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[Revue de presse] Brexit : Ursula von der Leyen et Boris Johnson appellent à accélérer les négociations

Revue de presse 05.10.2020

A l'issue d'un neuvième cycle de négociations de nouveau infructueux, la présidente de la Commission européenne et le Premier ministre britannique ont appelé leurs équipes à "intensifier" les négociations en vue d'un accord.

Alors que les négociateurs britanniques et européens se retrouveront à Londres mardi, le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont appelé samedi à intensifier les discussions autour du Brexit

Alors que les négociateurs britanniques et européens se retrouveront à Londres mardi, le Premier ministre britannique Boris Johnson et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen ont appelé samedi à intensifier les discussions autour du Brexit - Crédits : oversnap / iStock

"Le temps presse", résume le Figaro. Alors qu'ils "doivent se mettre d’accord au plus tard début novembre", le neuvième round de négociations entre les négociateurs britanniques et européens "s’est terminé vendredi sur un nouveau constat de blocage". Pour rappel, des délais incompressibles de traduction et de ratification par le Parlement européen sont à prendre en compte pour que l'accord puisse être effectif au 1er janvier. Pour la correspondante du journal à Bruxelles, "les Britanniques comptent bien continuer à souffler le chaud et le froid, convaincus que le risque d’un 'no deal' incitera les Européens à se montrer plus flexibles". Des Européens qui seront présents à Londres "à partir de mardi" pour "de nouvelles discussions techniques", rejoints vendredi par Michel Barnier, le négociateur en chef de l'UE.

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"La bataille pour les droits de pêche aura-t-elle lieu ?", s'interroge notamment la Croix. Parmi les principaux points d'achoppement des négociations, la pêche inquiète tout particulièrement les professionnels du secteur. Car "à trois mois de la sortie effective du Royaume-Uni de l'Union les parties campent sur leurs positions". Cité par le journal, le président du groupe d'intérêt European Fisheries Alliance estime que "sans accord, ce serait le naufrage assuré pour tous. Personne n’y a intérêt".

Discours contradictoires

Bien qu'absent de l'ordre du jour, le débat s'est furtivement invité au menu des discussions du Conseil européen vendredi 2 octobre. La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen "a averti les leaders qu'un no-deal, qui renverrait les deux parti aux règles de l'OMC, serait mieux que de se plier aux exigences britanniques et de finir avec un mauvais accord", confie un haut fonctionnaire européen à Politico. Mais le lendemain, le Premier ministre britannique Boris Johnson et Ursula von der Leyen "se sont mis d'accord (…) pour 'travailler intensément' afin de parvenir à un accord commercial post-Brexit", indiquent les Echos. Au terme d'une visioconférence, les deux dirigeants ont également convenu de "se parler de façon régulière sur le sujet".

Le quotidien rappelle toutefois le contexte particulier de ces déclarations : "un projet de loi britannique menace de détricoter des dispositions pourtant gravées dans le marbre dans le cadre de l'accord […]. Ce qui a poussé Bruxelles à enclencher, jeudi, une procédure d'infraction à l'encontre du Royaume-Uni". Invité sur le plateau de la BBC dimanche, Boris Johnson a de nouveau pratiqué l'art du contrepied. "Je ne veux pas particulièrement qu'on aboutisse à [une relation] comme celle avec l'Australie ou basée sur les règles de l'OMC, mais nous pouvons très bien vivre avec ça", a-t-il estimé.

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Boris Johnson contesté au sein de son parti

Les négociations sur le Brexit n'ont pas été la seule préoccupation du dirigeant britannique durant le week-end. "Alors que se déroule virtuellement le congrès de leur parti, les Tories se rebellent de tous les côtés et la popularité du Premier ministre plonge à son plus bas niveau", écrivait samedi The Guardian. "Moins d’un an après son triomphe dans les urnes, le dirigeant conservateur concentre les reproches du public concernant la gestion de l’épidémie qui a déjà fait plus de 42 200 morts au Royaume-Uni – un bilan sans équivalent en Europe", rappelle La Dépêche. "Désormais, une frange des 'Tories' lui reproche même son attitude à l’égard de l’Union européenne", conclut le journal.

Certaines évoquent déjà son potentiel successeur en la personne de Rishi Sunak. "Le budget britannique 2021 repoussé pour cause de coronavirus ? C'est lui. Les mesures inventives de soutien aux restaurateurs britanniques ? Encore lui." Le Journal du Dimanche dresse le portrait du chancelier de l'Echiquier, l'équivalent du ministre des Finances au Royaume-Uni. Un "jeune et télégénique" ministre qui s'oppose à "son mentor" en exhortant les Britanniques à "vivre sans peur".

 

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