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[Revue de presse] Brexit : Boris Johnson maintient la pression sur l'UE à la veille de nouvelles négociations

Revue de presse 07.09.2020

Un huitième round de négociations débute mardi 8 septembre sur l'avenir de la relation entre Européens et Britanniques. Le Premier ministre du Royaume-Uni déclare être prêt pour un "no deal".

Dans un entretien à la presse britannique, le Premier ministre Boris Johnson a déclaré être prêt pour un "no deal"

Dans un entretien à la presse britannique, le Premier ministre Boris Johnson a déclaré être prêt pour un "no deal" - Crédits : Conseil européen

"Les esprits s'échauffent à l'approche de la fin des négociations entre Londres et Bruxelles", indique le Figaro. Mardi, les équipes européenne et britannique vont se retrouver pour poursuivre des pourparlers qui "buttent notamment sur la pêche et les conditions de concurrence équitable" depuis de longs mois déjà. L'enjeu des discussions est de taille : "Faute d'accord avant le 31 décembre, les seules règles de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), avec leurs droits de douane élevés et leurs contrôles douaniers poussés, s'appliqueraient", rappelle en effet le quotidien.

Malgré l'échéance proche, "le gouvernement ne ressent […] pas de pression", affirme La Croix. La lassitude des Britanniques y serait pour beaucoup. "Le Brexit ? Mais c’est déjà réglé depuis longtemps ! On est sorti de l’Union européenne fin janvier. Là, le gouvernement ne négocie que des relations commerciales avec l’Europe", déclare une retraitée londonienne auprès du correspondant du journal.

Les Britanniques prêts pour un "no deal"

Le Premier ministre britannique, "qui répète que le Royaume-Uni ne transigera pas sur son indépendance, fait monter la pression avant la reprise des discussions mardi", indiquent Les Echos. "Il doit y avoir un accord avec nos amis européens d'ici au Conseil européen le 15 octobre pour qu'il entre en vigueur d'ici à la fin de l'année", poursuit Boris Johnson. Tandis que la marge de manœuvre se réduit pour les équipes de négociation, le chef du gouvernement assume le scénario d'un "no deal" : "un accord commercial avec l'UE comme celui de l'Australie [représenterait] une bonne issue pour le Royaume-Uni".

Le Premier ministre s'apprête par ailleurs à proposer un projet de loi qui, "clairement et consciemment, éliminerait le poids légal de certaines parties de l’accord de retrait", révèle le Financial Times. Ce texte aurait des répercussions "notamment dans le domaine des subventions de l’Etat et des douanes en Irlande du Nord", poursuit Libération. La BBC précise en effet que Boris Johnson remet en cause l'exception qui lui est accordée pour l'instant. L'Irlande du Nord, qui était censée "continuer à suivre certaines règles européennes après la fin de la période de transition", pourrait ne plus y être soumise. Un tel scénario, qui contreviendrait aux "principes fondamentaux" du droit international imposant le "respect des accords signés", paraît toutefois improbable, juge un diplomate cité par Politico. Sur la même longueur d'onde, le négociateur pour le Royaume-Uni David Frost a déclaré que son pays ne devait pas devenir "un Etat-vassal de l'Union européenne", rapporte RFI. Et en a profité pour envoyer une pique au précédent gouvernement : "Nous sommes arrivés après une équipe de négociation qui avait [cédé] [...], l'UE avait appris à ne pas prendre notre parole au sérieux".

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Les négociateurs remis en cause ?

"Face à l’enlisement des négociations, des discussions à haut niveau pourraient avoir lieu entre Bruxelles et Londres", écrit The Telegraph. Pour sortir de l'impasse actuelle, le journal britannique affirme que la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, s'apprêterait à "mettre à l'écart" Michel Barnier, le négociateur en chef pour l'Union européenne, ainsi que son homologue britannique. "La question du Brexit pourrait dès lors être au cœur du sommet européen prévu en octobre" commente L'Opinion.

Interrogé à ce sujet, l'intéressé a répondu au micro de France Inter ce lundi 7 septembre: "Ça fait 4 ans que je vis avec ces attaques des tabloïds [...], ces gens ne savent pas comment nous travaillons du côté de l'Europe, je ne suis pas un négociateur individuel, je négocie au nom des 27 gouvernements qui me font confiance [...] sous l'autorité d'Ursula von der Leyen".

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