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[Revue de presse] Covid-19 : les pays européens renforcent les mesures pour lutter contre une nouvelle vague

Revue de presse 06.10.2020

L'épidémie prend de l'ampleur en Europe, avec l'augmentation des hospitalisations et des décès liés au Covid-19. Pour limiter la propagation du virus, les gouvernements européens imposent de nouvelles restrictions à leur population.

Les restrictions se multiplient en Europe comme dans la capitale française passée en "zone d'alerte maximale"

Les restrictions se multiplient en Europe comme dans la capitale française passée en "zone d'alerte maximale" - Crédits : scaliger / iStock

"En Europe, le virus prend à nouveau depuis le mois dernier des proportions inquiétantes", prévient ce matin le quotidien belge Le Soir. Pour le deuxième jour consécutif en effet, les Pays-Bas ont dépassé les 4 000 cas de coronavirus par jour, avec au moins 4 581 nouvelles infections dans les dernières 24 heures. Tandis que le Royaume-Uni a passé le cap des 500 000 contaminations depuis le début de la pandémie, après l'identification de près de 16 000 cas "passés sous le radar au cours de la semaine écoulée à cause d'un problème dans le chargement des données", expliquent Les Echos.

En France, comme chez ses voisins européens, le taux de positivité (proportion des tests positifs par rapport au total des tests effectués) est en hausse, tout comme le nombre d'hospitalisations. "Plus de 1 400 malades du Covid-19 sont actuellement hospitalisés en réanimation en France, dont 152 nouveaux patients admis ces dernières 24 heures, selon les chiffres officiels publiés lundi", notait hier Sud Ouest. "En outre, 70 personnes sont mortes du Covid ces dernières 24 heures, portant le total de décès depuis le début de l’épidémie à 32 299", comptabilise le quotidien.

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Nouvelles restrictions

Pour lutter contre cette nouvelle vague, les pays européens durcissent les mesures. "À partir de minuit, mardi, les Irlandais ne devront plus quitter leur comté de résidence, les évènements festifs en intérieur sont annulés, les services religieux se dérouleront en ligne et les restaurants ne pourront servir qu'en extérieur", rapporte Ouest-France. En Espagne, les villes de Leon, Palencia et San Andrés del Rabanedo "vont être bouclées partiellement pendant au moins deux semaines comme le sont Madrid et neuf communes de sa périphérie depuis vendredi soir", explique Le Figaro. Les habitants n'ont plus le droit d'en sortir "que pour des raisons de première nécessité comme aller travailler, étudier ou aller chez le médecin par exemple", sans devoir toutefois rester à leur domicile comme au printemps dernier, poursuit le quotidien.

La France a également décidé de restrictions sévères pour les "zones d'alerte maximale" dont la métropole d'Aix-Marseille, la Guadeloupe et désormais Paris et la petite couronne. "La pression est forte. Nous savons ce qui va se passer dans les 15 prochains jours, nous allons arriver à 50 % d'occupation des lits de réanimation", expliquait hier le directeur général de l'Agence régionale de santé Ile-de-France (ARS), Aurélien Rousseau, à France info. Les bars, salles de sports et piscines devront rester fermés pour deux semaines dans ces zones, tandis que les restaurants devront respecter un protocole sanitaire strict pour rester ouverts [France bleu]. L'Allemagne, "moins touchée que ses voisins par la remontée du virus", pourrait cependant mettre en place de nouvelles restrictions à Berlin [Les Echos]. Alors que le Sénat du Land vient d'y "imposer le port du masque au bureau et limite (…) le nombre de participants à des fêtes", l'exécutif local évoque "l'interdiction de vente d'alcool après 23 heures et la limitation des réunions privées à six personnes", détaille le média.

Lassitude croissante

Or ces nouvelles restrictions ne sont pas toujours bien acceptées par les populations. "Sur la base des données d'enquête agrégées des pays de la région, nous pouvons constater, sans surprise, que la lassitude des personnes interrogées augmente (...), on estime aujourd'hui qu'elle a atteint plus de 60% dans certains cas", indique le directeur de la branche Europe de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS), Hans Kluge, dans un communiqué [RTBF]. "Le coût [des restrictions] en a été extraordinaire et nous a tous épuisés, où que nous vivions et quoi que nous fassions. Dans de telles circonstances, il est facile et naturel de se sentir apathique et démotivé", écrit-il.

Pour y répondre, M. Kluge appelle les autorités à "écouter les publics et créer avec eux les réponses pour continuer à lutter contre la pandémie du nouveau coronavirus", explique Sud Ouest. "Nous devons répondre à nos besoins par des moyens nouveaux et innovants. Soyons créatifs et courageux pour y parvenir", indique-t-il, citant en exemple une municipalité danoise ayant associé les étudiants pour mettre en place un nouveau protocole lors de la rentrée universitaire. Selon l'organisation, "10% de la population mondiale pourrait avoir être infectée" par le coronavirus, soit 780 millions de personnes, "alors que les chiffres officiels évoquent quelques 35 millions de cas", note Euronews

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