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[Revue de presse] Brexit : nouveau rejet de toutes les alternatives à l'accord de sortie

Revue de presse 02.04.2019

Trois jours après avoir de nouveau rejeté l'accord de sortie, les députés britanniques ont, le 1er avril, encore dit "no" à toutes les options alternatives. A dix jours du Brexit, le no deal est l'issue la plus probable.

Crédits : melis82 / iStock

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Aucune majorité à la Chambre des communes

"Les députés britanniques ont voté lundi 1er avril contre les quatre alternatives proposées à l'accord de Brexit du gouvernement, laissant le pays sans solution à onze jours de la sortie de l'Union européenne", annonce La Croix.

Un premier vote indicatif avait eu lieu le 27 mars sur huit scénarios alternatifs à l'accord de sortie négocié par Theresa May avec Bruxelles, rejeté à trois reprises depuis janvier par la Chambre des communes. Aucune majorité n'avait été dégagée, mais le speaker John Bercow avait décidé de remettre aux voix ceux qui avaient recueilli le plus de suffrages. Les parlementaires britanniques ont donc revoté sur quatre motions lundi 1er avril au soir.

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"Il a manqué seulement trois voix (273 voix favorables contre 276) à la motion portée par l’ancien ministre conservateur Kenneth Clarke, doyen des Communes et proeuropéen de choc, pour passer", rapporte Le Monde. Cette proposition vise à inclure "au minimum", dans l'accord de sortie, un "engagement à négocier l'instauration d'une union douanière permanente et globale entre le Royaume-Uni et l'UE".

Un autre texte, qui prône "l’organisation d’un second référendum, a été défait à peine plus largement (280 voix favorables contre 292)", précise Le Monde.

La motion prévoyant un modèle "à la norvégienne" avec le maintien du Royaume-Uni dans le marché unique a, quant à elle, obtenu 261 votes positifs contre 282 négatifs. Enfin, celle qui demandait l'abandon du Brexit en cas de refus des Européens à accorder un report long a été largement rejetée (292 contre, 191 pour).

Un quatrième vote sur l'accord de sortie ?

Du côté du gouvernement britannique, "les membres du cabinet ont été convoqués [ce mardi 2 avril] entre 8 heures et 9 heures à Downing Street pour une réunion qui pourrait durer plus de cinq heures", relate Libération. "Tous les scénarios de sortie de crise seront envisagés, y compris l’idée d’organiser des élections anticipées".

Pour surmonter l'impasse, la Première ministre britannique Theresa May pourrait aussi remettre aux voix des députés, pour la quatrième fois, l'accord de sortie négocié avec Bruxelles. Le gouvernement britannique espère que l'imminence du no deal, craint par les députés, poussent ces derniers à accepter l'accord in extremis, le dos au mur.

Stephen Barclay, ministre en charge du Brexit, reste ainsi "persuadé que l'accord de Theresa May peut encore être soumis à un quatrième vote, pour éviter le pire", fait savoir Euronews.

Mais le gouvernement britannique aura-t-il la possibilité de mettre en œuvre cette stratégie ? "Encore faudra-t-il que la Première ministre parvienne à le faire inscrire à l'ordre du jour", rappelle Le Figaro. Car le président de la Chambre des communes John Bercow "a été très clair : on ne peut pas voter plusieurs fois sur le même texte. Il faut, pour organiser un nouveau vote, des 'changements substantiels'".

Le 29 mars dernier, afin de permettre un troisième vote au Parlement britannique, Theresa May n'avait ainsi soumis aux députés que l'accord de sortie, sans la déclaration politique qui l'accompagne. "Mais, pour un quatrième vote, quel changement substantiel pourra-t-elle obtenir ?", s'interroge Le Figaro.

"Un Brexit dur presque inévitable"

En tout état de cause, étant donné l'absence de majorité en faveur d'une quelconque solution ordonnée pour le Brexit à la Chambre des communes, un no deal le 12 avril reste le scénario le plus probable.

"Le Parlement britannique a encore une fois voté contre toutes les options. Un Brexit dur devient désormais presque inévitable", a ainsi déclaré sur Twitter après les votes du 1er avril, l'ancien Premier ministre belge Guy Verhofstadt, le chef des libéraux au Parlement européen et référent Brexit pour l'institution [RTBF avec Belga].

Quelle que soit la teneur des événements qui se dérouleront dans les jours qui viennent, "le Conseil européen devrait, de toute façon, se réunir le 10 avril en séance extraordinaire pour parer à toute éventualité", indique Le Point.

 

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