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[Revue de presse] Biélorussie, Affaire Navalny : l'Union européenne s'accorde sur des sanctions

Revue de presse 13.10.2020

Lundi 12 octobre, les ministres des Affaires étrangères de l'Union européenne, réunis à Luxembourg, se sont entendus pour sanctionner le président Alexandre Loukachenko, accusé de réprimer les manifestations faisant suite à sa réélection contestée le 9 août dernier. Les 27 ont également décidé de durcir le ton face à la Russie après l'empoisonnement d'Alexeï Navalny.

Réunis lundi 12 octobre, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté de nouvelles sanctions contre la Biélorussie et la Russie

Réunis lundi 12 octobre, les ministres des Affaires étrangères de l’Union européenne ont adopté de nouvelles sanctions contre la Biélorussie et la Russie - Crédits : Conseil de l'UE

"Au lendemain d’une intervention policière – la plus violente des dernières semaines – à Minsk pour disperser les milliers de manifestants dénonçant la réélection en août d’Alexandre Loukachenko", les  ministres des Affaires étrangères des 27 Etats membres se sont penchés sur la situation en Biélorussie, indique Le Monde.  A l'ouverture de la réunion avec ses homologues, le chef de la diplomatie allemande, Heiko Maas a déclaré que "rien ne [s'était] amélioré au Bélarus. La violence du régime de Loukachenko et l’arrestation de manifestants pacifiques se poursuivent. J’ai suggéré que nous lancions un nouveau paquet de sanctions et que Loukachenko fasse partie des personnes sanctionnées", a-t-il annoncé [Ouest-France].

"Quarante responsables du régime - dont le ministre de l’Intérieur et son adjoint - avaient déjà été sanctionnés il y a dix jours, dans la foulée du dernier Conseil européen, en raison de leur implication dans la répression et le truquage de l’élection présidentielle du 9 août", rappelle Le Figaro. Les ministres ont décidé d'étendre la liste à d'autres responsables de la répression. Au premier rang desquels Alexandre Loukachenko lui-même. Si “le président biélorusse n’y figurait pas” au lendemain du sommet européen, c’était dans l’objectif de “le contraindre à accepter une médiation de l’Organisation pour la sécurité et la coopération en Europe et à engager des discussions avec l’opposition pour organiser une nouvelle élection”, précise Le Monde.

Cependant, l'Union européenne n'a constaté "aucune volonté de la part des autorités [biélorusses] de s'engager dans la moindre forme de discussions", a déclaré Josep Borrell, le chef de la diplomatie européenne, lors de la réunion [Les Echos]. Approuvé à l'unanimité, le texte de la décision détaille les sanctions requises à l'encontre des "responsables de la fraude à l’élection présidentielle et de la violente répression contre des manifestations pacifiques", à savoir "une interdiction de voyager et un gel des avoirs", rapporte Le Temps.

Réactions européennes dans l'affaire Navalny

"Quoi qu’il en soit, les Européens ont fait preuve cette fois de rapidité. De même pour ce qui est des nouvelles sanctions russes", commente Le Figaro. À la suite de l'empoisonnement de l'opposant Alexeï Navalny, les ministres se sont également entendus sur des mesures de rétorsion. Ils ont souhaité "hausser le ton, mais sans perdre de vue l'importance stratégique de la relation avec Moscou", expliquent quant à eux Les Echos. Les discussions avec le Kremlin sur les grands enjeux diplomatiques "ne vont pas s'arrêter du fait des sanctions liées à l'affaire Navalny", a ajouté Josep Borrell [Les Echos].

 La semaine dernière, l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques (OIAC) avait en effet confirmé l’empoisonnement de l’opposant russe “par un agent neurotoxique du groupe Novitchok, une substance conçue par des spécialistes soviétiques à des fins militaires” [Le Figaro]. Ainsi, les ministres français et allemand "ont proposé à leurs partenaires d'accepter d'inscrire plusieurs personnes et une entreprise russe", où est notamment fabriquée la dite substance, "sur la liste européenne des sanctions créées pour l'utilisation d'armes chimiques", poursuit le journal.

Selon Le Temps, cette liste "compte déjà 8 noms et un centre de recherche en Syrie". Les nouvelles entités  ajoutées feraient dès lors face à "une interdiction de visa et [au] gel des avoirs dans l’UE, ainsi qu'[à] l’interdiction de bénéficier de financements européens". Selon deux diplomates européens, l'ensemble des ministres seraient "largement favorables" à de telles dispositions, rapporte Euractiv. "L’accord politique doit être juridiquement mis en œuvre 'dès que possible', mais avant le sommet européen de décembre", poursuit le média.

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