Derniers articles publiés

[Revue de presse] Asile et migrations : Ursula von der Leyen veut mettre fin au système de Dublin

Revue de presse 17.09.2020

Mercredi 16 septembre, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé à Bruxelles les priorités de l'exécutif pour l'année à venir. La réforme du droit d'asile a retenu l'attention de la presse, une semaine avant la publication d'une proposition très attendue en la matière.

A l'occasion de son discours de politique générale sur l'état de l'Union européenne prononcé à Bruxelles mercredi 16 septembre, la cheffe de l'exécutif européen a notamment annoncé vouloir abolir le règlement de Dublin

A l'occasion de son discours de politique générale sur l'état de l'Union européenne prononcé à Bruxelles mercredi 16 septembre, la cheffe de l'exécutif européen a notamment annoncé vouloir abolir le règlement de Dublin - Crédits : Etienne Ansotte / Commission européenne

Pour son premier discours sur l'état de l'Union, Ursula von der Leyen a fait dans l'exhaustivité. La cheffe de l'exécutif européen a listé devant les parlementaires réunis à Bruxelles les priorités de son collège pour l'année à venir. Salaire minimum, Europe de la santé, réévaluation des objectifs de réduction des émissions de CO2, Brexit, politique étrangère… les sujets n'ont pas manqué, tout comme "les appels à l'action" des Etats membres, résume Politico.

Discours sur l'état de l'Union : face à la crise, Ursula von der Leyen redouble d'ambition

Mais ce sont les annonces en matière de droit d'asile qui ont retenu l'attention de la presse française et européenne. "Une semaine avant que la Commission européenne présente sa proposition de réforme de la politique de l’asile et de la migration le 23 septembre, sa présidente, Ursula von der Leyen a plaidé en faveur d’un 'système européen de gouvernance de la migration'", relève La Croix. "Très attendue et plusieurs fois repoussée" [Libération], cette initiative viendrait "abolir le règlement de Dublin", au sujet duquel "toutes les tentatives de réforme ont échoué", poursuit le média.

Calendrier accéléré

"La présidente de la Commission européenne a fait de ce projet une priorité, alors que les relations entre certains pays européens à propos de la question migratoire restent tendues", analyse RFI. "La question du "manque de solidarité entre pays européens" est revenue au cœur de l'actualité avec "l'incendie du camp de Moria, sur l'île grecque de Lesbos", rappelle Libération. "Surfant sur l’émoi suscité par le récent incendie du camp pour migrants (…), l’exécutif européen avance ses pions [pour] exploiter au mieux les capacités des pays membres à intégrer ces populations nouvelles", analyse de son côté Le Figaro. Qui ne manque pas de s'alarmer sur les conséquences d'un tel projet : "Si la stratégie d’éloignement des indésirables reste inefficace, ce énième plan bruxellois risque surtout d’alimenter un nouvel appel d’air quand les populations pourront à nouveau circuler sur le globe".

[Revue de presse] Réfugiés : l’incendie du camp de Moria relance la question de la politique migratoire en Europe

Ursula von der Leyen a donné "peu de détails" sur son projet de réforme du système d'asile. Elle a néanmoins insisté sur le fait qu’un "système de 'solidarité obligatoire' [devait] être établi", exigeant "la participation de tous les États", relève le Süddeutsche Zeitung. "Il y aura des structures communes pour l'asile et le retour. Et il y aura un nouveau mécanisme fort de solidarité", a-t-elle affirmé [Libération]. "Si nous faisons un pas en avant, j'attends de tous les États membres qu'ils fassent de même. L'immigration est un défi européen et toute l'Europe doit prendre sa part", a-t-elle lancé à l'attention de certains pays d'Europe de l'Est qui refusent d'accueillir des migrants sur leur territoire [Politico].

"Service minimum"

Le règlement de Dublin, qui régit la question de l'accueil des réfugiés en confiant "la responsabilité du traitement des demandes d’asile au pays de première entrée des migrants dans l’UE", représente "un boulet pour la Grèce, l’Italie, Malte ou l’Espagne et un bon moyen de se défausser pour tous les autres", rappelle Ouest-France. Or "les images du camp de Moria nous rappellent douloureusement que l’Europe doit agir dans l’unité", a plaidé la dirigeante [Euronews]. Pour le moment, les Européens ont assuré un "service minimum", déplore Ouest-France : seuls "une dizaine de pays de l’UE ont accepté, sur l’insistance de l’Allemagne […], d’accueillir 400 mineurs non accompagnés", rescapés de l'incendie du camp de réfugiés.

 

Les autres sujets du jour

Brexit

Commission européenne

Diplomatie

Droits fondamentaux

Abonnez-vous gratuitement aux newsletters de Touteleurope.eu !