et d'autres supprimés. , "27 autres élus (dont 5 Français) feront la semaine prochaine leur entrée au Parlement européen ", explique le Le Figaro à ce propos. Après le 1er février, "les drapeaux britanniques ne flotteront plus sur les bâtiments officiels européens" [La Croix]. Les Britanniques "ne pourront ni voter aux élections locales et européennes, ni prétendre à des postes de fonctionnaires européens", indique aussi le quotidien.

"Marques de sympathie"

"Au total, ce sont 73 parlementaires britanniques qui quittent le Parlement, accompagnés de leurs équipes", relève La Croix. "Dans une ambiance pesante, les marques de sympathie à leur égard se multiplient", poursuit le journal catholique. Ainsi, "aussitôt après le vote, […] nombre d’élus se sont donné la main dans l’hémicycle et ont entonné le chant écossais 'Auld Lang Syne'", qui a donné "ce n'est qu'un au revoir" en français [Le Monde]. D'autres ont brandi des écharpes aux couleurs britanniques et européennes, tandis que des élus du Parti national écossais ont joué de la cornemuse [Politico].

Chef de file du Brexit Party, Nigel Farage n'a pas tenu à rester discret. "Vous pouvez détester le populisme", a-t-il déclaré à l'attention de l'assemblée, "mais je vais vous le dire : c'est très populaire". Avant de sortir un petit drapeau britannique de son bureau, et de l'agiter fièrement. "Adieu, les nazes", a-t-il sobrement conclu, rapporte The Times.

"Le vote d’aujourd’hui n’est pas en faveur ou contre le Brexit, c’est un vote pour un Brexit ordonné, contre un Brexit sauvage", a déclaré l'eurodéputé libéral belge Guy Verhofstadt [Le Monde], avant de faire l'éloge d'eurodéputés britanniques pour "l'esprit, le charme et l'intelligence - pour certains - et l'entêtement" qu'ils ont fait entrer au Parlement européen [The Times].

Les Britanniques regrettés

Car la majorité des élus britanniques seront regrettés. "Ils étaient d’excellents parlementaires", souligne l'ancien eurodéputé (PPE) Alain Lamassoure. "Ils ont cent ans d’expérience de plus que nous. Ils ont su avoir une influence très supérieure à leur nombre tant qu’ils étaient présents dans les deux grands groupes", a-t-il déclaré au Figaro.

"C’est aux eurodéputés britanniques que l’on doit entre autres l’obligation de recyclage d’une partie des épaves automobiles, le mandat d’arrêt européen, la circulation dans l’UE des animaux domestiques sans mise en quarantaine, ou encore les photos chocs montrant les ravages de la consommation de tabac sur les paquets de cigarettes", énumère ainsi Le Figaro.

 

LES AUTRES SUJETS DU JOUR

Agriculture

Climat

Coronavirus

Grèce

Italie

Justice

Portugal

Royaume-Uni

 

Abonnez-vous gratuitement aux newsletters de Touteleurope.eu !