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[Revue de presse] Covid-19 : l'Union européenne poursuit son action

Revue de presse 09.04.2020

Alors que les ministres des Finances de la zone euro se retrouvent de nouveau aujourd'hui, l'Union européenne tente d'enrayer la pandémie et ses conséquences sur le sol européen comme dans les pays tiers.

Aux côtés des Etats membres, la Commission européenne poursuit son action pour faire face à la crise actuelle

Aux côtés des Etats membres, la Commission européenne poursuit son action pour faire face à la crise actuelle - Crédits : Etienne Ansotte / Commission européenne

Mercredi 8 avril, la Commission européenne a recommandé aux Etats membres de “prolonger jusqu'au 15 mai l'interdiction des voyages non essentiels vers l'UE, qui avait été décidée le 17 mars pour un mois”. L’exécutif européen justifie cette invitation dans son communiqué en rappelant aux gouvernements nationaux “[qu’] une action aux frontières extérieures ne peut être efficace que si elle est mise en œuvre par tous les États membres de l'UE et de l'espace Schengen à toutes les frontières, avec la même date de fin et d'une manière uniforme” [Le Figaro avec AFP]. Si la mesure a permis d’obtenir des premiers résultats “encourageants”, le vice-président de la Commission européenne Margaritis Schinas précise que “la prolongation de la restriction des déplacements est nécessaire pour continuer à réduire les risques de propagation de la maladie” [La Libre avec AFP].

La pandémie continue en effet de progresser en Europe et dans le reste du monde. “L'expérience des Etats membres et d'autres pays exposés à la pandémie montre que les mesures en œuvre pour combattre la propagation du virus requièrent plus que 30 jours pour être efficaces”, souligne le communiqué [La Tribune]. Cette recommandation intervient dans un contexte européen tendu. Le sommet de l'Eurogroupe du 7 avril n'a pas permis aux ministres de l'Economie et des Finances de la zone euro de trouver un accord sur une relance économique concertée face à la crise. Ils se rencontrent à nouveau ce jeudi 9 avril dans l'espoir de trouver un consensus.

Solidarité internationale

Autre mesure européenne, le déblocage d’une enveloppe de plus de 20 milliards d’euros afin de venir en aide aux pays les plus vulnérables face à la pandémie [Politico]. “La priorité sera accordée à l'Afrique, qui compte 90 % des pays les plus vulnérables. Les autres bénéficiaires seront les pays du Proche-Orient qui accueillent des réfugiés, les pays des Balkans occidentaux, les pays dits du voisinage (Arménie, Ukraine) et quelques pays d'Amérique latine et des Caraïbes”, ajoute France info. "L'Afrique pourrait connaître, dans quelques semaines, les mêmes problèmes que ceux auxquels nous sommes confrontés en Europe", a déclaré la présidente de la Commission Ursula von der Leyen.

Les Etats membres ont "ajouté des contributions nationales aux 15,6 milliards annoncés mardi par la présidente de la Commission" [Le Figaro]. La France, elle, a annoncé qu'elle mettrait 1,2 milliard d'euros sur la table. “C'est une question de solidarité, mais c'est aussi une question pour notre sécurité”, explique le ministre français des Affaires étrangères qui plaidait déjà en faveur d’une aide internationale dès le 24 mars. “Nous devons mobiliser un vrai paquet financier d'assistance pour éviter que la pandémie ne mute vers des régions qui ne sont pas contaminées, mais qui demain pourraient être un nouveau risque pour nous. C'est une question de solidarité, mais c'est aussi une question pour notre sécurité”, avait-il déclaré [Le Point]. Une vision partagée par le chef de la diplomatie européenne Josep Borrell, qui avait annoncé le 3 avril la préparation d’une aide financière à destination des régions en difficulté au motif que "la pandémie ne pourra pas être vaincue, si elle ne l'est pas partout" [Le Monde].

L’aide européenne devrait ainsi être composée pour partie d’aides nationales mais aussi de “dépenses [européennes] réorientées pour la lutte contre la pandémie” précise Le Figaro. Ces dépenses viennent notamment “des réserves du Fonds européen pour le Développement (FED) et des garanties données par le Fonds européen pour le développement durable”, précise France info. Michael Köhler, un des responsables des services pour les opérations d'aide humanitaire européennes, explique néanmoins dans le Figaro que cette aide ne pouvait aller plus loin à l’heure actuelle, en raison d’une absence d’accord au niveau européen sur le futur cadre financier pluriannuel. “Nous sommes pour l'instant à la limite de nos moyens financiers et nous ne pourrons rien trouver dans le budget en ce moment tant que les dirigeants politiques ne décideront pas de le réviser complètement”, déclare-t-il. En attendant une “réponse mondiale coordonnée” appelée par la présidente de la Commission européenne [Le Monde], ce premier soutien financier doit aider les pays concernés à “faire face aux conséquences économiques et sociales de la pandémie” mais aussi soutenir les systèmes de santé comme les besoins “humanitaires et sanitaires” [Le Figaro].

 

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