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[Revue de presse] Brexit : Européens et Britanniques préparent la suite

Revue de presse 28.01.2020

Le départ du Royaume-Uni de l'Union européenne le 31 janvier ne devrait plus être une surprise. En revanche, la période de transition qui débute le jour d'après aura une issue plus incertaine. Hésitant sur sa stratégie, le gouvernement britannique pourrait de nouveau se retrouver face à des Européens particulièrement soudés.

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a signé l'accord de sortie de l'UE vendredi 24 janvier - Crédits : Andrew Parsons / Flickr Number 10 CC BY-NC-ND 2.0

Le Premier ministre britannique Boris Johnson a signé l'accord de sortie de l'UE vendredi 24 janvier - Crédits : Andrew Parsons / Flickr Number 10 CC BY-NC-ND 2.0

"Tandis que le Parlement britannique approuvait l'accord de sortie (...) et se disputait à propos de (…) Big Ben, l'UE a affuté sa position pour la prochaine étape des négociations". C'est ainsi que The Guardian résume la situation actuelle. Sauf coup de théâtre, le Brexit devrait bien être effectif au 31 janvier 2020 à minuit (heure de Bruxelles). S'ouvrira alors la période de transition, prévue pour durer onze mois, pendant laquelle le Royaume-Uni et l'Union devront se mettre d'accord sur leur relation future.

Et une fois encore, les négociations s'annoncent tendues. "Si nous n’avons pas d’accord  [sur la relation future], ce ne sera pas la routine habituelle et le statu quo", prévient le négociateur européen sur le Brexit, Michel Barnier [Libération avec l'AFP]. "Nous devons affronter le risque d’être au bord du précipice, en particulier concernant le commerce", poursuit-il. En effet, si Londres et Bruxelles ne parviennent pas à un compromis d'ici au 31 décembre 2020, leurs relations économiques "seraient régies par les règles de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), bien moins avantageuses car elles fixent des droits de douane pour les marchandises", explique Libération.

Un Royaume-Uni hésitant

Certes, le Premier ministre britannique Boris Johnson a promis un "nouvel âge d’or" à ses compatriotes, depuis qu'il dispose d'une majorité absolue à la Chambre des communes [Le Monde]. Mais la stratégie de son gouvernement semble encore vague. Mi-janvier, le ministre des Finances Sajid Javid avait suscité l'inquiétude des milieux d'affaires en déclarant au Financial Times qu'il ne cherchait pas un "alignement" avec les normes de l'UE, rapporte Le Monde. Or, "ce serait économiquement et politiquement absurde d'autoriser le Royaume-Uni à avoir un accès sans quotas ni barrières douanières sans s'assurer qu'il ratifie les principaux standards européens", juge l'eurodéputé centriste Pascal Canfin cité par The Guardian. Sajid Javid "a depuis modéré son propos", relève toutefois Le Monde.

"Nous ne sommes pas tout à fait sûrs qu’il y ait une vraie stratégie à Downing Street", confie un diplomate européen au Monde. "On a l’impression qu’ils avancent au coup par coup, pragmatiques, en essayant de maintenir un difficile équilibre entre Washington et l’UE", ajoute une autre source diplomatique au journal. En effet, le gouvernement britannique entend bien mener ensemble les négociations pour un accord de libre-échange avec l'Union européenne mais également avec les Etats-Unis, selon Le Monde.

Il faut dire que, côté britannique, l'équipe de négociation avec l'UE a été profondément remaniée. Baptisée "Taskforce Europe" et comprenant 40 personnes, elle "sera dirigée par David Frost, ex-lobbyiste devenu diplomate", rapporte France Info. "Le ministère du Brexit, créé après le référendum de 2016 pour superviser la rupture avec l'UE, sera en revanche dissous" au 31 janvier [France Info].

Les Européens unis

De leur côté, les Etats membres de l'Union européenne privilégieraient l'unité. Ainsi, les nouveaux négociateurs britanniques devront très probablement faire face à Michel Barnier, qui devrait rester en place [France Info]. Un document du secrétariat du Conseil de l'UE, consulté par Politico, révèle également la volonté des Etats membres d'avoir "un seul canal de négociation" avec le Royaume-Uni, et pas de "négociations séparées".

Une position partagée par le Premier ministre irlandais Leo Varadkar. Ce dernier a ainsi estimé que l'UE abordait les négociations "dans une position très forte", rapporte Libération. "Nous sommes 27 pays, nous avons une population de 450 millions de personnes et le marché unique est la première économie mondiale", a-t-il ajouté.

 

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