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[Revue de presse] Covid-19 : l'OMS craint un fort rebond épidémique en Europe avec l'arrivée de l'automne

Revue de presse 16.09.2020

Alors que l'Europe connait une nouvelle flambée de cas de Covid-19, l'Organisation mondiale de la santé redoute que le retour des Européens dans des espaces intérieurs ne provoque une hausse de la mortalité dans les semaines à venir.

Malgré la recrudescence de la pandémie de Covid-19, l'Organisation mondiale de la santé appelle à prendre des mesures pour ne fermer les écoles qu'en dernier recours

Malgré la recrudescence de la pandémie de Covid-19, l'Organisation mondiale de la santé appelle à prendre des mesures pour ne fermer les écoles qu'en dernier recours - Crédits : Vladimir Vladimirov / iStock

Un automne "plus dur" avec une "mortalité plus élevée" pour les mois d'octobre et de novembre : tels sont les pronostics annoncés mardi 15 septembre par le directeur de la branche européenne de l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Hans Kluge [Euronews]. La rentrée scolaire, mais aussi le changement de saison, cristallisent les inquiétudes quant au rebond de l'épidémie. "L'Europe aborde une saison où les gens vont commencer à retourner dans les espaces intérieurs", anticipe Michel Ryan, directeur des situations d'urgence de l'OMS. D'autant que l'OMS a déjà enregistré, vendredi, un nombre record de nouveaux cas confirmés en un seul jour, avec 53 873 contaminations en Europe.

L'institution appelle ainsi à redoubler d'efforts, notamment par le respect "d'une distance suffisante" entre adultes [Le Point]. Tout en prenant les mesures nécessaires pour accueillir les élèves à l'école et ne fermer celles-ci qu'"en dernier recours". "Qu'est ce qui est le plus important : le retour de nos enfants dans les classes ou l'ouverture des nightclubs et des bars ?", interroge Michel Ryan [L'Orient-Le Jour]. Or "la moitié des jeunes d'âge scolaire dans le monde [ne sont] toujours pas retournés dans les écoles et (…) 11 millions de filles [risquent] de ne jamais y retourner", souligne la directrice de l'UNESCO Audrey Azoulay, citée par le journal.

Des mesures contre la propagation du virus

L'augmentation des cas en Europe est en partie due à l'augmentation des tests. Mais pour Maria Van Kerkhove, responsable de la gestion du Covid-19 à l'OMS, la "résurgence [du virus] atteint en partie des niveaux plus élevés que ceux que nous avons vus en avril et en mai" [L'Orient-Le Jour]. "Au 15 septembre 2020, l’Union européenne et le Royaume-Uni ont compté 2 641 450 cas de contaminations pour 184 380 décès", relève Ouest-France. "La mortalité reste pourtant basse, même si une remontée est observée en France et en Espagne", tempèrent Les Echos. Si l'Espagne a atteint un nombre record de contaminations vendredi, avec 12 183 cas, Ouest-France note également une récente augmentation des hospitalisations en France, ainsi qu'en Italie depuis le mois d'août.

Face à cette hausse, les pays européens font évoluer leurs dispositifs de prévention. La France, comme l'Autriche, semble miser sur le port du masque généralisé et la réduction des rassemblements publics et privés. "Sont désormais interdits les rassemblements de plus de dix personnes dans les parcs et les soirées dansantes ou les fêtes étudiantes à Bordeaux", note Les Echos. "On doit trouver peut-être cinq ou dix personnes à fréquenter. C'est avec elles qu'on va passer l'automne", estime quant à lui le directeur de l'Autorité de contrôle des maladies infectieuses (SSI) [France Info]. Des dispositifs qui s'apparentent à celui de la "bulle sociale" autorisant le contact avec seulement cinq personnes, "instauré en Belgique fin juillet et qui s'est avéré peu praticable", rappelle le journal.

L'exception allemande

"L'Allemagne semble toujours mieux résister à la propagation du Covid-19", remarquent quant à eux Les Echos. Une situation due au bon respect des gestes barrières dans le pays, juge le ministre allemand de la Santé Jens Spahn. Autre raison évoquée : "Contrairement à la France, l'Allemagne est en outre moins courue par les touristes et beaucoup d'Allemands sont restés chez eux cet été, limitant les risques de contamination", explique le quotidien économique. Enfin, les autorités ont mis en place très tôt un logiciel de surveillance open source, SORMAS.

L'Allemagne mise également sur un vaccin espéré à la mi-2021, explique Le Figaro. En se basant "sur le volontariat", le gouvernement espère pouvoir vacciner entre 55 et 65 % de la population, et investit dans la recherche à cet effet. "Le pays a prévu une enveloppe d'environ 750 millions d'euros pour promouvoir la mise au point d'un vaccin et assurer les capacités de production", poursuit le quotidien. Une enveloppe qui reviendra pour l'essentiel à la société Biontech et au laboratoire pharmaceutique allemand CureVac, actuellement les plus avancés dans la recherche d'un traitement.

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